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jeudi 28 mars 2013

Inquiet pour Chypre, le CAC 40 avance timidement

Le CAC 40 évolue en très légère hausse après la réouverture des banques chypriotes. La Bourse chinoise a perdu 1,26 % ce matin après des mesures de restriction du crédit.
Le marché parisien reste sur ses gardes ce jeudi. Le CAC 40 avance de 0,17 % à 3718,09 points en milieu de séance, après son net recul de la veille.
Les marchés restent toujours fragilisés par Chypre où les banques ont rouvert leurs portes et par les difficultés politiques en Italie. Les investisseurs ont peu réagi à la réouverture des banques à Chypre, pour six heures après douze jours de fermeture qui ont paralysé l’île.
Cette ouverture s’accompagne d’une série de mesures drastiques visant à prévenir la fuite des capitaux, suspendant notamment l’encaissement des chèques aux guichets et limitant à 300 euros par jour les retraits en liquide par carte de crédit. La prudence est également de mise concernant l’Italie «alors que les consultations pour former un nouveau gouvernement s’achèvent aujourd’hui en fin de matinée
L’euro se traite autour de 1,28 dollar, en légère hausse sur son point bas de quatre mois touché la veille à 1,2750, dans un contexte d’inquiétude sur la stabilité financière de la zone euro.
La Bourse de Tokyo a terminé en baisse de 1,26 % ce matin, tandis que le yen regagnait du terrain en attendant la réunion de la Banque du Japon la semaine prochaine. La tendance baissière en Asie a été accentuée par les dernières mesures des autorités chinoises visant à freiner le développement des offres de produits financiers par les banques.

Les valeurs à suivre

Maurel et Prom (-3,47 % à 13,64 euros) a publié des résultats 2012 en baisse, le groupe n’ayant pas bénéficié des cessions qui avaient dopé ses comptes en 2011, et a dit souhaiter renforcer sa génération de cash-flow et ses réserves en 2013.
CNP Assurances (-2,61 % à 10,62 euros) était en forte baisse jeudi à la Bourse de Paris, après avoir indiqué que la crise à Chypre, qui est son quatrième marché, «aura un impact» sur la société.
Total (-0,15 % à 37,39 euros) a annoncé renoncer à son projet «Voyageur» et céder ses 49 % à Suncor Energy pour 500 millions de dollars. Compte tenu des investissements réalisés, le pétrolier français inscrira une perte nette de 1,65 milliard de dollars dans ses comptes du 1er trimestre 2013.
Veolia (+0,93 % à 9,74 euros) a annoncé la cession de CGEP, sa filiale portugaise d’activités eau et assainissement, au chinois Beijing Enterprises Water Group pour 95 millions d’euros.
L’actif net réévalué de Wendel (+0,41 % à 81,70 euros), une mesure de la valeur de son portefeuille de participations, a bondi de 56 % en 2012 à 132,50 euros.
En 2012, le bénéfice net du Aviation Latécoère (+0,50 % à 8,65 euros) a diminué de moitié à 3,1 millions d’euros, compte tenu d’un repli de la marge opérationnelle à 4,2 % des revenues, conformément à l’avertissement émis par le groupe en octobre.

mercredi 27 mars 2013

Toujours inquiet pour Chypre, le CAC 40 perd 1 %

A broker trades euros on the currency market at BGC Partners in London
 
Les marchés redoutent que le traitement de choc infligé à Chypre fasse école. L’euro est tombé sous 1,28 dollar au plus bas depuis quatre mois.
La Bourse de Paris fait de nouveau grise mine: le CAC 40 a chuté de 0,99 %, terminant la séance à 3711,64 points. Une nouvelle douche froide après le modeste rebond de 0,55 % enregistré la veille.
Les marchés, ébranlés par un emprunt obligataire décevant en Italie, restent hantés par la crainte de voir se répéter ailleurs dans la zone euro le traitement de choc infligé à Chypre. Ce sauvetage inédit depuis le début de la crise de la dette passe par une restructuration drastique du secteur bancaire et une ponction sur les dépôts supérieurs 100.000 euros.
La tension a encore grimpé d’un cran avant la réouverture des banques chypriotes, qui a été repoussée à jeudi qui pourrait créer un mouvement de panique à l’ouverture des guichets.
Les autres grandes places européennes ont d’ailleurs toutes terminé dans le rouge, à l’image de Londres, qui a perdu 0,18 %, et de Francfort qui a terminé en baisse de 1,15 %. À Wall Street, où les investisseurs suivent pas à pas les développement de la crise en zone euro, le Dow Jones reculait de 0,42 % en séance et le Nasdaq de 0,33 %.
La journée a été émaillée par toute une série de mauvaises nouvelles en zone euro. L’Espagne a révisé son déficit public 2012 à la hausse à 6,98 % de son produit intérieur brut, contre 6,7 % annoncé le mois dernier et l’indice de confiance des chefs d’entreprises comme celui des consommateurs s’est dégradé en mars, après quatre mois d’embellie.

LVMH en tête du CAC 40

A Paris, les valeurs cycliques et les financières ont été les principales victimes de la défiance des investisseurs. Carrefour a cédé 2,57 %, suivi notamment par STMicroelectronics (-2,54 %), Saint-Gobain (- 2,33 %), Bouygues (-2,13 %) ou encore Renault (- 2,10 %).
Dans le secteur financier, Société générale a perdu 1,01 %, BNP Paribas 1,72 % et Axa 1,93 %. En revanche Crédit agricole (+2,08 %), tout particulièrement malmené ces derniers temps a terminé en tête du CAC 40 profitant de rachat à bon compte.
Du coté des hausse également, LVMH a grimpé de 1,07 %, porté par une note favorable des analystes de Bank of America-Merrill Lynch.
Sur le marché des change, l’euro, bon baromètre de la confiance des investisseurs dans la capacité de la zone euro à s’extraire de la crise est tombé sous le seuil de 1,28 dollars, pour la première fois en 2013.

