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jeudi 27 juin 2013

Troisième séance de hausse d’affilée à la Bourse de Paris

Soutenu par de bonnes statistiques en provenance d’Europe comme des États-Unis, le CAC 40 a avancé de 0,97 % à 3762,19 points.
À petits pas, la Bourse de Paris regagne du terrain. Ce jeudi, le CAC 40 aligne une troisième séance de hausse d’affilée. Il gagne 0,97 %, à 3 762,19 points. Depuis mardi, l’indice de la Bourse de Paris a regagné plus de 4,5 %, et avance désormais de 3,3 % depuis le début de l’année. Lundi le CAC 40 était tombé à moins de 3600 point en clôture, un plancher jusqu’alors inconnu en 2013.
Ailleurs en Europe, la Bourse de Londres a pris 1,26 %, celle de Francfort 0,63 %, Milan 0,44 % et Madrid 0,27 %. Et, à Wall Street, le Dow Jones avançait de 0,97 % en séance et le Nasdaq de 0,96 %.
«La bonne nouvelle du jour, c’est que l’économie de la zone euro semble enfin avoir touché le fond et montre même quelques signes de rétablissement. Cela dit, cette reprise reste extrêmement fragile», soulignaient les analystes d’ING. Les investisseurs ont notamment salué le net rebond de la confiance des chefs d’entreprises et des consommateurs dans la zone euro au mois de juin ainsi que le recul surprise du nombre de chômeurs en Allemagne.
Bonnes nouvelles également aux États-Unis, où les inscriptions au chômage ont légèrement diminué la semaine dernière tandis et où les dépenses de consommation des ménages américains sont reparties à la hausse en mai.
Dans le même temps, les craintes liées à l’évolution de la politique monétaire américaine semblaient s’estomper un peu. William Dudley, l’influent président de la Fed de New York, a jugé prématuré de revenir sur le programme massif de rachats d’actifs de la Réserve fédérale américaine.
L’accord conclu dans la nuit de mercredi à jeudi par les ministres des Finances de l’Union européenne sur l’épineuse question du partage des pertes en cas de faillite bancaire, bien que ne faisant pas l’unanimité, semble avoir également participé à rassurer les investisseurs.

Les banques en ordre dispersé

A Paris, les valeurs bancaires ont terminé en ordre dispersé, après le compromis trouvé par les ministres européens des Finances sur des règles pour renflouer ou liquider les banques. BNP Paribas a grignoté 0,27 %, et Crédit Agricole a grimpé de 1,46 %, mais Société générale a glissé de 0,36 %.
Le titre a grimpé de 5,47% à 6,5 euros, alors que, selon Reuters, la famille Peugeot pourrait perdre le contrôle du groupe au profit de son partenaire américain Generale Motors, qui prenait plus de 2% en séance à 33,31 dollars.
Parallèlement, les investisseurs poursuivaient leur chasse aux bonnes affaires sur certaines valeurs cycliques délaissées ces derniers temps, comme Vallourec (+4,47 %), Publicis (+3,20 %), Bouygues (+3,04 %) ou Michelin (+3,10 %).

mercredi 26 juin 2013

Rassurés par la BCE, les marchés rebondissent

Market Takes A Plunge On China Stock Losses, Fed Worries
 
Wall Street a enregistré mardi sa hausse la plus nette depuis près de deux semaines. Crédit Photo : MARIO TAMA/AFP.
 
Le CAC 40 a grimpé de 2,09 %, rassuré par les propos de Mario Draghi qui a affirmé que la politique monétaire restera accommodante.
S’ils ne voient pas encore l’avenir en rose, les investisseurs ont cessé de broyer du noir à la Bourse de Paris. Le CAC 40 a grimpé de 2,09 % mercredi à 3726,04 points. La veille il avait déjà regagné 1,51 % après être tombé lundi à la clôture à un moins de 3600 points, un plancher inconnu depuis début décembre 2012.
Les marchés qui avaient été ébranlés par le changement de cap de la politique de la Fed ont été rassurés par le discours tenu par Mari Draghi le président de la BCE. Ce dernier a en effet affirmé que la politique de l’institution restera accommodante à un horizon «envisageable».
Ailleurs en Europe, la Bourse de Londres a pris 1,04 %, celle de Francfort 1,66 %, Milan 2,03 % et Madrid 2,83 %, tandis qu’à Wall Street en séance, le Dow Jones avançait de 0,57 % et le Nasdaq de 0,61 %.
«Après une période de forte volatilité, les marchés semblent avoir trouvé de solides bases, grâce également à des indicateurs de bon augure en provenance des États-Unis», expliquaient de leur coté les analystes de Gekko Markets.

