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vendredi 30 septembre 2011

Wall Street clôture sur une note hésitante.



(source: le figaro) Dans une séance très volatile, les marchés financiers américains n'ont pas trouvé de direction claire, malgré le vote allemand en faveur de l'élargissement du fonds européen de stabilité.

Après avoir lourdement chuté ce mercredi, le Dow Jones clôturant à -1,52% à 11.010,90 points, Wall Street a achevé sans direction claire une séance très volatile ce jeudi. Le Dow Jones a gagné 1,30% à 11.153,98 points et le S&P 500 a pris 0,81% à 1160,40 points. En revanche, le Nasdaq a perdu 0,76% à 2480,76 points.
Les investisseurs américains n'ont donc pas accueilli si favorablement que celal'approbation ce jeudi midi du parlement allemand d'élargir le fonds de secours de la zone euro (FESF).

États-Unis : taux de croissance du PIB revu en hausse

Sur le front macroéconomique, le taux de croissance du PIB des États-Unis a été revu officiellement en hausse jeudi, un peu plus que le pensaient les analystes. Au deuxième trimestre, le produit intérieur brut américain a progressé de 1,3% en rythme annualisé par rapport aux trois mois précédents, a indiqué le département du Commerce, revoyant ainsi en hausse de 0,3 point son estimation de la croissance publiée fin août.
En données corrigées des variations saisonnières, les nouvelles inscriptions au chômage aux États-Unis s'élèvent à 391.000, dans la semaine du 18 au 24 septembre, contre 428.000 la semaine précédente.

Côté immobilier, les promesses de vente de logements anciens ont reculé en août de 1,2% à 88,6, son plus bas niveau depuis avril. Les économistes interrogés par Reuters attendaient un repli plus marqué, à -1,8%.
Sur le marché des changes, l'euro s'affiche en hausse à 1,3593 dollar (+0,50%). Le baril de «light sweet crude» pour livraison en novembre a gagné 93 cents à 82,14 dollars sur le New York Mercantile Exchange où il avait ouvert en hausse de plus de deux dollars.

Valeurs à suivre :

• Lyondellbasell (-4,03% à 26,65 dollars)
Les salariés français de ce spécialiste américain de la pétrochimie ont voté jeudi la reconduite pour 24 heures de leur grève avec blocage sur l'ensemble des unités du groupe à Berre (Bouches-du-Rhône), en raison du projet de fermeture de la raffinerie. Réunis à la mi-journée en assemblée générale, ils ont voté la reconduite du mouvement à une large majorité.
• Advanced Micro Devices (-13,66% à 5,31 dollars)

Le fabricant américain de microprocesseurs a indiqué mercredi qu'il abaissait ses prévisions de chiffre d'affaires et de marge brute pour le troisième trimestre, notamment en raison de problèmes de production dans une usine en Allemagne. Le groupe prévoit désormais que ses recettes pour le trimestre se terminant le 1er octobre augmenteront de 4 à 6% par rapport au deuxième trimestre contre une précédente prévision de 8 à 12%.
• Amazon (-3,16% à 222,44 dollars)
Le groupe internet Amazon a présenté mercredi sa première tablette multimédia, le Kindle Fire, vendue moitié moins cher que le leader du marché, l'iPad d'Apple, dont il s'annonce comme un concurrent crédible. Vendu 199 dollars (contre au moins 499 dollars pour un iPad) à compter du 15 novembre, exclusivement aux Etats-Unis dans un premier temps, le Kindle Fire s'inscrit dans la gamme des liseuses Kindle qu'Amazon décline depuis quatre ans.
• Hewlett-Packard (+2,54% à 23,78 dollars)
Le groupe informatique américain a fait appel aux services de la banque d'affaires Goldman Sachs pour l'aider à se défendre contre une éventuelle offre hostile, a rapporté mercredi le Wall Street Journal. Fragilisé par la chute du cours de son action et les récents bouleversement à sa tête, le groupe craint qu'un ou des actionnaires tentent de prendre le contrôle, ajoute le quotidien des affaires, citant des sources proches du dossier.
• Nokia (+3,96 à 5,77 dollars)
Le numéro un mondial des téléphones mobiles a annoncé jeudi qu'il prévoit de supprimer 3.500 emplois en Roumanie, en Allemagne et aux Etats-Unis d'ici la fin de l'année prochaine. «Nokia prévoit de fermer ses activités à Cluj, en Roumanie, d'ici la fin 2011 (...) et prévoit de fermer (ses implantations et activités commerciales) à Bonn, en Allemagne et à Malvern, aux Etats-Unis», d'ici la fin de l'année prochaine, a annoncé le groupe dans un communiqué.
• Ford (+0,70% à 10 dollars)
Le constructeur automobile compte embaucher 7000 personnes d'ici à deux ans aux Etats-Unis, jugeant que l'économie américaine n'essuiera pas de récession.
• General Motors (+1,71% à 20,76 dollars)
Le groupe a dit jeudi que le nouveau contrat de travail de quatre ans conclu avec le syndicat United Auto Workers (UAW) n'aurait qu'un impact financier «minime».

- Doura Diallo -

mercredi 28 septembre 2011

Rassurés sur la Grèce, les marchés rebondissent.


(source: figaro) Le CAC 40 a gagné 5,74 %, à 3023,38 points, toujours porté par les espoirs de solutions politiques pour enrayer la crise de la dette en zone euro. Les valeurs bancaires s'envolent.