mardi 26 mars 2013

Timide rebond à la Bourse de Paris

Le CAC 40 a regagné 0,55 %. Les investisseurs ont profité de la chute de la veille pour se mettre en quête de bonnes affaires.
Comme souvent après un vif coup de froid, la Bourse de Paris a retrouvé quelques couleurs mardi. Le CAC 40 a terminé en hausse de 0,55 % à 3 748,64 points. Lundi, il avait chuté de 1,12 %, déstabilisé par le plan de sauvetage chypriote.
Les plupart autres grandes places mondiales ont toutefois suivi le même chemin que Paris mardi. Londres a avancé de 0,33 % et Francfort a grignoté 0,11 %. Après avoir ouvert en petite hausse, Wall Street, a rapidement accéléré la cadence, encouragée par une nouvelle salve d’indicateur macroéconomiques de bonne facture avec notamment une nouvelle hausse des prix de l’immobilier en janvier. En milieu de séance, le Dow Jones avançait de 0,55 % et le Nasdaq de 0,22 %.
L’ambiance était toutefois encore très nerveuse sur les marchés. Les Bourses des pays jugés les plus fragiles de la zone euro comme celles de Madrid (-1,84 %) ou d’Athènes (-4,9 %) ont d’ailleurs accusé de nouvelles pertes. Bon nombre d’investisseurs redoutent toujours que la méthode adoptée lors du sauvetage de Chypre fasse école au sein de la zone euro. Cette solution inédite, passe non seulement par une restructuration massive du secteur bancaire et met à contribution les actionnaires et les créanciers mais elle se traduira également par le sévères pertes pour les déposants.

Les banques chahutées

La Bourse de Paris a été soutenue par l’habituelle chasse aux bonnes affaires qui suit les coups de froid en Bourse. Dans la panique, les investisseurs vendent à tour de bras. Mais, dès le lendemain, ils tentent de reprendre leurs esprits et se mettent en quête de titres qu’ils jugent injustement massacrés.
Les titres les plus sensibles à la conjoncture, qui avaient beaucoup souffert ces derniers temps ont particulièrement profité de la vague de achats à bon compte à l’image de Lafarge (+ 2,24 %) Solvay (+1,95 %), ou Alstom (+ 1,47 %). Visiblement désorientés les investisseurs portaient une attention toute particulière aux commentaires des analystes. Michelin a terminé en tête du CAC 40 avec un gain de 2,95 % après des commentaires positifs d’HSBC et EDF a grimpé de 2,41 % après une note favorable de Morgan Stanley. Le secteur bancaire a en revanche terminé en ordre dispersé après avoir été, une fois encore très chahuté. BNP Paribas a avancé de 1,10 % mais Société générale a cédé 0,17 % et Crédit agricole 0,52 %.

lundi 25 mars 2013

Le CAC 40 perd 1,12 % après l’accord chypriote

Trader gestures while watching screens in a trading room in Lisbon
 
L’accord entre Chypre et ses bailleurs de fonds internationaux suscite des doutes. Les propos du patron de l’Eurogroupe ont pesé sur la tendance. Les banques plongent.
Après un bref soulagement dû à l’accord passé dans la nuit de dimanche à lundi, entre Chypre et ses bailleurs de fonds internationaux, le CAC 40 a fait volte-face en milieu d’après-midi, rattrapé par les inquiétudes sur le reste de la zone euro. Au finish, il a reculé de 1,12 %, à 3.727,98 points.
Ailleurs en Europe, Francfort a cédé 0,51 % et Londres 0,22 %. Madrid a plongé de 2,21 % et Milan de 2,50 %. Et à Wall Street, où les investisseurs surveillent avec la plus grande attention les développements de la crise des finances publiques en Europe, les indices après avoir ouvert en petite hausse ont également été emportés: en séance le Dow Jones reculait de 0,31 % et le Nasdaq de 0,22 %.
Le président de l’Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, a mis le feu aux poudres, en déclarant que la solution adoptée à Chypre représente un nouveau cadre qui pourrait servir de modèle pour résoudre les difficultés des banques dans d’autres pays de la zone euro.

Un plan particulièrement drastique

Chypre, l’Union européenne et le Fonds monétaire international sont en effet parvenus à un accord qui épargne les dépôts inférieurs à 100.000 euros. Mais le plan est encore plus drastique que dans sa première version tant pour les banques chypriotes que pour les gros déposants. La première banque du pays Cyprus sera restructurée en profondeur et la deuxième, la Laiki, devra fermer.
À Paris, les banques ont connu une nouvelle séance sous très haute tension. Après avoir brièvement profité de l’accord chypriote, elles sont brusquement reparties à la baisse. Société générale a finalement plongé de 6,02 %, BNP Paribas de 3,04 % et Crédit agricole de 5,84 %. Autre mauvaise nouvelle pour le secteur, Moody’s a maintenu les notes des grandes banque française sous surveillance avec une perspective «négative». Tout en saluant les progrès réalisés par les grands banques françaises, l’agence de notation estime qu’elles vont continuer à évoluer dans un environnement «très difficile», en raison «des tendances récessives prévalant en Europe».
Seules quelques valeurs défensives parvenaient à tirer leur épingle du jeu comme L’Oreal (+1,37 %) ou Biomerieux (+0,74 %). Parmi les très rares hausses, Schneider a avancé de 0,61 % porté par une note favorable de JP Morgan.
Sur le marché des changes, la devise européenne, qui joue son rôle traditionnel de baromètre des craintes qui se cristallisent sur la zone euro a glissé sous le seuil de 1,29 dollar, après avoir enregistré un bref sursaut à plus de 1,30 dollar en début de matinée.

vendredi 22 mars 2013

Le CAC 40 achève une semaine morose sur une légère baisse

A worker on the IG Group's trading floor looks at his screens in the City of London
 
(figaro.fr)Le CAC 40 a glissé de 0,12 % vendredi et de 1,92 % sur les cinq derniers jours, miné par la crise chypriote et la faiblesse de l’économie en zone euro.
L’ambiance reste particulièrement maussade sur les marchés financiers. L’incertitude sur l’issue des négociations entre Chypre et ses bailleurs de fonds continue de produire ses effets néfastes. Le CAC 40 a oscillé autour de l’équilibre pendant pratiquement toute la séance vendredi. Il a finalement reculé de 0,12 %, à 3770,29 points, dans un volume d’échanges réduit d’environ 2,6 milliards d’euros.
Les autres grandes places boursières étaient également sur la défensive. Londres a grignoté symboliquement 0,07 %, mais Francfort a cédé 0,27 %. Wall Street soutenue par quelques résultats jugés de bonne facture avançait timidement: en séance, le Dow Jones grignotait 0,56 % et le Nasdaq 0,45 %.
L’indice de la Bourse de Paris a passé pratiquement toute la semaine dans le rouge à l’exception d’un rebond technique mercredi, où il a regagné 1,43 %. Mais au finish, sur les cinq derniers jours de Bourse, le CAC 40 abandonne 1,92 %.
Chypre est désormais engagé dans une véritable course contre la montre pour éviter la faillite. Nocosie a préparé un nouveau plan de sauvetage alternatif au projet européen, mais ses contours sont encore très flous. Le temps presse: la Banque centrale européenne a posé un ultimatum menaçant de couper les vivres aux banques du pays à partir de mardi prochain faute d’accord sur un plan d’aide d’ici là.