Les banques et les foncières rebondissent

A Paris, les financières étaient en forme, portées par le discours rassurant tenu par la BCE: la Société Générale a gagné 3,91 %, BNP Paribas s’est adjugé 2,72 % et Crédit Agricole 3,46 %.
Les société foncières Silic et Foncière des Régions, qui tirent leurs revenus de la location de leur patrimoine immobilier et sont structurellement emprunteuses étaient également bien orientées, gagnant respectivement 5,82 % et 3,83 %. Le secteur dans son ensemble était également soutenu à un relèvement de la recommandation de UBS sur la première foncière d’Europe, Unibail Rodamco (+6,06 %).
Carrefour a terminé en hausse de 2,78 %. Dans une note, l’analyste de la Société Générale estime qu’ «en dépit d’une conjoncture toujours difficile, les choses évoluent dans le bon sens pour le groupe avec une stabilisation de la situation en France et des cessions d’actifs entreprises avec succès».
Les spécialistes du luxe qui avaient été malmenés la semaine dernière, se redressaient significativement. Kering a grimpé de 3,02 % et LVMH de 2,62 %.
A noter également:Hologram Industries bondissait de 19,13 % à la clôture à 35 euros à la reprise des cotations pour s’aligner sur le prix proposé par le fondateur du groupe Hugues Souparis qui va lancer une offre de rachat des intérêts minoritaires.

mardi 25 juin 2013

La Bourse de Paris regagne un peu de terrain

A trader works at the Egyptian Stock Exchange after its reopening, in Cairo
 
Hier, Wall Street a tout de même montré des signes de stabilisation. Crédit Photo : © Mohamed Abd El Ghany / Reuters/REUTERS
Le CAC 40 a avancé de 1,51 % mardi, après avoir lâché 1,71 % la veille. Les banques et les cycliques industrielles ont profité d’achats à bon compte
La Bourse de Paris a retrouvé quelques couleurs mardi. Le CAC 40 a avancé de 1,51 %, à 3649,82 points, après avoir lâché 1,71 % la veille et être tombé, sous les 3600 points, un plancher inconnu depuis début décembre 2012.
Les investisseurs ont profité de la faiblesse des cours de Bourse pour réaliser de bonnes affaires. Mais le cœur n’y est pas réellement, comme en témoigne la faiblesse des volumes qui ont péniblement atteint les 3 milliards d’euros sur les grandes valeurs de la cote parisienne. Les autres places européennes ont suivi le même chemin: Londres a progressé de 1,21 % et Francfort de 1,55 %. Milan est en revanche restée sur la défensive, terminant en baisse de 0,37 %.
Wall Street reprenait également un peu de hauteur: le Dow Jones avançait de 0,59 % en séance et le Nasdaq de 0,83 %.
Les marchés ont également été rassurés par des indicateurs jugés de bonne facture en provenance de France et des États-Unis. En France, le moral des industriels s’est amélioré en juin, et la construction neuve a légèrement rebondi ces derniers mois. Aux États-Unis, les prix de l’immobilier ont encore grimpé en avril pour le quinzième mois consécutif et les commandes de biens durables, l’un des principaux baromètres de la demande intérieure, ont progressé davantage que prévu en mai.
Les investisseurs ont été également rassurés par l’apaisement de la situation en Grèce. Après le remaniement ministériel, le premier ministre Antonis Samaras a affirmé que la nouvelle coalition avait pour objectif de garantir «la stabilité» politique et de parvenir à extraire le pays de la crise.

Rebond technique

Mais, pour la plupart des spécialistes, il s’agit d’un rebond essentiellement technique. Les inquiétudes sur la solidité de la croissance chinoise et les craintes liées au coup de frein programmé à la politique ultra généreuse de la Banque centrale américaine restent toujours présentes.
À Paris, la chasse aux bonnes affaires profitait tout particulièrement aux valeurs cycliques industrielles et aux valeurs bancaires. Les constructeurs automobiles Renault et Peugeot, particulièrement malmenés ces derniers temps, ont grimpé respectivement de 6,32 % et 4,91 %. Vinci a terminé en hausse de 3,93 %, Vallourec a avancé de 3 % et Alstom de 2,95 %. Du coté des banques, BNP Paribas s’est adjugé 2,89 %, Crédit Agricole a avancé de 1,17 % et Société Générale de 0,49 %.

lundi 24 juin 2013

Les Bourses s’enfoncent dans la déprime, Paris perd 1,7 %

A worker on the IG Group's trading floor looks away from his screens in the City of London
 
Depuis la fin, du mois de mai le CAC 40 a perdu près de 12 %. Crédit Photo : © Olivia Harris / Reuters/Reuters
 
Le CAC 40 a terminé la séance sous les 3600 points. Les marchés sont ébranlés par le coup de frein annoncé à la politique ultra généreuse de la Fed.
 