Depuis le début de la semaine, les investisseurs en Europe comme aux États-Unis, se laissent gagner par un vent d'optimisme sur l'issue de la crise des dettes souveraines. Le CAC 40 a bondit de 5,74 % ce mardi pour finir la séance à 3023,38 points, alignant ainsi une troisième séance de rebond d'affilée. Autre signe encourageant les volumes de transaction se redressent. Hier plus de 4 milliards d'euros ont changé de mains sur les grandes valeurs de la cote parisienne.
Les autres grandes places européennes ont grimpé à l'unisson. Le Dax de la Bourse de Francfort a gagné 5,29 % et le Footsie londonien 4,02 %. Et du coté des indices paneuropéens, l'Eurostoxx 50 a grimpé de 5,06 %. «Les angoisses sur la Grèce, qui étaient largement exagérées, se sont enfin un peu apaisées », expliquaient un opérateur. A Wall Street où les investisseurs surveillent avec la plus grande attention les développements de la rise des financement publiques en Europe, le soulagement était également de mise. En séance le Dow Jones avançait de 2,27 % et le Nasdaq de 2,18 %.

«Les investisseurs ont décidé de donner du crédit aux responsables politiques européens et internationaux dans leur volonté de trouver les moyens de régler la crise des dettes souveraines », expliquaient les économistes du courtier Aurel BGC. Il y a «de grands espoirs que l'on soit engagé sur le bon chemin vers la résolution de la crise de la dette en Europe», acquiesçaient les analystes de LBBW à Francfort. D'autres analystes se veulent toutefois prudents, à l'instar des stratégistes du Crédit Mutuel-CIC qui estiment que l'embellie risque de ne pas durer et que les rumeurs qui agitent les marchés sont certainement encore «exagérées». Pour eux, l'hypothèse de l'élargissement des moyens du fonds de soutien européen aux pays en difficultés (FESF), qui propulse les titres des banques depuis plusieurs jours, «ne règle pas les problèmes structurels en Europe».
Selon le porte-parole du commissaire européen aux Affaires économiques Olli Rehn, l'Europe songe à renforcer les moyens d'action du fonds de soutien européen aux pays en difficultés (FESF). Des rumeurs de presse ont également fait état d'un projet de quadruplement de la capacité de prêt du fonds à 2000 milliards d'euros. De son côté, un responsable de la BCE, l'Autrichien Ewald Nowotny, n'a pas exclu des baisses de taux directeurs dans la zone euro. Mais aussitôt, le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble a assuré que les Européens n'avaient «pas l'intention de renflouer» le FESF et a qualifié cette hypothèse de totalement « stupide ».
Absentes depuis plusieurs semaines, les bonnes nouvelles ont afflué hier en provenance d'Europe comme des États-Unis.

Sur le Vieux continent, tout d'abord. Jean-Claude Juncker, le chef de file des ministres des Finances de la zone euro a confirmé le retour de la troïka-rassemblant l'Union européenne, la BCE et le FMI-principaux bailleurs de fonds de la Grèce, d'ici jeudi à Athènes, ce qui pourrait permettre le déblocage d'une nouvelle tranche d'aide de 8 milliards d'euros, vitale pour le pays. Dans le même temps la grogne monte et Athènes est de nouveau paralysée ce mardi par une vague de grève dans les transports.
Bonne nouvelle également aux Etats-Unis, dans le secteur toujours sous haute surveillance de l'immobilier. Les prix des logements dans les vingt plus grandes villes américaines se sont stabilisés en juillet, selon l'enquête Case-Shiller.
A Paris, les valeurs bancaires, en première ligne depuis le début de la crise des dettes souveraines, se sont littéralement envolées avec l'espoir d'un déblocage de la situation en Grèce.
Société Générale, a connu une fin de séance spectaculaire, bondissant de près de 17 %. De son côté, BNP Paribas s'est adjugé 14,15 % et Crédit agricole a grimpé de 13,10 %.

Le pétrole ouvre en hausse à New York

L'euro fléchissait ce mardi sous le seuil de 1,35 dollar. En séance, l'euro s'échangeait à 1,3496 dollar, contre 1,3523 dollar lundi soir. Il était tombé lundi en séance jusqu'à 1,3363 dollar, son plus bas niveau depuis la mi-janvier, avant de se ressaisir.
Du côté des matières premières, l'or s'est légèrement repris ce matin à 1640 dollars l'once après avoir dégringolé au cours des trois dernières séances. Le pétrole évoluait en forte hausse mardi à l'ouverture à New York, porté par un regain d'optimisme pour la détermination des Européens à résoudre la crise de la dette en zone euro. Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de « light sweet crude » pour livraison en novembre s'échangeait à 82,64 dollars, en hausse de 2,40 dollars par rapport à la clôture lundi soir.

- Doura Diallo -

mardi 27 septembre 2011

Le rebond se poursuit à la Bourse de Paris.

Un trader d'Aurel BGC à Paris



(source: figaro) Après avoir ouvert en nette baisse le CAC 40 a changé son fusil d'épaule dans la matinée. Porté par le secteur bancaire il a avancé de 1,75 % à 2859,34 points.

Séance en deux temps lundi à la Bourse de Paris. Le CAC 40 qui avait débuté la journée en nette baisse, toujours miné par la crise des finances publiques en Europe et par le ralentissement de la croissance mondiale a fait volte face dans la matinée, emporté par les valeurs bancaires.
Au finish le CAC 40 s'est adjugé 1,75 % à 2859,34points . Les autres grandes places Européennes ont grimpé à l'unisson. A Francfort le Dax a gagné 2,87 %, Milan a grimpé de 3,32 % . Londres, a avancé plus modestement de 0,45 % à la clôture.
Wall Street qui a achevé vendredi dernier sa pire semaine en trois ans, retrouvaient également de quelques couleurs. En séance le Dow Jones grignotait 0,26% et le Nasdaq lâchait 1,24%.
Pour les spécialistes d'Aurel BGC, « bon nombre d'opérateurs notamment américains espèrent des avancées réelles dès cette semaine dans l'épineux dossier grec » qui empoisonnent les marchés depuis de long mois et reviennent sur les actions. « Ils pensent que les pressions exercées ces derniers jours sur les Européens par le président Barack Obama et par le secrétaire américain au Trésor Tim Geithner vont pousser la Banque centrale européenne et les responsables politiques du vieux continent à agir plus franchement et plus rapidement pour réduire le risque grec ».

