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mardi 30 juillet 2013

Les résultats des sociétés ont soutenu le CAC 40

Wall Street
 
Le marché parisien a renoué avec la hausse, gagnant 0,45 % mardi
 
Au lendemain d’une séance blanche, la cote parisienne est repartie de l’avant mardi grâce à une série de publications, au titre du premier semestre, meilleures qu’attendu. Le CAC 40 a progressé de 0,45 %, à 3.986,61 points, dans un volume d’échanges limité à 2,53 milliards d’euros. L’indice phare a de nouveau fait une incursion au seuil des 4.000 points, touchant 3.998,16 points au meilleur de la journée, sans parvenir à transformer l’essai.
Le lot de publications semestrielles du jour contenait bon nombre de bonnes surprises aux yeux des investisseurs. EDF a été particulièrement recherché (+7,39 %). Le groupe a revu à la hausse ses objectifs 2013 après une amélioration de sa performance au premier semestre, marqué par une croissance organique de 4,3 % des revenus et une progression de 6% du résultat d’exploitation (EBITDA). En outre, l’électricien a conclu un accord avec Exelon en vue de se retirer progressivement du secteur nucléaire aux États-Unis, une implantation qui s’était révélée décevante. Le très régulier Air Liquide a de son côté gagné 3,56 %, à 100,85 euros, un plus haut niveau historique en clôture. En dehors de l’indice vedette, les comptes semestriels d’Alcatel-Lucent (+14,41 %) et de Valeo (+4,15 %) ont aussi été salués. Cependant, le secteur bancaire a freiné l’indice, les banques tricolores BNP Paribas (-0,76 %), Société Générale (-0,11 %) et Crédit Agricole (-0,08%) reculant dans le sillage du britannique Barclays (-5,74 % à Londres) qui a confirmé une prochaine augmentation de capital de 12,8 milliards de livres, soit près de 15 milliards d’euros.
Après avoir fluctué à la mi-journée, le marché parisien s’est raffermi grâce à l’ouverture en hausse des places américaines. À l’heure de la clôture parisienne, le S&P 500 avançait de 0,28 % et le Nasdaq de 0,8 %. À la veille de la décision de la Réserve fédérale sur les taux d’intérêt, les opérateurs américains s’intéressaient eux aussi aux résultats des entreprises, dont ceux du géant pharmaceutique Pfizer et de l’opérateur de téléphonie mobile Sprint (racheté par SoftBank). Wall Street saluait aussi une nouvelle hausse des prix immobiliers, selon l’indice S&P Case-Shiller, et la confirmation d’un haut niveau de confiance des ménages, d’après l’Université du Michigan.