Encore une journée sombre en Bourse. Le marché parisien, fragilisé depuis la semaine dernière par l’annonce d’un prochain coup de frein à la politique monétaire américaine, n’a pas résisté à la rechute des bourses asiatiques et aux inquiétudes sur la Chine, le moteur de la croissance mondiale. Après un bref sursaut à l’ouverture le CAC 40 a rapidement fait volte-face. Il a ensuite creusé ses pertes pendant pratiquement toute la séance pour finir en baisse de 1,71 % à 3595,63 points.
Avec ce nouveau repli, l’indice de la Bourse de Paris est désormais retombé dans le rouge depuis le début de l’année, avec une perte de 1,25 %. Depuis la fin, du mois de mai, lorsqu’il naviguait à plus de 4000 points, le CAC 40 a perdu près de 12 %.
L’ambiance est tout aussi maussade sur les autres grandes places mondiales. À Londres, le Footsie a abandonné 1,42 % et à Francfort le Dax a lâché 1,24 %. A Wall Street, le Dow Jones reculait de 1,74 % en séance et le Nasdaq de 1,65 %.
Les actions ne sont pas seules à souffrir. Toutes les classes d’actifs sont impactées par le choc provoqué mercredi dernier par le président de la Fed Ben Bernanke. Les investisseurs qui anticipent désormais une hausse des taux d’intérêt se détournent massivement des emprunts d’État.
D’autant que la Fed n’est pas la seule à adopter une posture moins accommodante. La Banque centrale chinoise refuse d’injecter de l’argent frais supplémentaire, en dépit de la pénurie de cash qui menace le secteur bancaire chinois. Or, le tarissement des liquidités incite les banques chinoises à limiter leurs prêts, ce qui risque, à terme, de pénaliser la consommation des ménages et d’avoir des conséquences sur les entreprises européennes, soulignent les spécialistes d’Aurel BGC.
À Paris, hormis Lafarge (+1,94 %), qui va récupérer 533 millions d’euros avec la vente de son activité plâtre en Amérique du nord, toutes les autres valeurs du CAC 40 étaient en baisse. Les valeurs bancaires ont fait les frais des vives tensions sur les marchés obligataires. Société générale a perdu 1,37 %, BNP Paribas 1,41 % et Crédit agricole 2,16 %. Les spécialistes de l’aéronautique, qui avaient bien progressé pendant le salon du Bourget, faisaient l’objet de prises de bénéfices avec Thales (-1,64 %), Safran (-2,01 %) ou Zodiac Aerospace (-2,24 %). Le secteur de la distribution était également attaqué, pénalisé par des commentaires pessimistes des analystes de Citigroup. Carrefour a chuté de 3,19 % et Casino a lâché 2,36 %.