Élargissement du fonds de soutient européen

La semaine qui s'ouvre promet d'être cruciale pour l'avenir de la Grèce et au-delà pour celui de l'ensemble de l'Union monétaire européenne, avec le retour de la troïka des créanciers réunissant le FMI, l'Union européenne et la Banque centrale européenne en Grèce puis le vote prévu en principe jeudi, du Parlement allemand sur l'élargissement du Fonds de soutien européen.
Première avancée en vue, le fonds de soutien européen (FESF), créé au printemps 2010 pour aider les pays de la zone euro en difficulté et dont l'enveloppe a déjà été gonflée en juillet dernier, pourrait être doté d'instruments supplémentaires, a déclaré dimanche le commissaire européen Olli Rehn.
L'Autrichien Ewald Nowotny, membre du conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE), a évoqué des baisses de taux directeurs dans la zone euro, engluée dans la crise de la dette et dont les perspectives économiques se sont assombries
Mais pour permettre aux marchés de rebondir durablement « il faudra des engagements forts des politiques en terme de solidarité et de construction européenne », souligne de son coté Franklin Pichard, directeur de Barclays Bourse.
« Il faudra aussi passer par la case opération vérité concernant les pertes des acteurs privées sur les obligations grecques », ajoute-t-il. Toutefois « on est arrivé au point où même un défaut de la Grèce, à supposer que le choc soit absorbé par le marché, n'apaisera pas les inquiétudes sur une contagion de la crise aux autres États périphériques de la zone euro ; il faut une solution globale, pas seulement pour la Grèce », estimaient de leur coté les spécialistes de SchneiderFX.
A Paris, les rumeurs persistante sur de recapitalisation de certaines banques continuaient à animer les échanges. Et ceci en dépit de plusieurs démentis dont celui la ministre du Budget, Valérie Pécresse.

Sur le marché des changes, bon baromètre de la confiance des investisseurs dans la capacité des pays de la zone euro à s'extraire de cette crise, a repris de la hauteur. En fin de séance, il repassait le cap des 1,35 dollar à 1,3505 dollar.

- Doura Diallo -

lundi 26 septembre 2011

Les banques françaises sous étroite surveillance.


(source: Figaro) La recapitalisation publique du secteur n'est pas à l'ordre du jour. Mais la Banque de France exige un renforcement massif de ses fonds propres. 

Combien de temps les banques françaises pourront-elles résister aux attaques dont elles sont la cible sur les marchés ? BNP Paribas, Société générale et Crédit agricole sont dans l'œil du cyclone : leurs actions ont perdu entre 50 % et 55 % de leur valeur en trois mois ! Cette défiance, plus violente qu'à l'encontre de beaucoup de leurs concurrentes européennes, a deux explications principales. D'une part, les banques françaises sont exposées aux pays fragilisés de l'Europe périphérique (Grèce, Espagne, Italie…) dont elles détiennent un stock important de dettes d'État et où elles possèdent souvent des filiales. D'autre part, leur modèle dit «universel» les rend plus dépendantes que la moyenne du financement par les marchés. Or, le financement est devenu, sinon rare, du moins très cher.
Dans ce contexte à très haute tension, une parade pourrait être un plan de bataille calqué sur celui 2008. Les rumeurs courent depuis des semaines sur une recapitalisation par l'État de toutes les banques françaisesLe Journal du dimanche évoquait dimanche une injection de 10 ou 15 milliards d'euros. À sa descente d'avion en provenance de Washington, le ministre de l'Économie, Français Baroin, furieux, y opposait «le démenti le plus catégorique». Même réaction à l'Élysée et à la Banque de France. Une telle opération serait «inutile, voire contre-productive», estime une source proche du dossier. Pour l'heure, de toute façon, «les banques n'en veulent pas, elles ne sont pas dans une logique de solidarité mais préfèrent jouer leur propre carte». Le «cas particulier» du franco-belge Dexia, selon les mots du gouverneur de la Banque de France, fait l'objet de réflexions spécifiques. Entamée fin 2008, sa restructuration pourrait passer par une alliance avec la Caisse des dépôts et La Banque postale dans le domaine du financement des collectivités locales (nos éditions du 23 septembre), mais sans démantèlement, ni modification de l'actionnariat, affirme Dexia.

Tenir et s'adapter 

Plutôt qu'une recapitalisation, les établissements comme les autorités préfèrent donc dérouler un plan de bataille : tenir, et s'adapter. Vendredi, sur Bloomberg TV, le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, a redit sa confiance dans la solidité des établissements français. Il a cependant relevé ses exigences : toutes les banques françaises devront respecter, dès le 1er janvier 2013, les nouvelles règles prudentielles baptisées «Bâle 3», c'est-à-dire avec six ans d'avance sur le calendrier initial. L'effort demandé est considérable. Toutes choses égales par ailleurs, le passage à Bâle 3 signifie pour un établissement financier qu'il devrait, environ, quadrupler ses capitaux propres. Dans les faits, les banques réduiront le volume et le niveau de risques de leurs actifs ainsi que de leurs métiers, de façon à ce que l'effort de capitalisation soit moindre. Les mises en réserve de bénéfices et le paiement des dividendes en actions doivent permettre d'atteindre le niveau exigé. Depuis trois ans, le secteur, en France, a ainsi déjà accumulé 50 milliards d'euros de fonds propres supplémentaires. La ligne de défense érigée par la Banque centrale européenne, dont les guichets de liquidités sont grand ouverts aux banques de la zone euro, est aussi un élément déterminant du dispositif.
«Cela dit, nous ne sommes pas fous» , reconnaît une source proche du dossier. Les possibilités de dérapage sont multiples, à commencer par celle qui verrait la Grèce faire faillite. Mieux vaut donc être paré à toute éventualité et disposer d'un plan B actionnable à tout moment, idéalement dans un cadre européen. Les outils qui avaient été utilisés par l'État en 2008 pour recapitaliser les banques et garantir leurs emprunts n'ont jamais été démantelés : ils peuvent reprendre du service à tout moment.