vendredi 26 juillet 2013

Le CAC 40 modère son avance dans le sillage de Wall Street

France EU Financial Crisis
 
Après avoir fugacement dépassé, pour la première fois depuis mai dernier, le niveau de 4000 points, le marché parisien réduisait son avance vendredi après-midi après l’ouverture de Wall Street.
La Bourse de Paris a nettement rebondi vendredi matin, soutenue par la cession d'Activision par Vivendi et par les publications de résultats, grimpant jusqu’à 4002 points, avant de ralentir en vue d’une ouverture dans le rouge à Wall Street. Dans l’après-midi, le CAC 40 n’avançait plus que de 0,56 % à 3978 points.
La vague des publications des résultats du jour, notamment ceux d’Air France, Lafarge, Kering, LVMH, Renault ou encore Safran, a dans un premier temps dynamisé la cote parisienne.
Toutefois, l’orientation négative des indices américains en préouverture freinait le marché en début d’après-midi. Le S&P 500 se dirige en effet vers une première baisse hebdomadaire en l’espace de cinq semaines, alors que les investisseurs tentent de digérer des résultats relativement mitigés. Le déclin reste cependant contenu à -0,4 % sur le S&P 500 et -0,37 % pour le NASDAQ Composite après une première heure d’échanges, alors que le niveau de confiance des ménages (mesurés par l’indice Reuters-Université du Michigan) a atteint en juillet un sommet depuis six ans.
Les valeurs à suivre
Vivendi (+1,91 %) va céder le contrôle de l'éditeur de jeux vidéo Activision Blizzard à ses dirigeants pour 8,2 milliards de dollars (6,2 milliards d'euros).
Renault (-0,75 %) a fait état d'une hausse de son résultat opérationnel au premier semestre, la maîtrise de ses prix lui ayant permis de compenser l'anémie du marché automobile européen.
Lafarge (+1,35 %) a publié des résultats opérationnels en recul au deuxième trimestre et a ajusté à la baisse sa prévision de marché pour 2013.
LVMH (+3,91 %) a vu sa rentabilité reculer au premier semestre, avec la baisse de la marge de sa mode-maroquinerie, la division dans laquelle est logée Louis Vuitton, marque phare du géant mondial du luxe.
De son côté Kering (ex-PPR: +3,80 %) a fait état d'une légère croissance de ses résultats semestriels, marqués par une amélioration des marges de Gucci.
Safran (+0,41 %) a relevé sa prévision de croissance de résultat opérationnel courant ajusté 2013 de près de 15% à environ 20%, à la faveur du dynamisme de son activité de services pour les moteurs civils et l'améliorationde son taux de couverture.
Soitec (+1,83 %) est resté pénalisé par la faiblesse du marché des PC lors de son premier trimestre fiscal, mais espère que son plan d'économies lancé fin mai lui permettra de dégager une marge opérationnelle positive au cours de l'exercice 2015-2016.
Rexel (-2,66 %) a annoncé un chiffre d'affaires et un Ebitda en baisse, soulignant que les conditions de marchés restent difficiles.
Technicolor (-0,29 %) a annoncé des résultats «en net progrès» à fin juin, marqués par une amélioration du chiffre d’affaires à données constantes et une augmentation de la rentabilité et de la génération de flux de trésorerie disponible.
Le bénéfice net de Total (+0,31 %) au deuxième trimestre, sur base ajustée, a reculé de 3 % à 2,699 milliards d’euros. Exprimé en dollars, le recul n’aurait été que de 1 %.
Air France-KLM (-2,03 %) vise pour le second semestre une amélioration de son résultat d'exploitation en ligne avec celle du premier semestre, au cours duquel il a nettement réduit sa perte grâce à une réduction de son coût unitaire.

mercredi 17 juillet 2013

La Fed fait la pluie et le beau temps en Bourse

Le CAC 40 a fini en hausse de 0,55 % à 3872,02 points. La journée a été mouvementée sur l’ensemble des places boursières.
Les actions françaises ont terminé la séance sur une hausse de 0,55 % à 3 872,02 points, à l’issue d’une journée mouvementée et entièrement placée sous le signe du discours du président de la Réserve fédérale américaine (Fed) qui a tenu en haleine l’ensemble des places financières mondiales.
Ben Bernanke a indiqué que la Fed a «l’intention de poursuivre les rachats d’actifs jusqu’à une amélioration substantielle du marché de l’emploi». Le maintien de son dispositif de soutien de la croissance s’explique par la faiblesse d’indicateurs économiques récemment publiés, dont des statistiques immobilières décevantes dans la matinée.

Quelques belles hausses à Paris

Le maintien d’une politique monétaire très accommodante aux États-Unis constitue certes une bonne nouvelle, mais le revirement du discours de Ben Bernanke entre la fin du mois de mai et aujourd’hui donne en même temps l’impression que la Fed navigue à vue. L’indice Dow Jones était ainsi proche de l’équilibre à la clôture à Paris.
L’action Schneider Electric (+ 2,64 %) figurait en tête des hausses du CAC 40. En l’absence de surenchère de la part du géant américain General Electric, les investisseurs considèrent que le projet d’OPA sur le groupe britannique Invensys à 505 pence est toujours d’actualité. À ce prix, l’opération devrait avoir un effet positif sur le résultat de Schneider dès l’année prochaine.
Les valeurs du secteur du luxe se sont aussi distinguées à la hausse, Kering et LVMH gagnant respectivement 1,74 % et 1,10 %.
L’Oréal, qui a fait état d’un ralentissement de la progression de ses ventes au deuxième trimestre, a finalement limité les dégâts avec un repli de 0,62 %.
Dans le secteur des médias, M6 (+ 2,25 %) et TF1 (+ 1,70 %) poursuivent leur redressement. Aucune nouvelle particulière n’est venue réveiller les deux titres, si ce n’est le sentiment de plusieurs analystes que ces titres sont tombés à des niveaux de valorisation attractifs au regard du «cash» généré par l’exploitation courante.
Club Méditerranée s’effrite de 0,11 %. L’OPA du fonds Axa Private Equity et du conglomérat chinois Fosun, à 17,50 euros par action, est ouverte depuis hier. Elle court jusqu’au 30 août 2013 inclus.