vendredi 21 juin 2013

Le CAC 40 digère mal le virage stratégique de la Fed

Traders work on the floor of the New York Stock Exchange
 
Les marchés ont tenté un rebond en fin de semaine, mais celui-ci a fait long feu. Le choc infligé, mercredi soir, aux investisseurs par Ben Bernanke, s’est finalement révélé plus rude qu’attendu.
Ben Bernanke, le président de la Réserve fédérale américaine avait pris soin de préparer le terrain depuis des mois, mais les effets en cascade de sa décision de mettre une terme à son programme de rachats d’actifs obligataires se sont faits sentir sur toutes les places boursières mondiales.
Les valeurs françaises ont terminé la semaine sur quatre séances de baisse consécutives qui ont ramené l’indice de référence de la Bourse de Paris à 3658 points en clôture vendredi. Même tendance à Wall Street, après déjà deux séances de forte baisse de 1,35 et 2,34 % mercredi et jeudi.
Les actions n’ont pas été les seules touchées par le séisme provoqué par la confirmation d’un changement de la politique monétaire de la Fed. Le taux des emprunts d’État américains à 10 ans se sont hissés en fin de semaine à 2,48 %, à Paris le rendement de l’OAT 10 ans est également monté à 2,31 %.
L’once d’or à Londres a été une autre victime collatérale de la Fed puisqu’il s’est affaissé sous le seuil symbolique des 1300 dollars. Le lingot est en conséquence tombé à 31.060 euros et le Napoléon à 180 euros. Le dollar est le seul grand gagnant de cette fin de semaine très perturbée. Dopé par les perspectives d’amélioration des perspectives de croissance aux États-Unis, il est remonté face à toutes les principales devises. L’euro finit ainsi la semaine 1,31 face au billet vert.
Les banques en forte baisseParmi les plus fortes baisses de la semaine figurent de nombreuses valeurs industrielles, comme Renault, Alstom, Lafarge ou Schneider Electric, qui ont fait l’objet de prises de bénéfices très appuyées. Les banques n’ont pas résisté aux tensions intervenues sur le marché obligataire. Crédit Agricole a perdu 6,48 %, BNP Paribas 5,91 % et Société Générale 5,64 %. Axa également susceptible d’enregistrer des moins-values sur son portefeuille d’obligations en cas de tensions persistances sur les taux d’intérêt a cédé du terrain à 14,76 euros. Hors CAC 40, Soitec a perdu 24 % sur la semaine. La chute s’est accélérée vendredi en raison de la mise en place d’un plan de refinancement de son obligation de convertible qui fait craindre un risque de forte dilution sur la valeur.
Eurotunnel chute aussi lourdement de 16,7 % sur la semaine. Le concessionnaire du tunnel sous la Manche se trouve confronté à une demande de la Commission européenne de baisser ses tarifs qu’elle trouve «excessifs». La France et le Royaume Unis ont deux mois pour imposer au groupe une baisse de ses tarifs sans quoi Bruxelles menace de saisir la Cour de Justice européenne. Quelque hausses heureusement. Il s’agit de Danone qui fait l’objet dune recommandation d’achat d’un bureau d’analyse. Hors CAC 40, Nexity et Legrand se distinguent aussi par une belle progression de leur cours de Bourse.

jeudi 20 juin 2013

Coup de tabac sur les Bourses mondiales, Paris perd 3,66 %

A worker on the IG Group's trading floor looks away from his screens in the City of London
 
La Banque centrale américaine va réduire ses rachats d’actifs. Crédit Photo : © Olivia Harris / Reuters/Reuters
Toutes les places européennes ont fortement reculé. Les marchés doivent se faire à l’idée d’une inflexion de la politique monétaire américaine.
Un vent de panique a soufflé sur les Bourses mondiales ce jeudi. À Paris, le CAC 40 a dévissé de 3,66 %, tombant sous les 3700 points à 3698,93 points. Signe de la nervosité des investisseurs, l’activité a été particulièrement soutenue, avec près de 4,2 milliards d’euros échangés. Les autres places boursières ont également chuté: Londres a perdu 2,98 %, Francfort 3,28 %, Madrid 3,41 % et Milan a plongé de 3,09 %.
La Bourse de New York, qui avait déjà accusé le coup la veille, s’est encore repliée. En séance, le Dow Jones reculait de 1,52 % et le Nasdaq, de 1,51 %. Les marchés ont été pénalisés dès l’ouverture par le discours tenu la veille par la Réserve fédérale américaine. Habitués à vivre avec le soutien massif de la Fed, qui les inonde de liquidités, les marchés doivent désormais se faire à l’idée d’un sevrage rapide. Son président Ben Bernanke, a en effet averti que l’institution risquait d’infléchir dès cette année de sa politique ultra-généreuse. Cette précision sur le calendrier a «surpris» les marchés selon les analystes de Barclays Bourse.

Avalanche de mauvaises nouvelles

Les marchés ont ensuite creusé leurs pertes pendant toute la séance. Les mauvaises nouvelles ont en effet afflué toute la journée. La Chine multiplie les signes de ralentissements. La deuxième économie mondiale a enregistré en juin une nouvelle contraction de sa production manufacturière, la plus forte en neuf mois, selon l’indice HSBC. En zone euro, la contraction de l’activité privée s’est confirmé en juin, «la récession atteignant ainsi une durée record de sept trimestres consécutifs»,selon les spécialiste de Markit.
À Paris, le secteur financier, se trouvait une fois encore en première ligne. BNP Paribas a plongé de 4,28 %, Société générale de 4,39 % et Crédit agricole de 3,41 %. Le secteur automobile, parmi les plus sensibles aux aléas des de la conjoncture, était également attaqué. Renault a accusé la plus forte baisse du CAC 40: le titre a chuté de 6,75 %. Peugeot a lâché 4,56 % et Michelin, 2,75 %. A noter également, Kering a plongé de 5,94 % tandis que sa filiale Fnac (-13,64 %) trébuchait lors de son introduction à la Bourse de Paris. Le secteur du luxe dans son ensemble pâtissent du recul de l’indice des directeurs d’achat chinois, auquel s’ajoute la faiblesse persistante de l’activité économique en zone euro et notamment en France et en Allemagne. LVMH a ainsi reculé de 3,64 % et Hermès International de 1,93 %.