- Doura Diallo -

dimanche 25 septembre 2011

Les fonds américains fuient les banques européennes.


(source:le figaro.fr) Selon Fitch Ratings, ils ont réduit leur exposition aux établissements européens en retirant 27% de leurs placements ces trois derniers mois.

La crise de confiance du secteur bancaire européen ne risque pas de s'arranger. Alors que l'Europe tente de convaincre le monde de la solidité de ses établissements bancaires dans la crise actuelle, les grands fonds monétaires américains préfèrent quitter le navire. Selon une étude publiée vendredi par l'agence de notation Fitch Ratings, les dix plus grands fonds outre-Atlantique ont réduit massivement leur exposition aux banques européennes. Ils ont ainsi taillé leurs placements en dollar en titres bancaires européens de 8% au mois d'août, après une baisse de 9% en juillet. Depuis fin mai, leur exposition a été rabotée de 27%.
Aujourd'hui, les titres bancaires européens détenus par ces dix fonds américains représentent 676 milliards de dollars, soit 42,1% de leur portefeuille global. Ces placements pesaient encore 47,2% fin juillet. «La réduction de l'exposition aux principales banques européennes est largement compensée par la hausse des investissements dans des établissements financiers en Australie, au Canada, au Japon et en Scandinavie», explique Robert Grossman, un responsable de Fitch Ratings.
Certains pays d'Europe sont plus touchés que d'autres par la fuite des investissements américains.
Certains pays d'Europe sont plus touchés que d'autres. La France, par exemple, ne représente plus que 11,2% du portefeuille de ces grands fonds. Ces derniers ont réduit de 34% leur exposition aux banques françaises depuis fin mai, et de 19% sur le seul mois d'août. L'Allemagne (-36% depuis fin mai) et le Royaume-Uni (-22%) ont également perdu leurs faveurs. Voilà qui risque d'assombrir encore davantage l'horizon du secteur bancaire européen. Alors que les fonds monétaires («money market funds» ou MMF) sont considérés aux États-Unis comme des investissements très sécurisés, la fuite de ces placements n'est pas un bon signal pour les Européens, qui font tout pour désamorcer la tension que génère la crise de la dette dans le milieu bancaire.

Défiance des entreprises

Dans un entretien au Figaro cette semaine, Frédéric Oudéa, PDG de la Société générale et président de la Fédération bancaire française (FBF), a souligné la nécessité de «casser la spirale de la peur». «Les stress tests qui avaient été menés avant l'été ont démontré qu'un nombre restreint de petits établissements avait un besoin immédiat de capitaux supplémentaires. Ce n'est pas le cas de la majorité des banques européennes, ni des banques françaises en particulier», a-t-il rappelé.
Ces appels à la raison sonnent dans le vide. Les investisseurs ne sont pas les seuls à se méfier des banques européennes. Une nouvelle étape a d'ailleurs été franchie en France. Depuis le début de la semaine, des bruits ont couru sur la volonté decertains groupes, comme Siemens ou Meetic, de limiter leurs expositions aux financiers hexagonaux.
- Doura Diallo-
Certains pays d'Europe sont plus touchés que d'autres. La France, par exemple, ne représente plus que 11,2% du p

samedi 24 septembre 2011

Le pétrole finit sous les 80$ .


(source: le figaro ) Les prix du pétrole ont poursuivi leur dégringolade vendredi à New York, incapables de rebondir après l'effondrement de la veille alors que les marchés angoissentde plus en plus face au risque de retour de la récession aux Etats-Unis et en Europe. Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" pour livraison en novembre a terminé à 79,85 dollars, en baisse de 66 cents par rapport à la veille.

Les cours, qui avaient déjà chuté de plus de cinq dollars jeudi, sont tombés vendredi, dans les échanges électroniques précédant la séance, 77,55 dollars, leur plus bas niveau depuis plus d'un mois. Ils ont réduit leurs pertes au cours de la journée. "On a observé quelques tentatives de rebond mais à chaque fois que les cours sont passés en territoire positif, les ventes ont repris. Ce sont vraiment l'incertitude, la nervosité et les trépidations du marché qui coupent tout élan", a commenté Matt Smith, de Summit Energy. "L'impression générale, c'est qu'après la chute (de jeudi), rien n'a été résolu, on n'a rien appris de nouveau (ce vendredi) et donc personne ne veut procéder à des achats avant le week-end, vu les incertitudes", a-t-il ajouté.

Les investisseurs continuent de s'inquiéter de voir la zone euro s'enfoncer dans la crise de la dette, et du ralentissement économique aux Etats-Unis, le premier pays consommateur d'or noir, où la banque centrale a souligné mercredi les risques qui menacent la reprise. Les ministres des Finances et banquiers centraux des principaux pays riches et émergents du G20, réunis à Washington, se sont engagés à "apporter une réponse internationale forte et coordonnée" à la crise.

Un membre du conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne, Ewald Nowotny, a par ailleurs suggéré que l'institution "pourrait réintroduire des opérations de refinancement à un an pour les banques", selon des informations de presse, ce qui a permis aux Bourses européennes de rebondir. Mais le marché pétrolier "ne montre pas beaucoup de confiance", a estimé Phil Flynn, de PFG Best. "Ce n'est pas comme s'il y avait des mauvaises nouvelles: le marché continue de broyer du noir face aux mauvaises nouvelles qu'on connaissait déjà. Les échanges sont dictés par la peur, pas par la logique", a-t-il ajouté.


- Doura Diallo -

Nerveuse, la Bourse de Paris rebondit timidement.


Après la dégringolade de jeudi, le CAC 40 a regagné 1,02 % à 2810,11 points. Les promesses du G20 n'ont pas réellement réussi à apaiser les craintes du marché sur une éventuelle récession de l'économie. sur la semaine, le CAC a perdu plus de 7%.