Croissance en berne

Une autre très mauvaise nouvelle a ajouté à la défiance des investisseurs. Selon les prévisions l’Insee, l’économie française, en stagnation depuis maintenant deux ans devrait rester en panne au moins jusqu’à l’été prochain. L’institut table sur une croissance nulle au premier trimestre 2013, suivie d’une très maigre (+0,1 point) reprise au deuxième.

Les banques plongent

À Paris, comme à chaque rebondissement de la crise de la dette en zone euro, le secteur bancaire s’est retrouvé en première ligne. Société générale a perdu 8,49 % sur les cinq derniers jours de Bourse, Crédit agricole 8,63 % et BNP Paribas 6,40 %. Comme à chaque épisode de la crise en zone euro, les assureurs, dont les bilan sont gorgés d’obligations publiques ont également été emporté. Axa a cédé 3,72 %.
Dans ce climat extrêmement tendu, les investisseurs ont comme à leur habitude tenté de trouver refuge auprès des traditionnelles valeurs défensives, comme Essilor International (+2,94 %) ou Sanofi (+2,13 %) qui parviennent à tirer leur épingle du jeu sur les cinq derniers jours de Bourse.
Le secteur des services aux collectivités, délaissé ces derniers temps s’est tout particulièrement distingué cette semaine à la Bourse de Paris avec Veolia Environnement (+0,49 %), EDF (3,72 %) ou encore GDF Suez (7,50 %) qui s’adjuge la plus forte hausse du CAC 40 sur a semaine. HSBC qui ont adopté une opinion positive sur la valeur.

jeudi 21 mars 2013

Inquiets pour la zone euro, les marchés rechutent

A worker on the IG Group's trading floor looks away from his screens in the City of London
 
(figaro.fr) Miné par la crise chypriote et par la faiblesse de l’activité sur le vieux continent, le CAC 40 a cédé 1,43 % pour finir la séance à 3774,85 points.
 
Le répit fut de courte durée. Le CAC 40 a reculé de 1,43 % jeudi à 3 774,85 points. Il a ainsi effacé l’essentiel des gains qu’il avait engrangé la veille et cède ainsi près de 2 % depuis le début de la semaine. Partout, les marchés, qui redoutent un enlisement de la crise chypriote, se sont enfoncés dans le rouge. À Francfort, le Dax a ainsi lâché 0,87 % et à Londres, le Footsie a abandonné 0,69 %.
New York faisait également grise mine. En séance, le Dow Jones a reculait de 0,36 % et le Nasdaq de 0,57 %. Sur le marché des changes, l’euro, bon baromètre de la confiance des investisseurs dans la capacité de la zone euro à s’extraire de la crise, est passé, en séance, sous le seuil de 1,29 dollar.
Les investisseurs étaient visiblement très réservés sur l’issue des négociations en cours entre les dirigeant européens et Chypre. La crise est désormais ouverte et tourne à l’affrontement. La Banque centrale européenne (BCE) a ainsi posé un ultimatum menaçant de couper les vivres aux banques de ce pays faute d’accord sur le plan d’aide d’ici lundi.
Au moment même où Chypre est menacée de faillite et s’enfonce dans un profond marasme, une autre mauvaise nouvelle est venue alimenter la défiance des investisseurs. Au mois de mars, l’activité économique dans le secteur privé s’est fortement contractée en zone euro et singulièrement en France, ce qui pourrait être le signe d’une «intensification de la récession au cours des prochains mois», selon les spécialistes de Markit.

Les banques et les cycliques à la peine

Dans ce contexte, à Paris, les valeurs qui s’étaient taillées la part du lion la veille se trouvaient en toute première ligne, avec Essilor (-2,38 %), L’Oreal (-2,31 %) ou Lafarge (-1,31 %). Les cycliques ont également été attaquées avec Renault (-5,08 %) ou Schneider Electric (-2,87 %). Le secteur de la chimie a aussi beaucoup souffert après le discours alarmant tenu par le spécialiste allemand de la chimie de spécialité Lanxess. Solvay a perdu 3,62 % et Arkema 4,06 %.
Les banques subissaient également des prises de bénéfices. Crédit agricole a perdu 0,82 %, BNP Paribas 0,52 % et Société générale 0,18 %. Seules quelques titres particulièrement décotés ou hautement défensifs sont parvenu à tirer leur épingle du jeu à l’image de GDF Suez (+2,31 %) EDF (+1,84%) ou Virbac (+0,36 %).

mercredi 20 mars 2013

La Bourse de Paris se reprend après deux séances de baisse

APTOPIX Greece Cyprus Financial Crisis
 
Le CAC 40 a grimpé de 1,43 % à 3829,56 points. La crise chypriote reste cependant au centre des préoccupations après le rejet du plan de sauvetage européen.
La Bourse de Paris est parvenue à rebondir mercredi malgré de nouvelles incertitudes entourant la situation de Chypre. Le CAC 40 a en effet gagné 1,43 % pour finir la séance à 3829,56 points. Auparavant, il avait aligné deux séances dans le rouge et accumulé une perte de près de 2 %.
Ailleurs en Europe, Francfort a avancé de 0,68 %, Madrid de 1,22 % et Milan s’est adjugé 2,18 %. Seule la Bourse de Londres faisait encore grise mine: le Footsie a terminé en baisse de 0,13 %. De son coté, l’indice Euro Stoxx 50, qui regroupe les principales valeurs de la zone euro, a terminé en hausse de 1,23 %.
Comme souvent après une sévère correction, les investisseurs ont profité de la faiblesse des cours de Bourse pour se mettre en quête de bonnes affaires, notamment dans le secteur bancaire.
La crise chypriote s’est accélérée mardi soir avec la décision du Parlement chypriote de rejeter le plan de sauvetage européen après le tollé provoqué par la mise en place d’une taxe sur les dépôts bancaires. La zone euro a aussitôt réagit, en estimant que la balle était désormais «dans le camp» de Chypre et la BCE a menacé de suspendre ses apports de liquidités aux banques chypriotes tant que Nicosie n’accepte pas le plan de sauvetage. La BCE, a néanmoins réaffirmé son engagement à fournir autant de liquidités que nécessaire au reste système bancaire européen apaisant ainsi, du moins momentanément, les inquiétudes des investisseurs.
Le marché parisien était également soutenu par la réunion du Comité de politique monétaire de la banque centrale américaine. Les investisseurs pariaient très majoritairement sur le maintien de sa politique de soutien massif à l’économie du pays. En séance le Dow Jones avançait d’ailleurs de 0,36 % et le Nasdaq de 0,46 %.