mercredi 19 juin 2013

Focalisée sur la Fed, la Bourse de Paris cède 0,55 %

Traders from Interactive Investor look at their computer screens in their office in Glasgow
 
La Fed doit publier dans la soirée ses décisions et ses nouvelles prévisions économiques. Crédit Photo : © David Moir / Reuters/REUTERS
Les investisseurs attendent l’issue de la réunion du Comité de politique monétaire de la Banque centrale américaines pour prendre position
L’ambiance reste particulièrement fébrile à la Bourse de Paris. Après avoir tergiversé pendant pratiquement toute la journée, le CAC 40 a reculé de 0,55 %, à 3 839,34 points. Signe du manque de conviction, les volumes ont été particulièrement minces, avec environ 2,5 milliards d’euros échangés.
Les autres grandes places européennes ont également terminé en légère baisse. Londres a ainsi glissé de 0,40 % et Francfort a cédé 0,39 %. Wall Street était également sur la défensive. En séance le Dow Jones reculait de 0,13 % et le Nasdaq de 0,10 %.
À Paris, comme sur les autres grandes places mondiales, les investisseurs évitaient toute prise de risque à quelques heures de la fin de la réunion de deux jours du Comité de politique monétaire de la Réserve fédérale. Depuis des semaines les marchés guettent ce rendez-vous avec anxiété. Ils espèrent obtenir des indications sur le calendrier et l’ampleur d’un éventuel ralentissement du concours financier de l’institution à l’économie américaine. L’enjeu est de taille car la politique ultra généreuse menée par la Fed a largement participé au rebond des actions depuis le début de l’année. Ces derniers ont d’ailleurs vacillé fin mai lorsque le président de la Fed, Ben Bernanke avait suggéré que le soutien de la Fed à l’économie pourrait ralentir.

Kering en tête du CAC 40

À Paris, Kering (+2,11 %), l’ancien PPR a signé la plus forte hausse du CAC 40 au lendemain d’un assemblée générale qui a approuvé le projet d’introduction en Bourse de la Fnac et au cours de laquelle le PDG François-Henri Pinault a annoncé l’ouverture de discussions en vue de céder la Redoute. Alcatel Lucent a fait un bond de 6,17 % après avoir dévoilé dans la matinée son nouveau plan stratégique avec à la clé des réductions de coûts d’un milliard d’euros et des cessions d’actifs du même montant sur 2013-2015.
Prudents, les investisseurs choisissaient en revanche d’empocher des bénéfices sur les titres qui ont le plus grimpé ces derniers mois. Renault et EADS, champions du CAC 40 en 2013 avec des gains supérieurs à 40 % depuis le début de l’année, ont lâché respectivement 1,96 % et 0,88 %.

mardi 18 juin 2013

Prudent, le CAC 40 termine à l’équilibre

Peter Elkins
 
Les marchés redoublaient de prudence tandis que s’ouvrait la réunion mensuelle de la Banque centrale américaine. Crédit Photo : Richard Drew/AP
Le CAC 40 a glissé de 0,08 % en attendant l’issue de la réunion du comité de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine mercredi soir.
Séance sans grand relief à la Bourse de Paris. Le CAC 40 a navigué proche de l’équilibre pendant pratiquement toute la séance, pour glisser dans le rouge peu avant la clôture. Il a finalement reculé symboliquement de 0,08 %, à 3860,55 points. Le marché parisien a profité de cette séance particulièrement calme pour reprendre son souffle après la hausse de 1,54 % enregistrée la veille.
Ailleurs en Europe, les indices ont terminé en petite hausse après avoir tergiversé toute la journée. Londres a avancé de 0,69 % et Francfort de 0,17 %. Wall Street était également en panne d’inspiration. Le Dow Jones grignotait toutefois 0,49 % en séance et le Nasdaq grappillait 0,45 %.
Les marchés redoublaient de prudence tandis que s’ouvrait la réunion mensuelle de la Banque centrale américaine. Un rendez-vous très attendu depuis que le président de l’institution, Ben Bernanke a évoqué fin mai un possible coup de frein à sa politique ultra généreuse de soutien à l’économie. Les membres du comité de politique monétaire de la Fed, qui se réunissent pour deux jours, semblent désormais être parvenus à un accord sur le principe d’une réduction des rachats d’actifs, actuellement maintenus au rythme de 85 milliards de dollars par mois, mais ils divergent visiblement toujours sur le calendrier à suivre. Les derniers chiffres venant des États-Unis confirment la fragilité de l’économie américaine. Les mises en chantier de logements ont rebondi en mai sans totalement effacer leur recul du mois précédent, et le nombre de permis de construire a reculé de 3,1 % en mai après avoir bondi de 12,9 % au mois précédent.