La tension était encore palpable ce vendredi sur les marchés financiers. La crainte d'une rechute de l'économie mondiale continue de peser sur le moral des investisseurs. Après la débâcle de jeudi, le CAC 40 a tenté un timide rebond à l'ouverture. Il a ensuite tergiversé pendant pratiquement toute la séancepour finalement terminer sur une hausse de 1,02 % à 2810,11 points
En cinq jours, l'indice de la Bourse de Paris a lâché 7,3 % et, depuis le début de l'année, il affiche désormais une perte de plus de 26 %.
L'ambiance était également fébrile sur les autres grandes places européennes, qui ont broyé du noir pendant pratiquement toute la journée. Londres a finalement gagné 0,50 %, et Francfort, 0,63 %. Wall Street tentait également de retrouver ses esprits.
Tout au long de la semaine, les marchés se sont inquiétés de l'incapacité des responsables politiques et monétaires à les rassurer.
Les ministres des Finances et banquiers centraux des pays du G20, réunis depuis jeudi à Washington, se sont engagés à «apporter une réponse internationale forte et coordonnée» à la crise. De leur coté, les grandes Banques centrales de la planète se sont engagées à continuer «à soutenir la reprise» et ont promis de faire en sorte que les «banques disposent d'un capital adéquat». En vain. Plongés dans le doute, les investisseurs se délestent de actifs risqués.
Jean-Pierre Jouyet, le président de l'Autorité des marchés financiers, le gendarme de la Bourse de Paris a reconnu que la situation demeure «très préoccupante» et s'est inquiété d'un «risque de crise systémique» capable de faire plonger toute la planète finance dans le chaos.
Les banques ont d'ailleurs encore connu une séance sous haute tension. Elles sont finalement reparties à la hausse après des propos d'un membre du conseil des gouverneurs de la BCE, selon lequel l'institution «pourrait réintroduire des opérations de refinancement à un an pour les banques», selon Patrick Jacq, économiste chez BNP Paribas. Société générale a ainsi grimpé de 8,76 % BNP Paribas de 9,78 % et Crédit agricole de 4,78 %. Sur l'ensemble de la semaine, les titres des grandes banques françaises accusent toutefois des pertes de plus de 10 %. La plus lourde chute du CAC 40 sur ces cinq derniers jours de Bourse revient toutefois à Vallourec, valeur cyclique par excellence qui affiche une perte de 17,5 % sur la semaine. Aucune valeur du CAC 40 ne termine la semaine dans le vert. Au sein du SBF 120 JCDecaux grimpe de plus de 10 % sur la semaine. Le titre est apprécié par les analystes pour la solidité de ses perspectives et la récurrence de ses résultats.

- Doura Diallo -

vendredi 23 septembre 2011

Nouvelle journée noire à la Bourse de Paris.


(source: le figaro): Le CAC 40 clôture ce jeudi sur une baisse de 5,25% à 2781,68 points, encore plombé par le secteur bancaire. Les investisseurs sont de plus en plus inquiets des signaux de ralentissement économique mondial.

La journée de jeudi s'achève sur une nouvelle dégringolade des marchés parisiens. Le CAC 40, qui a immédiatement débuté la journée sur une forte baisse, a cassé en séance le seuil psychologique des 2800 points. Il clôture sur une chute de 5,25% à 2781,68 points. Les autres Bourses européennes suivent le mouvement : Londres dévisse de 4,67%, Francfort de 4,96%, Zurich de 3,41% et Milan de 4,52%.
Dans le sillage de Wall Street, qui s'affichait aussi en forte baisse à la clôture des marchés européens, et des Bourses asiatiques, les investisseurs réagissent très mal au discours de la Fed qui dresse un bilan très pessimiste de l'activité économique américaine. À cela s'ajoute des signaux très inquiétants sur l'activité en Europe et en Chine
Le Dow Jones finit sur une perte de 3,51% à 10.733,83 points, le Nasdaq perd 3,25% à 2455,67 points et le S&P abandonne 3,19% à 1129,56 points.
Dans ce contexte, les secteurs liés à l'état de santé de l'économie mondiale ont été pénalisés. Accor et Vallourec figurent parmi les plus fortes baisses du CAC 40 avec des reculs respectifs de 8,20% à 20,03 euros et 7,99% à 48,14 euros. Le luxe, qui avait moins souffert que d'autres secteurs lors des précédentes tempêtes boursières, est rattrapé par le pessimisme ambiant. LVMH abandonne 6,10% à 106,90 euros et PPR perd 6,39% à 106,25 euros.

Le secteur aéronautique sous pression

De leurs côtés, les banques étaient encore malmenées. Le débat se poursuit sur la recapitalisation des établissements. Le commissaire européen aux Services financiers, Michel Barnier, a estimé que 25 d'entre eux devront être recapitaliséesSociété Générale dégringole de 9,57% à 15,30 euros, Crédit Agricole de 9,49% à 4,22 euros et BNP Paribas de 5,70% à 23,06 euros.
Pour cette dernière, Baudouin Prot, le directeur général, a vigoureusement démenti que sa banque cherchait des investisseurs pour une augmentation de capital, comme l'affirmait le Financial Times. Il a aussi prévenu que le financement du secteur aéronautique allait souffrir du nouveau cadre réglementaire de Bâle III. EADS a mal réagi: le titre chute de 7,91% à 20,89 euros.

- Doura Diallo -

mercredi 21 septembre 2011

Les Bourses résistent à la dégradation de l'Italie


(source:le figaro) Le CAC 40 a gagné 1,50 % à 2 984 points malgré le repli des valeurs bancaires. Les marchés ont été soutenus par des espoirs de nouvelles mesures de soutien de la banque centrale américaine (Fed) et d'avancées sur le dossier grec.

