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lundi 30 janvier 2012

Emporté par les banques, le CAC 40 perd 1,60 %


L’indice parisien a terminé la séance à 3 265,64 points. L’incertitude sur l’issue des négociations entre la Grèce et ses créanciers a lourdement pesé sur le moral des investisseurs.
L’ambiance reste maussade à la Bourse de Paris. L’incertitude sur l’issue des négociations entre Athènes et ses créanciers privés continue de produire ses effets néfastes sur le moral des investisseurs.
Le CAC 40 a creusé ses pertes pendant pratiquement toute la séance. Il a finalement reculé de 1,60 %, à 3 265,64 points, dans un volume d’échanges d’environ 3 milliards d’euros. Vendredi, l’indice avait déjà reculé de 1,32 %.
Les autres grandes places européennes ont également broyé du noir pendant pratiquement toute la journée. Londres a finalement reculé de 1,09 %, et Francfort de 1,04 %. Du côté des indices paneuropéens, l’Euro Stoxx 50 a glissé de 1,19 %. Suspendue aux développements de la crise de la dette en Europe, Wall Street était également sur la défensive. En séance, le Dow Jones reculait de 0,85 % et le Nasdaq de 1 %.
L’ambiance était particulièrement fébrile sur les marchés avant l’issue d’un nouveau sommet européen. Officiellement, la réunion devait être consacrée aux moyens de relancer la croissance et l’emploi en Europe et à l’adoption d’un nouveau pacte budgétaire visant à renforcer la discipline commune. Mais, une fois de plus, la crise grecque s’est invitée dans les débats. Le pays est toujours dans l’impasse avec ses créanciers sur la renégociation de sa dette.
L’Allemagne a jeté un froid en évoquant dans un document de travail soumis ce week end à l’Eurogroupe, la mise sous tutelle de la Grèce. La chancelière Angela Merkel s’est efforcée de calmer la controverse suscitée par cette proposition en affirmant que l’Europe devait avant tout aider la Grèce à remplir ses objectifs de réformes. Le sommet a été précédé par une rencontre tripartite entre le président Nicolas Sarkozy, et ses homologues allemand et italien, Angela Merkel et Mario Monti. Mais rien n’a filtré de cette rencontre, laissant la porte ouverte à de nombreuses hypothèses.

Succès des emprunts italien et français

Le succès des emprunts italien et français n’a pas suffi à redresser le moral des investisseurs. L’Italie est parvenue sans difficultés à placer pour près de 7,5 milliards de dette à quatre, cinq et dix ans, avec des rendements au plus bas depuis octobre malgré le déclassement de la note de crédit du pays annoncée vendredi par Fitch. De son coté, la France a levé avec succès plus de 8,3 milliards d’euros sur des échéances courtes, avec des taux en baisse et une forte demande. Deux opérations qui confirme la nette accalmie sur le marche des dettes souveraines en zone euro.
A Paris, le secteur bancaire, était de nouveau à la peine alors que les négociations se prolongeaient entre Athènes et ses créanciers privés. Société générale a perdu 6,45 %, Crédit agricole 6,59 % etBNP Paribas 7,12 %. De son coté Axa a cédé 3,39 %. Standard & Poor’s a maintenu la note de crédit de l’assureur vendredi mais l’a assortie d’une perspective négative. L’agence de notation a par ailleurs annoncé ramener la note de solidité financière de CNP Assurances (-1,43 %) de AA- à A +, décision assortie d’une perspective négative.
Quelques valeurs du secteur immobilier comme Kaufman and Broad (+1,89 % à 15,65 euros) ou Unibail Rodamco (+0,10 % à 147 euros) se distinguaient après les annonces de Nicolas Sarkozyvisant à encourager le logement. Les investisseurs tentaient également de trouver refuge auprès des valeurs défensives comme Essilor International (+1,85 %) ou Sanofi (+0,64 %) parvenaient également à tirer leur épingle du jeu.