Les banques rebondissent

A Paris, le secteur bancaire qui avait été fortement sanctionné en début de semaine, avait le vent en poupe. Société générale a gagné 1,26 %, Crédit agricole s’est adjugé 2,04 % et BNP Paribas a progressé de 3,14 %.
Les valeurs cycliques étaient également recherchées à l’instar de Lafarge (+3,51 %) ou Vivendi (4,38 %). France Telecom a grimpé de 3,03 % alors que le groupe internet américain Yahoo! serait en train de négocier pour lui racheter sa participation dans Dailymotion.
Thales (-2,24 %) ou Eramet (-1,60 %) qui avaient fortement progressé ces derniers jours subissaient en revanche des prises de bénéfices.

mardi 19 mars 2013

Timide hausse à Wall Street

La Bourse de New York aborde la séance en très légère hausse ce mardi tandis que s’ouvre la réunion de deux jours du Comité de politique monétaire de la banque centrale américaine (Fed).
Les marchés d’actions américains ont ouvert sur une note légèrement optimiste ce mardi. Dans les premiers échanges, le Dow Jones gagne 0,10 % et le Nasdaq 0,29 %. Les investisseurs saluent de bons chiffres sur le marché de l’immobilier américain qui gomment en partie les craintes liées à la zone euro.Les mises en chantier de logements sont reparties à la hausse en février après leur baisse de janvier qui faisait suite à un mois de décembre exceptionnel, tandis que les permis de construire ont atteint un nouveau plus haut en quatre ans et demi.
Hier, la Bourse de New York est momentanément revenue à l’équilibre, pour terminer sur un repli limité à 0,43 % sur le Dow Jones, minée comme les marchés européens par l’annonce d’une taxe sur les dépôts bancaires à Chypre.
Le feuilleton chypriote va se poursuivre tout au long de la journée. Le Parlement chypriote doit en effet se prononcer aujourd’hui sur le plan de sauvetage européen de l’île, d’un montant de 10 milliards d’euros.
En dehors de Chypre, les investisseurs américains attendent l’issue de la réunion de deux jours du Comité de politique monétaire de la banque centrale américaine (Fed).

Les valeurs à suivre

Du coté des valeurs, après Airbus lundi, l’avionneur américain Boeing (+0,83 % à 85,89 dollars) a engrangé un méga contrat portant sur 175 avions pour la compagnie à bas prix irlandaise Ryanair. Cette commande représente un prix catalogue de 15,6 milliards de dollars (environ 12 milliards d’euros). Par ailleurs, les personnels techniques du groupe ont adopté une nouvelle convention collective d’une durée de quatre ans, un feu vert qui écarte la menace d’une grève susceptible d’affecter la production.
Citigroup (+0,65 % à 46,54 dollars) a annoncé qu’elle allait payer 730 millions de dollars pour mettre fin à une plainte en nom collectif d’investisseurs qui estimaient avoir été trompés par la banque américaine lorsqu’elle leur a vendu des obligations et actions préférentielles.
Le directeur général de l’éditeur de jeux vidéo, Electronic Arts (-2,08 % à 18,32 dollars), John Riccitiello, a démissionné hier au soir après un avertissement sur les résultats du trimestre en cours, qui devraient se situer au mieux au bas de la fourchette initiale de prévisions.

lundi 18 mars 2013

Les marchés évitent la panique, Paris perd 0,48 %

Le CAC 40 a terminé la séance en légère baisse ce lundi, à 3825,47 points. La taxe sur les dépôts bancaire que l’Union veut imposer à Chypre a fait plonger le secteur en Bourse.
Séance sous haute tension à la Bourse de Paris. Le CAC 40, qui avait débuté en chute libre ce lundi, a finalement reculé de 0,48 % à 3825,47 points. La décision des dirigeants de la zone euro et du FMI d’imposer une taxe sur l’ensemble des dépôts bancaires à Chypre comme condition du renflouement de l’île a littéralement douché les investisseurs.
Londres et Francfort ont également limité la casse avec des pertes respectives de 0,49 % et 0,40 %. Et à Wall Street, en séance, le Dow Jones reculait symboliquement de 0,07 % et le Nasdaq de 0,11 %.
En revanche les Bourses du sud de la zone euro ont accusé de plus nets reculs. Milan a terminé en baisse de 0,85 % et Madrid, de 1,29 %. Moscou a été particulièrement malmenée, avec une baisse de plus de 2,5 % à la clôture. Selon Moody’s, les dépôts de sociétés russes à Chypre, qui ont fait de ce pays leur principale base arrière, seraient d’environ 19 milliards de dollars, sur un total d’environ 70 milliards de dépôts.
Ailleurs, en dépit du discours tenu parles dirigeants européens qui ont insisté sur le caractère «exceptionnel» et «ponctuel» de la taxation des dépôts chypriotes, les investisseurs redoutent que d’autres pays fragilisés par la crise, comme la Grèce, voire l’Espagne ou l’Italie ne soient à leur tour la cible de telles ponctions. Pour les spécialiste du CM-CIC ce choix «lève un tabou aux conséquences considérables pour l’ensemble du système bancaire européen». UBS s’inquiète plus particulièrement des retombées à plus long terme sur la confiance des investisseurs et des épargnants dans les établissements de la zone euro.
Le report de l’adoption du plan d’abord prévu initialement pour dimanche à lundi puis à mardi a encore ajouté au trouble, jetant le doute sur la viabilité même du schéma imaginé ce week-end à Bruxelles. En attendant, d’intenses négociations se poursuivaient entre Chypre et ses bailleurs de fonds sur les contours de cette taxe.

Nicosie veut alléger la facture

Nicosie tentait d’alléger la facture pour les plus petits déposants, ceux détenant moins de 100 000 euros de sur leurs comptes en banque. Bruxelles a demandé ce week-end à Chypre d’instaurer une taxe de 6,75 % sur les dépôts bancaires en deçà de 100.000 euros et de 9,9 % au-delà de ce seuil, ainsi qu’une retenue à la source sur les intérêts de ces dépôts.
La Banque centrale européenne (BCE), également membre de la troïka avec l’Union européenne et le FMI, s’est déclarée favorable à des amendements au plan d’aide à Chypre, pourvu que sa contribution au plan d’aide soit respectée. Le prélèvement sur les dépôts bancaires doit rapporter près de 6 milliards d’euros et permettre le déblocage d’une aide de 10 milliards d’euros.
L’effet a également été immédiat sur le marché des changes, l’euro a aussitôt plongé sous 1,30 dollar, tandis que les traditionnelles valeurs refuges, or et francs suisses en tête, reprenaient des couleurs.