La Bourse de Paris est parvenue à rebondir malgré la dégradation de la note de l'Italie par Standard &Poor's et le repli des valeurs bancaires. Le CAC 40 a gagné 1,50 % pour finir la séance à 2 984,05 points. Les marchés financiers avaient déjà visiblement intégré le déclassement de l'Italie. Ils ont préféré voir le verre à moitié plein et miser sur l'adoption de nouvelles mesures de soutien de la banque centrale américaine (Fed) mercredi soir et de réelles avancées dans le dossier grec. La prudence reste toutefois de mise comme en témoignent le faible volume d'échanges. Moins de 2,7 milliards d'euros ont changé de mains sur les grandes valeurs de la cote parisienne.
Après avoir tergiversé pendant pratiquement toute la séance, les autres grandes places européennes ont également opté pour le vert dans la toute dernière ligne droite. Francfort a avancé de 2,88 %, Londres de 1,98 % et Milan de 1,91 %. Wall Street attendait avec optimisme l'issue de la réunion de la Fed, mercredi soir et a donné le ton aux Bourses européennes. En séance, le Dow Jones gagnait 1,11 % et le Nasdaq 0,94 %.

Les bancaires attaquées

Paris, a brièvement accusé le coup, en milieu d'après midi, après la publication d'un rapport du FMI qui a abaissé ses prévisions de croissance dans le monde. L'organisation a mis également en garde contre le risque de déstabilisation du système financier mondial si la crise de la dette continue à s'enliser dans la zone euro.
Le marché parisien, conservait en revanche une grande fébrilité face à la crise de la dette en zone euro et restait notamment suspendu aux tractations toujours en cours pour éviter une faillite de la Grèce. Une nouvelle téléconférence était programmée hier en fin de journée entre le ministre grec des Finances Evangélos Vénizélos et la « troïka » des créanciers du pays, Commission européenne, Banque centrale européenne et FMI. L'issue de ces négociations est cruciale pour le pays. Elle conditionne le versement en octobre de la sixième tranche de 8 milliards d'euros du prêt consenti l'an dernier au pays par la zone euro et le FMI.
A Paris, le secteur bancaire a de nouveau été malmené. Société générale a perdu 3,08 % et BNP Paribas 6,52 %, Crédit agricole 2,11% En revanche les titres sensibles au dollar ont terminé en nette hausse, à l'image de LVMH (+3,64 %) ou EADS (+3,11 %).

- Doura Diallo -

lundi 19 septembre 2011

La Grèce annonce de nouvelles économies.


(Source: le Figaro): À l'issue d'un Conseil des ministres extraordinaire, le premier ministre grec a promis de nouvelles coupes budgétaires en 2012. L'enjeu: obtenir le versement de 8 milliards d'euros, indispensable pour échapper à la faillite.

Convaincre ses bailleurs de fonds à défaut des marchés. C'est ce à quoi s'est employé dimanche le premier ministre grec, Georges Papandréou, en réunissant un Conseil des ministres extraordinaire au lieu de se présenter à la tribune des Nations unies à New York. À l'issue de cette réunion de cabinet de trois heures, le ministre des Finances, Evangelos Venizélos, a déclaré que «pour le budget de 2012 il faut prendre des mesures pour réduire les dépenses publiques, l'objectif étant de réduire la fonction publique».
Le gouvernement doit obtenir des résultats au plus vite s'il veut convaincre ses partenaires européens de valider la nouvelle aide de 160 milliards d'euros, décidée le 21 juillet dernier. Les représentants de l'Union européenne (UE), de la Banque centrale européenne (BCE) et du Fonds monétaire international (FMI), la troïka, en charge d'évaluer l'avancée des réformes, retardent sans cesse leur retour à Athènes. Leur aval est pourtant décisif pour que la Grèce puisse obtenir la sixième tranche du prêt de 110 milliards d'euros accordé en 2010. «Sans ce versement de 8 milliards d'euros, les caisses de l'État ne tiendront pas au-delà du mois d'octobre », a prévenu Filippos Sahinidis, le vice-ministre des Finances. Or, samedi, à l'issue de leur réunion de Wroclaw en Pologne, les ministres européens des Finances ont reporté leur feu vert à octobre. Ce rendez-vous n'a débouché sur aucun progrès marquant tant sur la Grèce que sur les banques européennes, confrontées à une nouvelle crise de confiance.

Défaut de paiement

En attendant l'arrivée à Athènes de la troïka, le ministre Venizélos s'entretiendra avec ses représentants ce soir par téléphone. Il devrait détailler les nouvelles mesures d'économie. Parmi les efforts réclamés par les créanciers d'Athènes, figurent, selon un haut responsable grec, «l'instauration du chômage technique dans tous les organismes publics, le gel des retraites d'ici à 2015 et la fusion ou la fermeture d'une trentaine d'organismes publics».
Malgré l'urgence de plus en plus prégnante de la situation grecque, les Européens affichent toujours leurs divisions. Le gouvernement autrichien a de nouveau évoqué dimanche la possibilité d'un défaut de paiement de la Grèce. Une issue officiellement rejetée par Paris, tandis que dans son interview sur TF1, l'ex-directeur du FMI Dominique Strauss-Kahn préconisait de «prendre sa perte», autrement dit d'effacer l'ardoise grecque.
À Wroclaw, les ministres des Finances ont par ailleurs confirmé le nécessaire renforcement des banques les plus fragiles. Mais ils se sont gardés d'évoquer l'injection de fonds publics en urgence. «Nous ne sommes pas inquiets », ni sur la liquidité, ni sur la solvabilité, assure François Baroin à son retour de Wroclaw. Cette conviction agace hors zone euro, surtout après la mise en garde lancée aux Européens par le secrétaire au Trésor Tim Geithner. «Les dirigeants de la zone euro devraient savoir que le temps est compté», a lancé le chancelier de l'Échiquier britannique, George Osborne.

- Doura Diallo -

samedi 17 septembre 2011

La Bourse de Paris finit la semaine dans le rouge.