vendredi 5 juillet 2013

Le CAC 40 chute dans la dernière ligne droite

Jason Notter
La BCE maintiendra ses taux à un niveau exceptionnellement bas pendant «une période prolongée». Crédit Photo : Richard Drew/AP
 
Le CAC 40, a cédé 1,46 % vendredi, mais grignote 0,4 % dans la semaine.
La Bourse de Paris a joué aux montagnes russes cette semaine. Le CAC 40 a d’abord fait grise mine, alignant deux séances de net recul mardi (-0,66 %) et mercredi (-1,08 %), tandis que les craintes entourant la zone euro refaisaient brusquement surface avec la crise politique au Portugal et les déboires de la Grèce avec ses créanciers.
Les marchés ont fait volte face jeudi. Le CAC 40 a grimpé de 2,9 % rassuré par le discours du président de la BCE, Mario Draghi.
Vendredi il a rechuté, terminant en baisse de 1,46 % à 3 753,85points. Les chiffres de l’emploi américain ont douché l’optimisme des investisseurs.
L’économie des États-Unis a créé davantage d’emplois que prévu en juin à 195.000 tandis que le taux de chômage est resté inchangé à 7,6 %. Mais, paradoxalement «cette bonne surprise a ravivé les craintes d’un coup de frein plus rapide que prévu à la politique ultragénéreuse de la Fed» expliquait un analyste.
Les autres grandes places européennes ont également accusé le coup en fin de semaine. La Bourse de Londres a reculé de 0,72 %, celle de Francfort de 2,36 %, Milan de 1,74 % et Madrid de 1,67 %.
Wall Street, qui faisait relâche jeudi pour l’»Independance Day» et qui n’avait pas participé au rebond des marchés rattrapait un peu de son retard. Le Dow Jones grignotait 0,18 % en séance et le Nasdaq 0,0,41 %.
Le bilan hebdomadaire reste toutefois positif à la Bourse de Paris pour la deuxième fois de suite. Sur l’ensemble de la semaine, le CAC 40 grignote 0,4 %.
Très attendu par les marchés, le président de la BCE n’a pas déçu. Mario Draghi s’est engagé a maintenir une politique monétaire accommodante «aussi longtemps que nécessaire». Il a également évoqué la possibilité de réduire encore son principal taux directeur, abaissé en mai dernier à 0,5 %, adressant ainsi aux marchés financiers des signaux d’une limpidité inhabituelle.
Le secteur automobile s’est tout particulièrement distingué cette semaine. Les analystes redécouvrent les atouts de ces valeurs hautement cycliques, qui ont été littéralement massacrées au plus fort de la crise. Goldman Sachs a intégré Peugeot dans sa liste de valeurs à acheter en priorité. L’analyste estime que le groupe est au pied du mur et va devoir trouver un plan de redressement clair qui permettra de dévoiler tout son potentiel. Le titre a grimpé de 12,22 % dans la semaine. Sa filiale Faurecia a aussi profité du mouvement s’adjugeant 10,91 % en cinq jours tandis que Renault a encore avancé de 6,27 %.
Les valeurs bancaires, particulièrement sensibles à l’orientation des politiques monétaires, font également partie des grandes gagnantes de la semaine boursière. BNP Paribas a grimpé de 2,33 % en cinq jours, Société générale 2,25 %, et Crédit agricole s’adjuge 2,45 % sur la semaine. Le secteur du luxe te les cycliques industrielles profitent également des signes de plus en plus nombreux et tangibles de redressement de l’économie américaines avec Kering et Legrand qui avancent de 6,02 %, ST Microelectronics (+4,78 %) ou Technip (+4,54 %).