Valeurs à suivre

ArcelorMittal(-3,85 % à 15,72 euros). Le numéro un mondial de la sidérurgie va supprimer des postes et diminuer ses niveaux de production en Europe de l’Est afin de s’adapter à la baisse de la demande sur le marché européen, a annoncé un porte-parole du groupe. Près de 1000 postes seront supprimés dans ses sites polonais et 630 emplois en République tchèque.
Hi-Media (3,86 % à 2,24 euros). Le groupe et France Économie Régions (FER) constituent le tandem de repreneurs du quotidien économique La Tribune.
Groupe Eurotunnel (-1,87 % à 6,03 euros), a annoncé une hausse de 16 % de son chiffre d’affaires 2011.
Areva (-2,19 % à 18,52 euros). Les groupes de défense Thales et Safran détiennent désormais la totalité du capital du fabricant de détecteurs infrarouges Sofradir.
Carrefour (-4,08 % à 17,51 euros). Le groupe a confirmé l’arrivée de George Plassat à sa tête, en remplacement de Lars Olofsson.
Ipsen (-2,72 % à 22,52 euros). L’un des médicaments phares du laboratoire, le Tanakan sera déremboursé à partir du 1er mars pour manque d’efficacité, a annoncé vendredi le groupe
Total (-0,69 % à 39,81 euros). Le géant pétrolier est en passe de s’assurer les droits d’exploration de plusieurs champs pétrolifères et gaziers dans le Kurdistan irakien, rapporte dimanche le Sunday Times.
- Doura Diallo -

samedi 28 janvier 2012

Wall Street: la bonne excuse du PIB pour consolider.


Wall Street a pris vendredi le prétexte d'un PIB américain légèrement en-dessous du consensus au 4ème trimestre pour entamer une phase de consolidation sans grande intensité.
Vers 11h30 (heure de New York), le Dow Jones lâche 0,4% à 12.678,9 points, tandis que le Nasdaq Composite prend 0,3% à 2813,1 points.
'On cherche manifestement une direction après les chiffres du PIB', note un analyste basé dans le MidWest.
Publiée avant l'ouverture, la croissance du produit intérieur brut est ressortie à un rythme annualisé de 2,8%, alors que les économistes anticipaient en moyenne une croissance de 3%.
Les spécialistes sont visiblement partagés sur le sens à donner à cette performance de tout début d'année, souvent sujette à de futures révisions.
'Le ralentissement de l'économie mondiale va de toute façon peser d'une certaine manière sur les exportations des Etats-Unis, au même titre que d'autres risques potentiels comme la situation en Europe ou la santé du marché immobilier', prévient un spécialiste.
Du côté des valeurs, Procter & Gamble (-0,7%) est en difficulté sur le Dow après avoir abaissé son objectif de BPA ajusté pour son exercice 2012.
L'action Ford chute quant à elle de 2,4%. Le constructeur a dégagé un profit exceptionnellement élevé au quatrième trimestre 2011, grâce à des éléments de nature comptable, mais qui masque en réalité un bénéfice opérationnel inférieur aux attentes du marché
Starbucks recule de 2,1% après avoir relevé sa prévision de bénéfice pour l'exercice 2012, mais à un niveau inférieur aux attentes des analystes.
- Doura Diallo -

Wall Street finit la semaine en ordre dispersé


Les investisseurs ont été déçus par le chiffre de la croissance du produit intérieur brut des États-Unis pour le quatrième trimestre 2011. La crise en zone euro a également plombé l’ambiance.
La Bourse de New York clôture la semaine sans direction. Ce vendredi, le Dow Jones a perdu 0,58% à 12.660,46 points et le S&P 500 a reculé de 0,16% à 1316,32 points. Le Nasdaq a grimpé pour sa part de 0,40% à 2816,55 points.
Le chiffre de la croissance des États-Unis au quatrième trimestre s’est révélé légèrement décevant à 2,8 % en rythme annuel contre 3 % attendus par les analystes. Sur l’ensemble de l’année 2011, la croissance économique du pays n’a atteint que 1,7 %, après avoir été de 3,0 % en 2010, indique le département du Commerce.
Cette nouvelle a fait passer au second plan l’annonce d’un accord imminent en Grèce. Les discussions à Athènes sur la dette entre le gouvernement et les créanciers privés ont permis de réaliser «des progrès» et doivent se poursuivre samedi, a annoncé dans un communiqué le lobby bancaire international (IIF). De son côté, une source du ministère grec des Finances a fait savoir qu’il y avait eu «des progrès importants concernant les sujets techniques et juridiques», tout en soulignant qu’il y avait encore «beaucoup de travail à faire». «Nous sommes sur le point de conclure un accord», a assuré le commissaire européen aux Affaires économiques Olli Rehn.
Toutefois, Fitch est venu rappeler dans la soirée que le risque d’un éclatement de la zone ne pouvait pas «être complètement écarté». L’agence d’évaluation financière a abaissé la note de l’endettement à long terme de cinq pays de la zone euro, dont l’Italie et l’Espagne.
Sur le front macroéconomique, la confiance des consommateurs américains a atteint en janvierson plus haut niveau depuis près d’un an grâce à un regain d’optimisme sur l’évolution du marché du travail, .
Dans la soirée, l’euro progressait face au dollar malgré ces annonces, à 1,3213 dollar. Le pétrole a terminé en baisse vendredi à New York, à 99,56 dollars le baril