Le CAC 40 clôture cette journée sur une baisse de 0,48% à 3031,08 points mais parvient à gagner près de 2% en cinq jours. Les investisseurs semblent déçus par les premières déclarations en provenance de Pologne où se tient la réunion des ministres des Finances de l'Eurogroupe.

La Bourse de Paris choisit le rouge ce vendredi. Le CAC 40 termine la journée sur une baisse de 0,48% à 3031,08 points, dans un volume d'échanges étoffé de 5,602 milliards d'euros. Ce qui lui permet de grappiller 1,90% sur cinq jours. Londres et Francfort finissent en revanche sur des hausses respectives de 0,58% et 1,18%.
Comme toute la semaine, la séance a été très volatile. Ce vendredi, les investisseurs attendaient avec prudence les déclarations des ministres des Finances de la zone euro,réunis en Pologne pour deux jours dans le but de surmonter les derniers obstacles à la mise en œuvre du second plan d'aide à Athènes décidé le 21 juillet. Et les premières informations ne sont pas très encourageantes: la zone euro a décidé de reporter à octobre toute décision sur le versement d'une nouvelle tranche de prêts dont la Grèce a impérativement besoin. Elle a aussi échoué à trouver un accord sur les garanties demandées par la Finlande contre sa participation au sauvetage d'Athènes.
De son côté, le secrétaire au Trésor américain, Timothy Geithner, s'est dit préoccupé par les divisions entre Européens au sujet de la crise de la dette, notamment entre les gouvernements et la Banque centrale (BCE).

L'effet d'annonce positif de la décision des banquiers centraux des pays les plus riches de se mobiliser pour éviter le tarissement des liquidités des banques en dollar, n'a donc pas tenu. La publication d'un indicateur encourageant sur le moral des ménages américains n'a pas suffi non plus à rassurer des investisseurs très frileux. Enfin, en plus de ce contexte incertain de part et d'autre de l'Atlantique, cette journée des «quatre sorcières» où arrivent à échéance des contrats à terme aux États-Unis, a contribué à renforcer la volatilité. Wall Street elle-même joue au yoyo depuis son ouverture.
Côté valeurs, les banques, qui avaient pourtant réussi à remonter la pente ces trois derniers jours, sont refroidies par les nouvelles venues de Pologne. Elles finissent en ordre dispersé: Crédit Agricole (-10,97% à 4,91 euros) et BNP Paribas (-7,56% à 28,19 euros) sont les deux plus fortes baisses du CAC.Société Générale est en revanche la plus forte hausse (+3,44% à 18,96 euros).
Autre valeur du jour: Air France-KLM (++2,26% à 6,20 euros). La compagnie va commander 50 appareils à parts égales entre les constructeurs européenAirbus (EADS: -0,72% à 22,10 euros) et américain Boeing, pour une valeur totale de 11,3 milliards de dollars (8,1milliards d'euros).

- Doura Diallo -

vendredi 16 septembre 2011

La BCE et la Fed au secours des banques européennes.


(source: le figaro) : Les grandes banques centrales ont décidé d'agir, de façon coordonnée, pour alimenter les établissements européens en dollars. Un vrai soulagement, alors que le marché se grippait dangereusement.

C'est le genre de coïncidence qui, normalement, sème la panique sur les marchés financiers. Trois ans, jour pour jour, après la faillite de Lehman Brothers, les banques centrales ont annoncé, jeudi, une action coordonnée pour fournir de manière illimitée des dollars à tous les établissements financiers européens qui en feraient la demande. Techniquement, la Banque centrale européenne (BCE), avec la Réserve fédérale américaine, la Banque d'Angleterre, la Banque nationale suisse et la Banque du Japon, a rouvert ses facilités de prêts en dollars à trois mois.
Pour les banques européennes, les plus grandes surtout, avoir des dollars est vital. D'abord pour financer les activités qu'elles peuvent exercer aux États-Unis, bien sûr. Mais surtout, le billet vert demeure la grande devise d'échange sur les marchés : le pétrole, les matières premières agricoles, leurs dérivés sont libellés en dollars. Les grands financements de projets, les crédits aéronautiques, idem… Qu'il s'agisse d'activités de prêts ou de positions de marché, le dollar reste le nerf de la guerre.
En temps normal, les banques européennes se refinancent en dollars auprès de leurs homologues américaines. Si elles ne trouvent pas l'ensemble des fonds dont elles ont besoin, elles peuvent frapper à la porte de la BCE, qui leur prête des dollars à des taux très élevés et pour une courte période - sept jours seulement. Or justement, mi-août, une banque européenne avait frappé à ce guichet pour 500 millions de dollars. Jeudi, deux banques l'ont fait de nouveau, pour 575 millions. L'identité des établissements reste secrète. Quels qu'ils soient, le fait qu'ils aient frappé à la porte de la BCE malgré le prix prohibitif de ses dollars atteste que le marché était bien en train de se bloquer.