jeudi 4 juillet 2013

Stimulés par la BCE, les marchés rebondissent

A trader looks up the board after the closing bell on the floor of the New York Stock Exchange
 
Les marchés étaient privés de l’aiguillon de Wall Street jeudi, fermée pour l’Independance Day. Crédit Photo : © Brendan McDermid / Reuters/REUTERS
 
L’annonce d’une possible baisse du taux directeur de l’institution a donné un coup de fouet aux indices. Le CAC 40 a grimpé de 2,90 %.
Les marchés ont retrouvé de belles couleurs jeudi. A Paris, le CAC 40 a grimpé de 2,90 % à 3809,31 points. La veille, il avait perdu 1,08 % miné par la crise politique au Portugal et les nouveaux déboires de la Grèce avec ses créanciers.
Ailleurs en Europe, la Bourse de Londres a grimpé de 3,08 %, celle de Francfort de 2,11 %. Milan a avancé de 3,44 % et Madrid 3,07 %. Lisbonne qui avait chuté de 5,31 % mercredi a bondi de 3,70 %.
Les marchés qui ont récemment été secoués par l’annonce d’un probable changement de cap dans la politique de la Fed ont reçu avec enthousiasme le discours tenu par Mario Draghi, le président de la Banque centrale européenne. A l’issue de la réunion mensuelle de l’institution, ce dernier a réaffirmé que sa politique resterait accommodante «aussi longtemps que nécessaire». Dans le langage toujours très codé des banquiers centraux il a également ouvert la porte à une nouvel assouplissement affirmant que les taux devraient rester «à leur niveau actuel» ou «plus bas» pendant «une période de temps prolongée».
Après la panique provoquée la veille, les marchés saluaient les efforts déployés par la coalition au pouvoir pour tenter de contenir la crise politique, provoquée par la démission tonitruante de plusieurs membre du gouvernement en début de semaine. Mario Draghi a apporté son blanc seing à l’équipe en place, affirmant que le pays est entre des «mains sûres».

Les banques grimpent, Peugeot s’envole

À Paris, les valeurs financières qui avait particulièrement souffert la veille conduisaient le rebond: la Société générale a gagné 5,18 %, BNP Paribas s’est adjugé 4,79 % et Crédit agricole a terminé en tête du CAC 40 avec un gain de 6,46 %. Les valeurs cycliques profitaient également du mouvement à l’image de Lafarge (+5,13 %) ou Schneider (+3,96 %).
Privés de l’aiguillon de Wall Street, fermée pour, «l’Independance Day», la fête nationale américaine, les investisseurs portaient une attention toute particulière aux recommandations des analystes. Peugeot s’est ainsi envolé de plus de 10 % après une note particulièrement favorable des analystes de Goldman Sachs. De même, Essilor (+5,38 %) et Sodexo (+2,80 %) étaient soutenus par un relèvement de recommandation respectivement de Société Générale et JPMorgan Cazenove.

mercredi 3 juillet 2013

Les marchés secoués par la crise au Portugal

A broker trades euros on the currency market at BGC Partners in London
Wall Street qui gardera ses porte clause jeudi pour célébrer la fête nationale, était également freiné par les inquiétudes entourant la zone euro. Crédit Photo : © Suzanne Plunkett / Reuters/REUTERS
 
Le CAC 40 a cédé 1,08 % mercredi. Les investisseurs sont préoccupés par la crise politique portugaise et les incertitudes autour de la Grèce.
 