Prises de bénéfices

En attendant le verdict de la Fed, jeudi matin «les opérateurs se contentent de gérer les affaires courantes et évitent de prendre position» constataient les spécialistes de Global Equities.
Les investisseurs profitaient de l’accalmie pour engranger quelques profits sur des titres aussi variés que Schneider (- 0,86 %), Bouygues (- 1,35 %), Sanofi (- 1,24 %) ou Danone (- 1,06 %). Alcatel-Lucent a terminé en baisse de 1,95 %, à la veille de la présentation d’un plan stratégique par sa direction.
Les constructeurs automobiles ont terminé en ordre dispersé après avoir enregistré une nouvelle baisse de leurs immatriculations en mai. Renault a gagné 1,03 % alors que Peugeot cédé 0,62 %.

vendredi 14 juin 2013

La Bourse de Paris repasse au-dessus des 3800 points

A trader talks on the phone during morning trading session in Lisbon
 
Le CAC 40 grimpe ce vendredi. Les marchés suivent la tendance positive impulsée par Wall Street et les marchés d’Asie ce matin. Plusieurs indicateurs sont aussi attendus.
Le CAC 40 se maintenait dans le vert vendredi, avançant à la mi-séance de 0,29% à 3.809 points, avant de nouvelles statistiques concernant l’économie américaine. La veille, la Bourse de Paris avait déjà résisté à la morosité ambiante, clôturant sur une légère progression de 0,11% à 3797,98 points. À Francfort, le Dax grimpait de 0,53% au même moment et le Footsie de Londres 0,1%.
Les opérateurs sont encouragés par le rebond des marchés d’Asie, touchés la veille par de fortes chutes. La Bourse de Tokyo, notamment, a rebondi de 1,94% après avoir accusé une forte baisse de 6,4% jeudi. Shanghai a aussi clôturé sur une hausse, de 0,7%.
Hier soir, Wall Street a également finit sur une nette progression (+1,21% pour le Dow Jones et +1,32% pour le Nasdaq), portée par de bons indicateurs. Les nouvelles inscriptions au chômage ont reculé au cours de la première semaine de juin, approchant leur plus bas niveau en cinq ans qui avait été atteint début mai. Et les ventes au détail ont affiché un solide rebond en mai, dépassant nettement les attentes des analystes. Cet après-midi sont attendues les chiffres de la productino industrielle et du sentiment des consommateurs.
Ces bonnes nouvelles ont permis de faire passer au second plan les craintes des investisseurs de voir les banques centrales, et en premier lieu la Fed, réduire leurs programmes destinés à soutenir la croissance économique. Le Comité de politique monétaire de l’institution américaine doit se réunir mardi et mercredi prochains pour décider de poursuivre en l’état ou pas sa politique ultra-accommodante. Son président Ben Bernanke avait indiqué fin mai qu’un ralentissement des injections financières pourrait intervenir «au cours des prochaines réunions».

Les valeurs à suivre

EADS (+0,06% à 43 euros): Airbus est à un stade avancé de discussions avec easyJet en vue d’une commande de 10 milliards de dollars portant sur au moins 100 avions, selon des sources au fait du dossier. L’avionneur s’attend par ailleurs à remporter «quelques centaines de commandes» au Salon du Bourget qui débute lundi et en attendant il tiendra la vedette vendredi avec le premier vol de l’A350 à Toulouse.
Zodiac Aerospace (+0,05% à 102,45 euros) a annoncé une progression de 14,6% de ses ventes sur les neuf premiers mois de son exercice 2012-2013, porté par ses acquisitions.
ADP (+0,24% à 71,55 euros) a fait état d’une hausse de 4,7% de son trafic en mai, à 8 millions de passagers.
Ipsen (+1,19% à 27,53 euros) a annoncé vendredi une nouvelle organisation dans la distribution de sa toxine botulique Dysport aux Etats-Unis et confirmé son ambition de devenir rentable dans le pays en 2014.