D'où l'intervention concertée des banques centrales, jeudi. «En empruntant des dollars pour une période de trois mois au lieu d'une semaine, les banques européennes pourront réduire la pression sur leur financement à court terme», explique Laurence Boone, chef économiste europe chez Bofa Merrill Lynch. Pour cette raison, la décision des banques centrales a été saluée par les marchés financiers. Avec, dans un premier temps, une euphorie qui témoigne de la nervosité ambiante : l'action BNP Paribas a gagné jusqu'à 22 % avant de clôturer en hausse de 13,38 %.
Crise de liquidité, action coordonnée des banques centrales, ces mots rappellent les mauvais souvenirs de Lehman Brothers. «Nous sommes très loin de la situation d'il y a trois ans où les banques ne se prêtaient plus rien du tout», nuance Jean-Pierre Petit, président des Cahiers verts de l'économie. En fait, la fermeture du marché en dollars s'est produite en deux temps. Elle a commencé dès le 1er janvier, quand les fonds monétaires américains, traditionnels pourvoyeurs de liquidités, ont été empêchés de prêter à plus de trois mois. Ensuite, à partir du mois de juin, on les a vus couper en masse leurs relations avec les banques européennes : un effet direct de la crise des dettes souveraines et des dégradations de notes en série qui ont sévi dans la zone euro.
Le geste des banques centrales montre leur volonté d'éviter le grippage des financements bancaires, qui pourrait provoquer une plongée dans un cercle vicieux : le ralentissement économique entraînant une raréfaction des prêts, aggravant en retour la dégradation de l'activité. Les grandes banques européennes, dont BNP Paribas et la Société générale, qui ont présenté des mesures cette semaine, ont d'ailleurs commencé à rabattre la voilure de leurs activités pour faire face aux tensions.
Ce scénario inquiète les trésors européens, comme en témoigne un document révélé mercredi par l'agence Reuters dans lequel les hauts fonctionnaires affirmaient : «La crise est devenue systémique.» La directrice générale du FMI a fait écho à leur pessimisme, jeudi : «Le ciel économique est de nouveau troublé et turbulent», a estimé Christine Lagarde. Pour cette dernière, «il faut des actions collectives fortes pour restaurer la confiance dont a besoin le monde». Les banques centrales lui ont répondu à leur manière.

- Doura Diallo -

mercredi 14 septembre 2011

Les marchés rebondissent au terme d'une folle journée de rumeurs :


(source:boursorama.com) Les marchés européens ont fait du yo-yo mardi, s'envolant et plongeant au gré des rumeurs et de leurs démentis pour terminer en nette hausse, portés par les valeurs bancaires et par l'annonce d'un rendez-vous téléphonique entre les dirigeants grec, allemand et français.
Les places européennes ont vécu une folle journée de volatilité, révélatrice de la nervosité des investisseurs toujours hantés par la crainte d'une faillite de la Grèce et d'un effondrement de la zone euro.
"La tragédie grecque continue de se jouer, chaque nouvelle scène apportant un élément au drame et accroissant la volatilité des cours", a relevé Frederic H. Dickson, analyste de D.A. Davidson.
A la clôture, Paris a finalement gagné 1,41%, Francfort 1,85%, Milan 2,19%, Madrid 2,53% et Londres 0,87%.
Les valeurs bancaires européennes, massacrées ces derniers jours par les marchés en raison de leur exposition à la dette grecque, ont effectué un redressement spectaculaire. En France, Société Générale a flambé de 14,96% après avoir chuté de 6% en matinée. L'allemande Deutsche Bank a bondi de 8,15%, l'espagnole Santander de 4,33% et l'italienne Banca Popolare di Milano de 8,35%.
Autre victime de rumeurs, BNP Paribas a démenti des propos, prêtés à un cadre anonyme de la banque française et rapportés par le quotidien américain le Wall Street Journal, faisant état d'une incapacité pour le groupe à trouver des liquidités en dollars. Le titre a terminé sur un rebond de 7,20%.
- Doura Diallo -


Hésitante,Wall Street clôture sur une petite hausse


(source: figaro) Très volatile, la Bourse de New York a réussi à rester en territoire positif. Mais la prudence reste de mise. Les nouvelles de Grèce et d'Italie sont décortiquées avec fébrilité.

Les marchés d'actions américains clôturent dans le vert une séance laborieuse ce mardi. Après des débuts en baisse, le Dow Jones finit sur un gain de 0,40% à 11.105,85 points, tandis que le Nasdaq grimpe de 1,49% à 2532,15 points et le S&P 500 de 0,91% à 1172,87 points.
Les investisseurs avaient les regards tournés vers l'Europe où chaque nouvelle concernant les problèmes de dettes souveraines est analysée avec attention. Comme hier, l'information selon laquelle Rome aurait demandé à Pékin de procéder à d'importants rachats de titres de sa dette souveraine, a encore fait effet. Même si l'Italie a totalement démenti ces informations depuis, le fait que la Chine puisse s'impliquer redonne un peu de confiance aux opérateurs.
De même, une autre nouvelle alimente l'espoir: les cinq pays émergents du Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) doivent discuter la semaine prochaine de la possibilité de venir en aide à l'Union européenne dans la tourmente de la crise de la dette. Ils pourraient accroître leurs avoirs en obligations libellées en euros.
Enfin, l'annonce d'une téléconférence mercredi entre le Premier ministre grec Georges Papandréou, le président français Nicolas Sarkozy et la chancelière allemande nourrit la reprise des marchés. Certains investisseurs se sont pris à rêver d'annonces fracassantes.

- Doura Diallo -

mardi 13 septembre 2011

L'Allemagne perd patience face à la Grèce


(source: le figaro) Le ministre de l'Économie, après son homologue des Finances, n'exclut plus une faillite du pays et sa sortie de la zone euro. Mais au sein de la coalition au pouvoir à Berlin, les divisions sont de plus en plus fortes.

L'Allemagne «veut que la Grèce reste membre de la zone euro», a réaffirmé ce lundi un porte-parole du ministère de l'Économie… qui s'est empressé d'ajouter qu'Athènes s'était attelée aux réformes nécessaires avec «peu de fermeté». Une phrase qui résume à quel point Berlin perd patience.
Un document interne au ministère des Finances allemand, repris par le journalHandelsblatt, illustre la dégradation de l'opinion des Allemands à l'égard des Grecs: «Le gouvernement Papandréou va encore promettre beaucoup à ses partenaires, pour accéder à une nouvelle tranche de crédit, mais il n'en sera rien », peut-on lire. Et sa conclusion est sans appel : l'Allemagne se prépare sérieusement à ne plus aider Athènes.
En réalité, Berlin envisage désormais très concrètement une insolvabilité de la Grèce. Le ministre des Finances Wolfgang Schäuble n'en est plus aux petites phrases comme ce week-end quand il martelait qu'il était hors de question de continuer à payer pour la Grèce tant qu'elle ne remplirait pas les conditions fixées par ses créditeurs.

- Doura Diallo -

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