Les investisseurs se remettent à douter et le CAC 40 a reculé de 1,08 % 3702,01 points. Toutes les grandes places boursières ont été emportées: Londres a abandonné 1,17 %, Francfort 1,03 %, Milan 0,54 %, Madrid a chuté de 1,56% et Lisbonne a dévissé de 5,31 %.
Les craintes entourant la zone euro ont brusquement refait surface avec la crise politique au Portugal. Le gouvernement est fragilisé par la valse de ses ministres. Après la démission du ministre des Finances Vitor Gaspar lundi soir, le ministre des Affaires étrangères Paulo Portas a lui aussi jeté l’éponge mais le Premier ministre Pedro Passos Coelho a refusé d’accepter sa démission pour tenter de sauver la coalition au pouvoir. Le taux à 10 ans de la dette portugaise a flambé au-dessus de 8 % en séance pour la première fois depuis novembre 2012.
Les inquiétudes sur la Grèce et sa capacité à obtenir sa prochaine tranche d’aide pesaient également sur le moral des investisseurs, tout comme l’évolution de la situation politique en Égypte, à quelques heures de l’expiration de l’ultimatum fixé par l’armée au président Morsi.
Wall Street qui gardera ses portes fermées jeudi pour célébrer la fête nationale, était également freiné par les inquiétudes entourant la zone euro. L’indice Dow Jones, grignotait 0,12 %, en séance et le Nasdaq grignotait 0,25 %.
Les bonnes nouvelles passaient au second plan. Ainsi le recul du chômage pendant la dernière semaine du mois de juin aux États-Unis, tout comme le redressement des embauches dans le secteur privé ne suffisaient pas redresser réellement le moral des investisseurs.

La BCE en ligne de mire

Désormais, ces derniers ont en ligne de mire la réunion de la Banque centrale européenne jeudi et surtout le rapport mensuel sur l’emploi américain vendredi. Paradoxalement «une bonne surprise ne serait pas forcément bien accueillie par les marchés, elle raviverait les craintes d’un coup de frein plus rapide que prévu de la politique ultragénéreuse de la Fed» expliquait un analyste.
À Paris, le secteur bancaire a été particulièrement attaqué. Crédit agricole a terminé en baisse de 1,71 %, BNP Paribas de 2,33 % et Société générale de 2,03 %. Seules quelques valeurs fortement décotées ou hautement défensives parvenaient à tirer leur épingle du jeu, comme STMicroelectronics (+ 2,55 %) Renault (+ 1,28 %) et Peugeot (+ 3,96 %) ou le laboratoires Boiron (+0,66 %).

mardi 2 juillet 2013

Les Bourses font une pause, Paris recule de 0,66 %

Les investisseurs ont joué la carte de la prudence avant une fin de semaine riche en rendez-vous économiques.
Manque d’entrain hier sur les Bourses européennes. Le CAC 40 a terminé en baisse de 0,66 %, à 3.742,57 points, dans un volume d’échanges très réduit d’environ 2,2 milliards d’euros. La veille il avait avancé de 0,76 % après avoir gagné plus de 2,2 % la semaine précédente.
Ailleurs en Europe Londres, a terminé pratiquement à l’équilibre reculant symboliquement de 0,06 % mais Francfort a lâché 0,92 %. Wall Street était également sur la défensive. En séance, le Dow Jones grignotait 0,37 % et le Nasdaq 0,42 %.
Les investisseurs redoublent de prudence avant les chiffres de l’emploi et du chômage pour le mois de juin aux États-Unis, attendus vendredi. Ce rapport mensuel sera particulièrement scruté puisque la banque centrale américaine a prévenu que si le chômage poursuivait sa décrue, elle pourrait réduire d’ici la fin de l’année ses injections de liquidités, très appréciées des marchés. Parmi les autres rendez-vous d’importance figure la réunion de la Banque centrale européenne (BCE) jeudi. D’ici là les marchés devraient encore tourner au ralenti. Wall Street gardera en effet ses portes closes demain après midi et jeudi pour la fête nationale américaine, l’Independance Day.
Dans le même temps, l’inquiétude sur les pays jugés les plus fragiles de la zone euro revient sur le devant de la scène, avec la démissions surprise du ministre portugais des Finances et l’ultimatum imposé à la Grèce par ses bailleurs de fonds. La Troïka qui s’inquiète du peu d’avancée dans les réformes exige qu’Athènes lui présente, d’ici vendredi, un plan de marche convaincant. Faute de quoi elle menace de ne pas verser la prochaine tranche d’aide à la Grèce qui s’élève 8,1 milliards d’euros.