lundi 10 juin 2013

Les marchés marquent le pas, Paris perd 0,21 %

 Wall Street
 
Les investisseurs ont fait une pause après le bond de 1,53 % enregistré vendredi à Paris. Le marché est aussi freiné par de nouveaux signes de ralentissement en Chine.
Valse-hésitation à la Bourse de Paris. Le CAC 40 a changé de cap à plusieurs reprises pour glisser dans le rouge peu avant la clôture. Il a finalement perdu 0,21 %, à 3864,36 points, dans un volume d’échanges toujours mince d’environ 2 milliards d’euros. Le marché parisien a profité d’une séance très calme en matière de publications économique pour reprendre son souffle. Aucun indicateur majeur n’était au programme des deux cotés de l’Atlantique. Vendredi dernier, le CAC 40 s’était adjugé 1,53 %. La faiblesse persistante du marché de l’emploi aux États-Unis a rassuré les investisseurs qui redoutaient un coup de frein brutal à la politique ultra généreuse de la Fed.
Ailleurs en Europe, les indices ont terminé en ordre dispersé après une journée en dents de scie. Londres a glissé de 0,18 % mais Francfort a avancé de 0,64 %, stimulée notamment par le secteur automobile. Wall Street était également sur la défensive. Le Dow Jones reculait de 0,10 % en séance et le Nasdaq de 0,02 %.

Nouveaux signes de ralentissement en Chine

Les marchés redoublent de prudence. De fait, les signes de faiblesse de l’économie mondiale s’accumulent, même en Asie. Une salve d’indicateurs publiés en Chine ce week-end ont confirmé le ralentissement de la croissance de la deuxième économie mondiale. Les exportations ont connu en mai leur plus faible progression depuis près d’un an, tandis que la production industrielle et les ventes au détail n’accélèrent plus.
En zone euro, les inquiétudes sur la Grèce revenaient en force. Le pays n’est pas parvenue à séduire le moindre investisseur avec le groupe gazier Depa qu’il souhaitait privatiser pour satisfaire les conditions de son plan de sauvetage.
À Paris, les valeurs bancaires subissaient de nouvelles prises de bénéfice. Crédit agricole a encore reculé de 1,49 %, BNP Paribas de 1,22 % et Société générale de 1,43 %. Les spécialistes de métaux étaient pénalisés par les statistiques chinoises à l’image d’ArcelorMittal (- 0,66 %) ou Aperam (-2,2 %). Les investisseurs profitaient en revanche de l’accalmie pour réaliser quelques achats à bon compte sur des titres tels que Technip (+1,18 %), Alstom (+1,15 %), Renault (+1,04 %) ou Saint Gobain (+0,88 %).

vendredi 7 juin 2013

La CAC 40 termine la semaine sur une note positive

France EU Financial Crisis
 
L‘indice a terminé en hausse de 1,53 % à 3872,59 points. Les investisseurs qui redoutaient un coup de frein à la politique de la Fed ont été rassurés par les chiffres en demi-teinte de l’emploi américain.
Les investisseurs retenaient leur souffle avant la publication des chiffres de l’emploi américain. Ils semblent rassurés. Le CAC 40 a grimpé de 1,53 % à 3872,59 points. Les autres grandes places européennes ont également terminé en forte hausse. Francfort a grimpé de 1,92 % et Londres de 1,20 %,tandis qu’à Wall Street, en séance, le Dow Jones avançait de 1,30 % et le Nasdaq de 1,06 %.
Le rythme des créations d’emplois s’est légèrement accéléré le mois dernier, mais dans le même temps le taux de chômage a progressé, à 7,6 %, contre 7,5 % auparavant. Paradoxalement ces chiffres en demi teinte ont rassuré les marchés qui redoutaient un coup de frein dans la politique ultra généreuse de la Fed en cas d’amélioration sensible du marché du travail.
Auparavant la Bourse de Paris avait accumulé les séances dans le rouge. Sur l’ensemble de la semaine, le CAC 40 recule de 1,92 % en cinq jours. Saisis par le doute les investisseurs ont choisi d’empocher une part de leurs bénéfices.