Les banques attaquées

À Paris, comme sur les autres grandes places boursières les banques se retrouvaient en toute première ligne. L’action de la Société générale a ainsi lâché 3,34 %, enregistrant la plus forte baisse du CAC 40. BNP Paribas a chuté de 2,82 % et Crédit agricole de 3,16 %. Les titres les plus cycliques ont également tiré la cote parisienne vers le bas, à l’image de Lafarge (-0,15 %) ou Saint-Gobain (-0,71 %). En dépit de la commande géante de plus de 200 Airbus, EADS (-1,26 %) subissait également des prises de bénéfices après avoir bondi de plus de 40 % depuis le début de l’année. La nouvelle profitait en revanche aux titres des sous-traitant comme Safran (+1,09 %) ou Aviation Latécoère (+3,39 %). A noter également la belle performance de STMicroelectronics (+5,18 %) qui va se partager les actifs de sa coentreprise avec le suédois Ericsson

vendredi 15 mars 2013

Une semaine de surplace à la Bourse de Paris

(figaro.fr)D’un vendredi à l’autre, le CAC 40 n’a gagné que 0,10%. La place boursière française a été une fois de plus à la remorque de Wall Street.
 
Une semaine blanche ou presque. La Bourse de Paris, qui a perdu 0,71 % hier à terminé à 3 844,03 points, très proche de son niveau de vendredi dernier à la clôture (+0,1 % en cinq séances). La semaine qui vient de s’écouler a été sans grand relief, faute d’indicateurs économiques majeurs, les premiers jours. Le Cac 40, a ainsi aligné trois séances quasiment à l’équilibre, avant de rebondir jeudi (+ 0,93 %) et de lâcher du lest hier, pénalisé par l’annonce de statistiques mitigées aux États-Unis: le moral des Américains a en effet chuté en mars, alors que dans le même temps, la production industrielle du pays a rebondi le mois dernier. De plus, la journée a aussi été mouvementée pour des raisons techniques, la journée coïncidant avec l’arrivée à expiration de contrats à terme.
Les autres grandes places du Vieux continent ont connu des sorts assez comparables. La Bourse de Londres a cédé 0,65 % à 6486,99 points hier. Bien qu’elle ait retrouvé en début de semaine ses niveaux de décembre 2007, elle a finalement grappillé 0,05 % en cinq séances, alors qu’à Francfort, l’indice Dax (- 0,2 % vendredi à 8 038,23 points) a lui gagné 0,65 %. Après l’envolée des semaines précédentes, les marchés européens ont donc fait une petite pause ces derniers jours. «Les investisseurs cherchent sûrement à se protéger un peu, car même si les résultats des entreprises restent plutôt bons, la situation économique de la zone euro reste délicate, en particulier dans les pays du sud du continent qui continuent à souffrir», avance Sylvain Goyon, responsable de la stratégie actions chez Natixis.
L’écart de croissance entre l’Europe «malade» et les États-Unis, est d’ailleurs en train de s’agrandir. On a ainsi appris cette semaine, que le nombre d’inscriptions au chômage continue de baisser fortement alors que la consommation des ménages, moteur de la croissance outre-Atlantique, a elle fortement augmenté en février. Il n’en fallait pas plus pour que Wall Street continue à battre des records. L’indice Dow Jones a ainsi signé jeudi son huitième record historique d’affilée et sa dixième séance consécutive de hausse, une première depuis 1996! Hier, le soufflet est un peu retombé. A mi-séance, le Dow Jones cédait 0,21 % (à 14 508,94 points), alors que le Nasdaq reculait de 0,16 % (à 3253,86 points). «Il était temps» disent certains.
«Les marchés américains n’ont pas respiré depuis longtemps. Ils risquent donc de baisser à court terme, avant de repartir ensuite de l’avant soutenus par la reprise de l’économie américaine, mais aussi la poursuite de la politique accommodante de la banque centrale», estime Pierre Sabatier, stratégiste chez PrimeView. A l’opposé, les marchés du Vieux continent devraient continuer à monter à brève échéance. «Le Cac 40 pourrait atteindre 3 950 points dans quelques mois», avance le stratégiste. Mais, le second semestre pourrait être plus délicat, «en particulier si les résultats des entreprises du Vieux continent commencent à vraiment souffrir de la crise».
Côté valeurs, les sociétés les plus internationalisées ont tiré leur épingle du jeu au cours de la semaine écoulée. Essilor International a ainsi pris la tête du Cac 40 en gagnant 7,96 % en cinq séances. Les assureurs comme Axa (+4,02 %) ont également été à la fête, tout comme le secteur européen des télécoms avec en tête France Télécom (+7,68 %). A contrario, les sociétés spécialisées dans les services aux collectivités ont particulièrement souffert. Veolia Environnement a enregistré la pire performance du Cac cédant 6,06 %. Le secteur automobile (Renault: -3,19 % et Peugeot -1,09 %) a également été malmené, tout comme celui des banques, sous pression depuis les élections italiennes (Société Générale a perdu 2,82 %, BNP Paribas 1,39 % et Crédit Agricole 1,39 %).

jeudi 14 mars 2013

Les valeurs françaises portées la vigueur de Wall Street

Le CAC 40 poursuit sa marche en avant, grâce aux bonnesnouvelles venues des États-Unis et aux bons résultats des entreprises.
Les places boursières européennes progressent grâce aux nouvelles économiques rassurantes en provenance des États-Unis. Parmi celles-ci, les investisseurs ont pris connaissance hier en début d’après-midi d’une baisse des inscriptions hebdomadaires au chômage à 332 000 personnes, le niveau le plus bas depuis janvier 2008. Les prix de production industrielle n’ont par ailleurs progressé que de 0,2 %, hors alimentation et énergie. Cette sagesse de l’inflation est bienvenue, car elle ne fait pas obstacle à la politique monétaire ultra-accommodante de la Fed.
Ces bonnes dispositions permettent à l’indice Dow Jones d’enchaîner les records: huit sommets historiques d’affilée à 14 526 points et dix séances consécutives de hausse, une première depuis 1996.