Valeurs à suivre

Ford Motor (-5,63 % à 12,07 dollars) a publié vendredi un bénéfice trimestriel inférieur aux attentes en raison d’une hausse du coût des matières premières et des pertes subies par ses activités automobiles en Europe et en Asie. Hors éléments exceptionnels, le résultat opérationnel du deuxième constructeur automobile américain est ressorti à 1,1 milliard de dollars (837 millions d’euros) sur les trois derniers mois de 2011, soit 0,20 dollar par action, contre 1,3 milliard (0,30 dollar par action) un an plus tôt.
Procter & Gamble (-1,27 % à 64 dollars) a annoncé une chute de 49 % de son bénéfice trimestriel en raison d’une charge de dépréciation passée au titre de ses activités produits pour salons de beauté professionnels notamment. Le numéro un mondial des biens de consommation courante a dégagé sur le deuxième trimestre, clos fin décembre, de son exercice 2011-2012 un résultat net de 1,69 milliard de dollars, soit 0,57 dollar par action contre 3,33 milliards (1,11 dollar/action) il y a un an.
Starbucks (-2,05 % à 47,33 dollars) a annoncé des bénéfices supérieurs aux attentes. Les profits du groupe sont en hausse de 10 % à 382,1 millions.
Eastman Chemical (+9,16 % à 51,54 dollars) a annoncé le rachat de Solutia pour environ 3,38 milliards de dollars (2,57 milliards d’euros) dans le cadre d’une opération en numéraire et en actions destinée à renforcer sa présence dans la région Asie-Pacifique.
L’équipementier télécoms américain Motorola Mobility (+0,39 % à 38,82 dollars) a annoncé jeudi une perte nette annuelle de 249 millions de dollars, plus que doublée en un an, un résultat toutefois globalement meilleur que les attentes du marché.
La société de biotechnologies Amgen (+0,66 % à 68,55 dollars) a publié jeudi après la clôture de Wall Street un résultat inférieur aux attentes au titre du dernier trimestre de 2011 tout en livrant des prévisions encourageantes pour le nouvel exercice fiscal. D’octobre à décembre, Amgen dit avoir dégagé un bénéfice net de 934 millions de dollars, 1,08 dollar par action, contre 1,02 milliard, 1,08 dollar par titre, un an auparavant.
La compagnie Costa Corciere, propriétaire du Concordia, et filiale de l’américain Carnival (+0,89 % à 30,75 dollars) et une association de passagers qui ont survécu à l’accident du 13 janvier, sont parvenus ce vendredi à un accord qui prévoit un dédommagement forfaitaire de 11.000 euros par passager, plus les frais.
- Doura Diallo -

jeudi 26 janvier 2012

Le CAC 40 clôture sur une nette hausse


L’indice parisien a gagné 1,53% à 3363,23 points, soutenu par le discours rassurant de la Fed et par l’accalmie sur le marché des dettes souveraines en zone euro. Carrefour s’est envolé sur des rumeurs de départ de son patron.
La Bourse de Paris a retrouvé de belles couleurs. Le CAC 40 a gagné 1,53%, à 3363,23 points, dans un volume d’échanges étoffé d’environ 3,3 milliards d’euros. La veille, il avait perdu 0,31%, miné par l’absence d’avancée sur l’épineuse question de la crise grecque.
Les autres grandes places européennes ont suivi la même tendance. Londres a progressé de 1,26 %, Francfort s’est adjugé 1,84 % et l’Euro Stoxx 50, 153 %. Wall Street se montrait plus hésitante. En séance le Dow Jones avançait de 0,22 % mais le Nasdaq glissait de 0,18 %.
Le marché parisien a été soutenu dès l’ouverture par le discours rassurant tenu la veille par la banque centrale américaine. Mercredi soir, la Fed a laissé entendre qu’elle ne rehausserait pas ses taux d’intérêt avant fin 2014. Ramenés, il y a un peu plus de trois ans, dans une fourchette comprise entre 0% et 0,25% les taux américains n’ont pas bougé depuis. Les marchés étaient également stimulés par quelques résultats d’entreprises supérieurs aux attentes, avec notamment ceux du loueur de vidéos sur internet Netflix ou encore ceux de Caterpillar. Le premier constructeur mondial d’engins de chantier, dont les chiffres font figure d’indicateur avancé de la conjoncture, tirait à la hausse le Dow Jones.