Carrefour lanterne rouge du CAC 40 cette semaine

Les banques se retrouvent une fois encore en première ligne avec BNP Paribas (-1,95 % en cinq jours), Société générale (-2,32 %) ou Crédit agricole (-2,52 %).
Le secteur pétrolier et parapétrolier a souffert des inquiétudes de plus en plus vives sur la santé de l’économie mondiale. Total perd ainsi 1,78 % sur les cinq derniers jours, Maurel et Prom 6,28 %. Et du coté des valeurs parapétrolières, Vallourec cède 5,45 % dans la semaine, Technip 1,44 % et CGG Veritas 5,73 %.
Les groupes présents dans la construction, secteur particulièrement sensibles à la conjoncture ont également souffert à l’image de Bouygues (-3,79 %) Saint Gobain (-2,19 %) ou Lafarge (-3,16 %).
Carrefour est lanterne rouge du CAC 40 sur la semaine. Le titre abandonne 5,61 % en cinq jours après avoir grimpé de plus de 50 % depuis l’été dernier. De son coté, Publicis recule de 4,76 % sur les cinq dernières séances. Une baisse en trompe-l’œil liée en grande partie au détachement de son dividende de 0,90 euro mercredi dernier.
Rares sont les valeurs qui parviennent à tirer leur épingle du jeu. EDF avec un gain de 1,90 % affiche la plus forte hausse de la semaine. Dans un rapport publié mercredi, la Commission de régulation de l’énergie a estimé qu’il fallait fortement relever les tarifs de l’électricité pour couvrir l’envolée des coûts liés au parc nucléaire.
A noter également Axa a bénéficié de son côté de la future modification du code des assurances qui lui permettra d’accorder plus facilement des prêts aux entreprises: l’action grignote 0,45 %. Belle performance en revanche pour le réassureur Scor qui grimpe de 2,53 % en cinq jours. Le marché a salué le rachat des activités de réassurance-vie de Generali aux États-Unis.

jeudi 6 juin 2013

La BCE sème le trouble sur les marchés

La Bourse de Paris a terminé en baisse de 0,99 % à 3814,28 points. La BCE a revu en baisse sa prévision de croissance pour la zone euro.
Après un bref sursaut à l’ouverture, le CAC 40 a fait volte-face en milieu d’après-midi, après le discours du président de la BCE, Mario Draghi. Au finish le CAC 40 a perdu 0,99 %, à 3814,28 points. La veille il avait lâché 1,87 %. La Bourse de Paris a ouvert exceptionnellement à 10 heures, en raison «d’incidents techniques». «Ce décalage a aggravé la nervosité des investisseurs déjà tendus à l’orée d’une journée chargée en rendez-vous», selon les analystes d’ETX Capital.
Ailleurs en Europe, Francfort a d’ailleurs cédé 1,19 %, Londres 1,30 % et l’Eurostoxx 50 a terminé en baisse de 0,93 %. De son coté, la Bourse de New York, peinait à trouver une direction, à la veille de la publication du rapport mensuel sur l’emploi américain, un rendez vous toujours très attendu par les marchés. En séance, le Dow Jones reculait symboliquement de 0,07 % tandis que le Nasdaq grignotait 0,06 %.
En zone euro, sans surprise, la BCE maintenu son principal taux directeur inchangé, à 0,5 %.
Mario Draghi a estimé que l’activité économique devrait «se stabiliser et s’améliorer graduellement» au cours de l’année, même si la zone euro restera en récession en 2013. La BCE a d’ailleurs revu à la baisse sa prévision de croissance de la zone euro pour l’année en cours. Son président a réaffirmé que l’institution était «prête à agir», mais il a prévenu que certaines des mesures à l’étude pouvaient avoir des conséquences «inattendues». Les marchés n’ont pas apprécié.
D’autant qu’ils sont également dans l’incertitude face à la politique monétaire de la réserve fédérale américaine (Fed), jusque-là très accommodante mais dont le rythme des rachats d’actifs pourrait ralentir si la conjoncture venait à s’améliorer notablement.

Les bancaires et les cycliques attaquées

À Paris, les valeurs bancaires ont été une fois encore les principales victimes des prises de bénéfice. BNP Paribas a terminé en baisse de 2,14 %, Société générale a lâché 2,66 % et Crédit agricole 2,40 %. Les valeurs pétrolières faisaient également les frais des inquiétudes sur la conjoncture, à l’image de Total (-1,49 %), Vallourec (-2,69 %) ou Technip (-1,78 %). Parmi les rares hausses, Danone s’est adjugé 2,06 %, porté par une note particulièrement favorable d’Exane BNP Paribas qui estime que les perspectives du groupe devraient encore s’améliorer.

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