Solides perspectives pour 2013

À 3 871,58 points, l’indice CAC 40 (+ 0,93 %) a pleinement profité du mouvement, au même titre que l’ensemble des places européennes, surtout celles du Sud, avec un bond de 2,45 % de la Bourse de Milan et de 1,88 % de celle de Madrid.
Les piètres performances des économies de la zone euro pèsent sur la monnaie unique, ce qui a indirectement pour effet de stimuler la compétitivité de nos entreprises, donc leur cours de Bourse.
À ce titre, les perspectives encourageantes de plusieurs poids lourds de la cote européenne ont aussi contribué à soutenir la tendance. Essilor International (+ 3,18 %), dont les dirigeants s’attendent à une hausse de 7 % du chiffre d’affaires en 2013, franchit tous les jours de nouveaux sommets. Dans le secteur financier, Axa a gagné 2,18 % suite aux bons résultats annoncés par le géant italien de l’assurance Generali et le britannique Prudential. Lafarge s’est adjugé plus de 2,12 % grâce aux solides résultats du groupe allemand HeidelbergCement, qui prédit une nouvelle progression de son activité et de ses profits cette année, grâce à la vigueur des marchés asiatiques et africains. France Télécom a bondi de 6,61 % suite à la recommandation d’achat de Morgan Stanley. Vivendi en a profité et est monté de 1,62 %. Parmi les rares baisses, Gemalto a perdu 0,79 %. Le groupe a publié hier des bénéfices records, mais ceux-ci sont tout juste conformes aux attentes. Résultats, les investisseurs prennent des bénéfices.

mercredi 13 mars 2013

Le CAC 40 en baisse malgré un bon indicateur américain

(figaro.fr) Les investisseurs européens ont pris prétexte de mauvais indicateurs en zone euro pour prendre quelques bénéfices. Cela en dépit de la hausse ventes au détail s’est nettement accélérée aux États-Unis en février.
La Bourse de Paris a terminé en légère baisse mercredi, la situation toujours très morose en zone euro et la légère détérioration des conditions de financement de l’Italie reléguant au second plan la bonne tenue des ventes de détail aux Etats-Unis.
Le CAC 40 a cédé 0,10% à 3.836,04 points dans un volume d’échanges peu fourni de 2,221 milliards d’euros.
«Les investisseurs ont pris prétexte de mauvais indicateurs en zone euro pour prendre quelques bénéfices», a commenté Renaud Murail, analyste chez Barclays Bourse.
La production industrielle a baissé de 0,4% en janvier dans l’Union monétaire, après une hausse de 0,9% le mois précédent.
«Ces derniers chiffres montrent que la région va vraisemblablement rester ancrée en récession au premier trimestre», soulignent les analystes de Capital Economics.
Le dernier emprunt de l’Italie n’a pas été de nature à soutenir la tendance. Rome a levé près de 7 milliards d’euros, pour un maximum de 7,25 milliards visé, à des taux d’intérêt en hausse, alors que le pays reste toujours dans l’impasse politique.
Le président de la République italienne Giorgio Napolitano doit entamer la semaine prochaine ses consultations sur la formation du nouveau gouvernement. Mais le Mouvement cinq étoiles (M5S) de Beppe Grillo refuse obstinément le vote de confiance à un gouvernement dirigé par Pier Luigi Bersani, le chef de la gauche italienne.
Dans l’après-midi, une bonne surprise venue d’outre-Atlantique a confirmé que l’écart se creuse entre les Etats-Unis et la zone euro. La hausse des ventes au détail s’est nettement accélérée dans le pays en février, portée notamment par le renchérissement de l’essence.
«La reprise de l’emploi soutient la confiance et permet à la consommation de progresser malgré la remontée du taux de cotisation sociale», relève Alexandra Estiot chez BNP Paribas.
Malgré le léger recul de l’indice parisien ce mercredi, la tendance de fond reste globalement positive, alimentée par les promesses de plusieurs banques centrales de poursuivre leur politique monétaire ultra-accommodante.
Sur le front des valeurs, Renault a cédé 1,27% à 53,52 euros, pénalisé par JPMorgan qui a dégradé le titre de «surpondérer» à «neutre». Le constructeur a par ailleurs signé avec les syndicats l’accord de compétitivité qui devrait lui permettre de réaliser 500 millions d’euros d’économies par an.
L’ensemble du secteur cyclique a pesé sur la tendance. ArcelorMittal a perdu 2,43% à 11,23 euros, Saint-Gobain 1,82% à 31,59 euros et Alstom 1,19% à 34,82 euros.

mardi 12 mars 2013

L’Europe et le Japon à la traîne de Wall Street

Alors que Wall Street a depuis la semaine dernière retrouvé ses plus hauts niveaux historiques, les marchés européens en sont encore très loin à l’exception de l’Allemagne. Le Japon est également très en retard.
Une étude réalisée par J.P. Morgan montre qu’il existe un écart de performance croissant entre les différentes places boursières mondiales. Alors que l’indice Dow Jones a dépassé la semaine dernière son dernier record historique, qui datait du mois d’octobre 2007, de nombreuses places boursières sont encore très loin de leur plus haut niveau.
En Asie, les Bourses de Tokyo et Shanghaï sont par exemple en retrait de plus de 60 % par rapport à leur record précédent. Dans le cas du Japon, il faut toutefois préciser que le sommet remonte à 1989, ce qui représente 34 ans!

Fin de la convergence boursière en Europe

En Europe, les experts de J. P. Morgan constatent l’existence d’un écart saisissant entre l’Allemagne et le Royaume-Uni d’un côté, et la France et les pays périphériques de l’autre. Les Bourses de Milan et Madrid, qui ont particulièrement souffert de la crise des dettes souveraines, se situent à respectivement 63 et 47 % de leur plus haut.
À l’opposé, les valeurs allemandes et britanniques sont désormais plus corrélées à Wall Street qu’aux autres places européennes, puisque les indices Dax 30 et FTSE 100 des Bourses de Francfort et Londres sont aujourd’hui très proches de leur plus haut. La Bourse suisse, qui est en hausse de 13,5 % depuis le 1er janvier, se rapproche elle aussi des marchés les plus performants.
Avec un retard d’un tiers par rapport au plus haut de septembre 2000, l’indice CAC 40 est entre les deux. La Bourse de Paris se situe en effet exactement dans la moyenne des places de la zone euro. «L’écart existant entre les indices boursiers français et allemand est récente. Il marque la fin de la convergence entre les économies situées de part et d’autre du Rhin, souligne Sylvain Goyon, responsable de la stratégie actions chez Natixis Equity Markets. Entre le mois de mars 2000 et la fin de 2007, l’indice CAC 40 a globalement fait mieux que le Dax 30. Puis les deux indices ont évalué de façon tout à fait parallèle. Le décrochage de la Bourse de Paris a commencé en avril 2010 et depuis il n’a cessé de s’accentuer.» L’indice parisien paie ici le prix de la dégradation de la compétitivité des entreprises françaises sur la scène internationale, ainsi que le faible taux de croissance de l’économie nationale et l’absence de réformes structurelles, ce qui conduit à une situation budgétaire nettement plus déséquilibrée qu’en Allemagne.