Succès de l’emprunt italien

En Europe, l’accalmie sur le marché de la dette publique se confirme chaque jour un peu plus. L’émission obligataire italienne a rencontré un franc succès: le pays a levé 5 milliards d’euros d’obligations à échéance 2014 à des taux en forte baisse. Dans la foulée, sur le marché secondaire, le taux des bons du trésor italien à 10 ans est passé sous le seuil de 6% pour la première fois depuis début décembre dernier, signe d’un regain de confiance des investisseurs quant à la situation économique du pays qui a longtemps été dans la ligne de mire des marchés.

Intenses négociations à Athènes

Toutes ses bonnes nouvelles ont permis de faire passer au second plan les inquiétudes des investisseurs sur l’issue des négociations entre Athènes et ses banques pour effacer une partie de la dette du pays. Bruxelles a fixé cette semaine une date butoir: le 13 février prochain. Ce qui nécessite qu’un accord soit trouvé avant la fin de la semaine prochaine. Depuis une semaine les membres de la troïka- qui rassemble l’Union européenne, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international - mènent d’intenses négociations avec Athènes. Jeudi ils ont été rejoint par les représentants des banques créancières de la Grèce.
Face à cette série de bonnes surprises, les valeurs cycliques conduisaient la hausse à la Bourse de Paris. Lafarge a ainsi gagné 4,76%, Alstom 3,91%, et les constructeurs automobiles Peugeot etRenault ont grimpé respectivement de 3,53% de 3,66%. La plus belle performance du CAC 40 revient toutefois à Carrefour qui s’est adjugé 7,46% sur des rumeurs insistantes de départ imminent de son président Lars Olofsson.

Valeurs à suivre

Havas(+0,79% à 3,57 euros). Selon le directeur général du groupe David Jones, le marché publicitaire mondial sera en mesure de surmonter les répercussions de la crise dans la zone euro cette année car la croissance va continuer d’être tirée par le numérique et les émergents, a déclaré mercredi à Reuters
Airbus. La filiale d’EADS (-1,41% à 25,44 euros) a attribué l’apparition de fissures les ailes d’une série d’A380 à des défauts de conception et de fabrication. Le groupe a indiqué hier qu’il travaillait à l’élaboration d’une solution en deux étapes, tout en soulignant que son appareil pouvait continuer de voler en toute sécurité. À noter qu’un conseil d’administration d’EADS est attendu dans la journée pour confirmer la nomination de l’Allemand Tom Enders comme directeur exécutif, et désigner Jean-Claude Trichet comme nouvel administrateur, selon Les Échos.
Technip (+1,06% à 72,36 euros). La raffinerie bulgare du russe Lukoïl a signé hier un contrat de 910 millions d’euros avec une filiale italienne du groupe français pour la construction d’une installation d’hydrocraquage destinée au raffinage des carburants lourds. La part du contrat revenant à Technip sera d’environ 600 millions d’euros.
Plastic Omnium(+6,53% à 20,56 euros). Après avoir dévoilé un chiffre d’affaires record au quatrième trimestre 2011, à 1,66 milliard d’euros (+20,7 %), l’équipementier automobile s’est dit confiant sur ses perspectives. Il a également dévoilé quelques précisions sur ses résultats annuels, attendus début mars, qui devraient montrer une «forte progression» de la marge opérationnelle et du résultat net.



- Doura Diallo -

mercredi 25 janvier 2012

La Bourse de Paris fait une pause, le CAC 40 perd 0,47 %.