Les banques attaquées

À Paris, les valeurs bancaires figuraient de nouveau parmi les plus fortes baisses, à l’image de Société générale (- 1,18 %) et de Crédit agricole (- 1,12 %).
Danone (-1,53 %) aa accusé la plus forte baisse du CAC 40, pâtissant notamment de l’ouverture d’une enquête en Chine sur le lait infantile visant plusieurs grands groupes agroalimentaires. LVMH a lâché 0,98 %. La Commission des sanctions de l’AMF a infligé la veille une amende de 8 millions d’euros au groupe de luxe, pour ne pas avoir informé le marché de sa montée surprise au capital d’Hermès (-0,60 %).
Du coté des hausses, Gecina a grimpé de 2,70 % après s’être séparé de ses quatre villages de vacances exploités par le Club Med. A noter également la belle performance d’Archos (+3,85 %) qui a affirmé avoir enrayé l’effondrement de ses ventes, après une de 37 % sur les trois premiers mois de l’année.

lundi 1 juillet 2013

La Bourse de Paris repart de l’avant, le CAC gagne 0,76 %

A share trader reacts during the morning trading session at Frankfurt's stock exchange
 
Encouragés par des statistiques de bonne facture, les marchés ont débuté le semestre sur une note positive.
Après avoir marqué une pause en fin de semaine dernière, la Bourse de Paris a repris sa marche en avant. Le CAC 40 a gagné 0,76 % à 3767,48 points. Vendredi, il avait glissé de 0,62 %. Mais sur l’ensemble de la semaine il avait gagné 2,21 % mettant ainsi un terme à une série de cinq semaines d’affilée dans le rouge.
La Bourse de Londres a pris 1,49 % et celle de Francfort 0,31 %. Wall Street n’était pas en reste. Le Dow Jones avançait de 1,04 % en séance et repassant ainsi le seuil des 15000 points et le Nasdaq grimpait de 1,35 %.
Une série de statistiques de bonne facture en provenance des deux coté de l’Atlantique a apporté du baume au cœur des investisseurs. L’activité manufacturière a renoué avec la croissance aux États-Unis en juin tandis que les dépenses de construction ont atteint en mai leur niveau le plus élevé en près de quatre ans. Bonne nouvelle également en zone euro, où l’activité dans l’industrie a continué de se redresser en juin pour atteindre son plus haut niveau en 16 mois avec des résultats encourageants dans pratiquement tous les pays, même dans ceux qui suscitaient de vives d’inquiétudes ces derniers temps, comme l’Italie ou l’Espagne.

Un appétit pour le risque très mesuré

L’appétit pour le risque reste toutefois mesuré avant la publication vendredi des chiffres de l’emploi et du chômage américain pour le mois de juin, un rendez vous très attendus par les opérateurs qui s’interrogent sur la politique que va mener la banque centrale américaine dans les prochains mois. D’autant, que d’ici là les marchés devraient tourner au ralenti. Wall Street gardera en effet ses portes closes mercredi après midi et jeudi pour la fête nationale américaine.
A Paris, les investisseurs profitaient de ce léger vent d’optimisme pour renforcer leur positions sur de belles valeurs de croissance comme Pernod Ricard (+3,18 %) ou les spécialistes du luxe Kering (+3,43 %) et LVMH (+2,29 %).
Le secteur automobile a encore été fortement chahuté. Les ventes de voitures neuves ont encore reculé de 9 % en juin et de 11,3 % sur les six premiers mois de l’année, selon le Comité des constructeurs français d’automobiles (CCFA). Peugeot, dont les immatriculation se sont repliées de 9,5 % le mois dernier a terminé en baisse de 2,81 % tandis que Renault, dont les ventes ont reculé de seulement 3,6 % a avancé de 1,68 %.

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