lundi 11 mars 2013

Wall Street reprend son souffle après ses records

Wall Street
 
(figaro.fr) La Bourse de New York marque une pause après avoir signé la semaine précédente quatre records d’affilée en clôture.
Wall Street a ouvert en repli aujourd’hui, dans un marché qui reprend son souffle après la série de records du Dow Jones la semaine dernière. L’indice des 30 industrielles abandonne 19,04 points, soit 0,13%, à 14.378,03 dans les premiers échanges après avoir inscrit de nouveaux plus hauts vendredi en séance en réaction aux bons chiffres de l’emploi de février. Le Standard & Poor’s 500, en hausse sur les six dernières séances, recule de 0,20% à 1548,13 et le Nasdaq Composite cède 0,24% à 3236,45.
Comme pour les Bourses européennes, l’abaissement de la note de crédit de l’Italie par l’agence Fitch et des statistiques chinoises en demi-teinte calment l’ardeur des investisseurs, mais les analystes jugent que le marché américain conserve son potentiel de hausse, d’autant que le S&P-500 est à moins de 1% de son record de 2007.
«On va peut-être avancer plus lentement que les semaines précédentes, mais il reste de nombreux signaux positifs comme par exemple le fait que les fonds spéculatifs restent acheteurs nets», observe Todd Salamone, directeur de recherche chez Schaeffer’s Investment research. Aucun indicateur d’importance n’est à l’agenda de ce lundi.

vendredi 8 mars 2013

Le CAC 40 signe un nouveau plus haut annuel

(figaro.fr)La Bourse de Paris a terminé en hausse de 1,22% à 3840,15 points, dopée par le recul inattendu du chômage aux États-Unis. Sur la semaine, le CAC 40 a grimpé de près de 4%.
Le CAC 40 peut remercier les États-Unis. L’indice boursier a terminé en nette hausse vendredi, au-dessus des 3800 points, dopée par le recul inattendu du chômage aux Etats-Unis et la créations de postes nettement supérieure aux attentes le mois dernier.
Le taux de chômage outre-Atlantique a diminué en février, de 7,9% à 7,7% (le taux le plus faible depuis décembre 2008), l’économie américaine ayant créé 236.000 emplois, d’après le département du Travail. C’est nettement plus que le consensus ne l’anticipait (165.000), et un signal particulièrement encourageant sur le regain de vigueur de la conjoncture.
Les valeurs à suivre
Le Fonds stratégique d’investissement va devoir procéder à une dépréciation d’environ 2,5 milliards d’euros sur sa participation au capital de France Télécom, qui a perdu la moitié de sa valeur depuis 2008. Le titre se reprende toutefois de 3,73%, à 7,9 euros, Exane ayant relevé son opinion à «surperformance» avec un objectif de 10 euros.
Peugeot (+4,73% à 6,62 euros) est en discussions avec plusieurs constructeurs généralistes pour produire avec eux sa nouvelle technologie hybride associant un moteur classique à un système à air comprimé, a déclaré à Reuters un des responsables du projet.
Lagardère (+4,86% à 28,82 euros)prévoit de céder avant fin juillet les 7,4% qu’il détient encore dans EADS. Le groupe de médias a également indiqué qu’il visait une croissance de 5% au mieux de son résultat opérationnel courant (Résop) dans les médias en 2013 à taux de change constant

jeudi 7 mars 2013

Le CAC 40 enregistre un nouveau plus haut annuel

(figaro.fr) L’indice boursier a grignoté 0,53% à 3793,78 points, ce jeudi, après que la Banque centrale européenne a maintenu son principal taux inchangé. Carrefour s’est adjugé 2,88 % après ses résultats annuels.
En deux jours, le CAC 40 vient de signer deux plus hauts annuels. Après celui de mardi (3787,19 points), le CAC 40 a fini en hausse de 0,53 %, à 3793,78 points, dans un volume d’échanges toujours très mince d’environ 2,5 milliards d’euros. Mercredi, il avait reculé de 0,35 %.
Les autres grandes places européennes ont également terminé en petite hausse. Londres grignoté 0,18 % et Francfort 0,26 %. Et, à New York, en séance le Dow Jones avançait de 0,30 % et le Nasdaq de 0,07 %.
A la veille de la publication des chiffres de l’emploi aux États-Unis, l’annonce d’un nouveau recul, pour la deuxième semaine de suite, au début du mois de mars des nouvelles inscriptions au chômage, apportaient du baume au cœur des investisseurs.

Wall Street en hausse

En Europe, les marchés ont également été rassurés par le discours de la Banque centrale européenne (BCE). Sans surprise, l’institution de Francfort a maintenu son principal taux directeur inchangé à 0,75 %. En revanche, son président, Mario Draghi, a reconnu que la question de la baisse des taux avait été «discutée» au sein du conseil des gouverneurs. En l’espace de quelques semaines, le ciel de la zone euro s’est considérablement assombri. Tandis que le risque politique revient sur le devant de la scène notamment en Italie, où les élections législatives ont débouché sur une impasse, l’activité industrielle continue de se dégrader et le chômage atteint des records dans bon nombre de pays, dont la France, où il a passé pour la première fois depuis 1999, le seuil des 10 %.

Saint Gobain grimpe de 2,88 % et termine ne tête du CAC 40

A Paris, Saint Gobain (+3,13 %) a termine en tête du CAC 40 après avoir annoncé la vente d’une partie de ses activités de PVC aux États-Unis à l’américain Westlake Chemical. Belle performance également pour Carrefour (+2,88 %) qui publiaient ses résultats dans la matinée. EADS qui a annoncé avoir engrangé 162 commandes d’avions au cours des deux premiers mois de l’année a encore grimpé de 1,41 % ce qui porte ses gains à plus de 35 % depuis début janvier.