L’indice parisien a terminé la séance à 3322,65 points. Le marché a été freiné par des résultats mitigés et par l’attente d’une issue dans la négociation entre Athènes et ses banques. Les valeurs bancaires sont à la peine.
Les Bourses, qui avaient vivement rebondi la semaine dernière, ont fait une pause. Le CAC 40 s’est enfoncé de 0,47 % à 3322,65points.
Signe de la frilosité des investisseurs, les volumes fondent. Moins de 2,5 milliards d’euros ont changé de mains sur les grandes valeurs françaises.
Les autres grandes places européennes étaient sur la même ligne. Londres a terminé en baisse de 0,53 %, l’indice Footsie finissant à 5751,9points, et Francfort a cédé 0,27 %, à 6 419,22 points. L’indice européen Euro Stoxx 50 a perdu 0,53 %. Wall Street, qui navigue sur des sommets inconnus depuis plus de six mois, marquait également le pas. En séance, le Dow Jones reculait de 0,30 % tandis que le Nasdaq grappillait 0,09 %. Tandis que la saison des résultats bat son plein, les bénéfices des entreprises américaines se sont révélés mitigés. Le géant pharmaceutique Johnson and Johnson a vu son bénéfice net chuter de plus de 27 % en 2011 tandis que les profits de McDonald’s ont grimpé de 11 % l’an dernier.
En Europe, l’attention était toujours monopolisée par le dossier grec.
La Grèce est de nouveau lancée dans une course contre la montre pour éviter la faillite, sommée par ses partenaires de la zone euro d’obtenir rapidement des conditions plus favorables de la part de ses créanciers privés et de lutter plus activement encore contre ses déficits chroniques. La réunion de l’Eurogroupe s’est fixé en effet une date butoir, celle du 13 février, avant laquelle Athènes doit trouver une issue pour lancer, à temps, l’offre publique d’effacement d’une partie de la dette. Une échéance qui impose de boucler les négociation avec les créanciers privés avant la fin de la semaine prochaine.
Le dossier hongrois pourrait également revenir sur le devant de la scène. Les grands argentiers européens ont en effet ouvert la voie à des sanctions inédites si Budapest ne prend pas des mesures drastiques pour réduire son déficit public. Visiblement décidés à éviter de nouveaux dérapages, les ministres des Finances des 27 pays de l’Union européenne se sont également mis d’accord pour réguler les produits dérivés, accusés d’avoir contribué à la crise sur les marchés financiers.
Dans ce contexte déjà très tendu, le Fonds monétaire international a dressé un tableau particulièrement sombre de la situation économique de la planète. Selon l’institution, la croissance mondiale devrait chuter à 3,3 % en 2012 et la zone euro retomber en récession (-0,5 %). La France et l’Allemagne connaîtraient respectivement une croissance de 0,2 % et de 0,3 % cette année.
Seule bonne nouvelle du jour, l’accalmie sur le marché de la dette publique se confirme. Madrid a levé plus de 2,5 milliards d’euros en bons à trois et six mois, profitant pour la septième fois consécutive de taux d’intérêt en forte baisse.
Les valeurs bancaires en baisse
À Paris, les opérateurs choisissaient d’empocher une part de leurs bénéfices sur les valeurs bancaires qui avaient conduit la hausse ces derniers jours. D’autant que Standard & Poor’s a dégradé d’un cran les notes de Société Générale (-5,39 %) et de Crédit Agricole (-4,07 %), tout en laissant inchangée celle de BNP Paribas (-1,83 %). Cette annonce qui s’inscrit en droite ligne de la perte du triple A français était largement attendue.
Valeurs à suivre
L’action Soitec(+9,18 % à 4,83 euros) signe la plus forte hausse de l’indice SBF 120, le fabricant de plaques de silicium sur isolants (SOI) ayant annoncé un renforcement de son partenariat avec Sumitomo Electric Industries.
Hier après clôture de la Bourse de New York, STMicroelectronics (-5,83 % à 5,3 euros) a fait état d’un recul plus marqué que prévu de son chiffre d’affaires et de ses marges au quatrième trimestre 2011, en raison du ralentissement de l’économie qui pesé sur le marché des semi-conducteurs, tendance qui devrait perdurer au cours des premiers mois de 2012.
Alstom(-3,02 % à 28,75 euros) pourrait réagir aux résultats trimestriels décevants de Siemens, pénalisé par un ralentissement de la conjoncture se traduisant par un recul significatif de ses entrées de commandes.




- Doura Diallo -

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