Prises de bénéfices

Par prudence, à la veille de la publication des chiffres de l’emploi américain, les investisseurs choisissaient en revanche d’empocher quelques bénéfices sur certaines valeurs cycliques ou particulièrement sensibles au dollar comme Gemalto (-1,69 %), Safran (-0,77 %) ou STMicroelectronics (-1,51 %).

mercredi 6 mars 2013

Le CAC 40 fait une pause, après son plus haut annuel

 
L’indice boursier a reculé de 0,35 % à 3773,76 points, ce mercredi. Malgré le pic du Dow Jones, les investisseurs restent prudents à la veille de la réunion de la BCE.
La Bourse de Paris qui tentait un timide pas en avant dans la matinée a fait volte face peu après l’ouverture de Wall Street. Au finish, le CAC 40 a glissé de 0,35 % à 3773,76 points, après avoir gagné plus de 2 % la veille propulsé par le record absolu enregistré par le Dow Jones.
Ailleurs en Europe, les indices ont terminé en ordre dispersé. À Londres, le Footsie a cédé symboliquement 0,07 %, tandis qu’à Francfort, le Dax a avancé de 0,62 %. Wall Street faisait également une pause après sa belle performance de la veille. En séance, le Dow Jones grignotait 0,21 %, se hissant ainsi à près de 14300 points tandis que le Nasdaq reculait de 0,08 %. Désormais les investisseurs vont surveiller le Standard & Poor’s 500 qui est lui aussi à une encablure de son record absolu. Hier en séance l’indice de référence des gérants de portefeuilles, avançait de 0,16 % à plus de 1544 points, s’approchant un peu plus encore de son sommet historique atteint le 9 octobre 2007 en clôture à 1565,15 points.
Les investisseurs se montraient d’autant moins entreprenants qu’aucun indicateur majeur ne figurait sur leur agenda. Le reste de la semaine s’annonce toutefois beaucoup plus animé, avec vendredi les chiffres mensuels de l’emploi américain et dès jeudi, les réunions de la Banque centrale européenne (BCE), de la Banque du Japon et la Banque d’Angleterre. Les investisseurs seront particulièrement attentifs au discours du président de la BCE Mario Draghi au moment où l’Italie se trouve dans une impasse politique après des élections législatives fin février qui n’ont pas permis de dégager une majorité claire.

L’automobile en hausse

A Paris le secteur automobile profitait des nombreuses nouveautés présentées lors du Salon de l’automobile de Genève: Peugeot a grimpé de 8,98 % et Renault de 3,37 %. Les équipementiers profitaient également du mouvement à l’image de Faurecia (+2,26 %) et Valeo qui a grimpé de 0,63 % soutenu également par note positive de Goldman Sachs. Les banques et les valeurs cycliques qui avait fortement grimpé la veille subissaient en revanche quelques prises de bénéfices avec notamment BNP Paribas (-1,63 %) ou Schneider (-1,22 %).
 

mardi 5 mars 2013

Le CAC 40 au plus haut de l’année

 
A trader looks up the board after the closing bell on the floor of the New York Stock Exchange
 
(figaro.fr) Le marché parisien a clôturé à 3787,19 points (+2,09%), un record cette année en clôture. Les investisseurs ont été rassurés par Wall Street qui évolue à des niveaux historiques.
La Bourse de Paris a grimpé de 2,07 % mardi pour finir la séance à son plus haut niveau de l’année à 3787,19 points dans le sillage de Wall Street, où le Dow Jones s’est hissé dès l’ouverture à un nouveau record absolu à plus de 14.200 points. La poussée des indices new-yorkais profitait également aux autres grandes places européennes. Londres a terminé en hausse de 1,36 %, Francfort a grimpé de 2,32 % à un sommet de 5 ans, Milan a avancé de 2,78 % et Madrid de 2,15 %.
Si le CAC 40 profite de l’impulsion donnée par la Bourse de New York, il est encore loin de son sommet historique. L’indice de la Bourse de Paris, a atteint son record absolu le 4 septembre 2000 à 6 944,77 points en séance, en pleine bulle internet. Il lui faudrait donc encore pratiquement doubler de valeur pour retrouver ce sommet.
Les marchés sont notamment rassurés par la perspective d’une poursuite de la politique ultra accommodante de la Réserve fédérale américaine. La vice-présidente de la banque centrale des États-Unis, Janet Yellen, pressentie comme l’une des éventuelles remplaçantes de Ben Bernanke, a en effet plaidé pour que la Fed continue à plein régime ses injections massives de liquidités.
En Europe, les ministres des Finances de la zone euro se sont engagés lundi soir à s’entendre sur un programme de renflouement de Chypre. Mais il reste toutefois encore à en préciser les contours.

L’Asie en forme

Les marchés européens comme leur homologues américains ont également bénéficié de l’élan des marchés asiatiques, qui se sont repris ce mardi après deux séances de contraction, tandis que les autorités chinoises réitéraient l’objectif d’une croissance de 7,5 % du PIB cette année, en mettant l’accent sur la demande intérieure.

Les banques et l’automobile se redressent

A Paris, le secteur bancaire était parmi les premiers à bénéficier de l’embellie. BNP Paribas a grimpé de 3,14 %, Société généralede 4,08 % et Crédit agricolede 3,01 %. Le secteur automobile particulièrement chahuté ces derniers temps retrouvait également de belles couleurs. Renault a avancé de 3,93 % et Peugeot de 1,70 %. Les deux constructeurs sont montés au créneau dans le débat sur la fiscalité des carburants.
Les autres valeurs cycliques étaient aussi très recherchées après les bonnes nouvelles en provenance des États-Unis et de Chine, à l’image de Solvay (+3,33 %) ou ArcelorMittal (+3,27 %). Parmi les rares baisses du jour, EADS a cédé 1,25 % sur des prises de bénéfices après avoir grimpé de plus de 35 % depuis le début de l’année.

lundi 4 mars 2013

Le monde compte un nombre record de milliardaires

(figaro.fr) Les milliardaires de la high tech américaine, forment toujours un contingent important parmi les hommes les plus riches du monde. Les Français Liliane Bettencourt et Bernard Arnault figurent toujours dans les dix premiers mondiaux

Selon le classement du magazine américain Forbes , le monde n'a jamais compté autant de milliardaires: ils sont 1426 cette année, 200 de plus que l'an dernier. Un record absolu depuis 30 ans. Tous ensemble, ces ultra-riches - dont 138 femmes - pèsent cette année 5400 milliards de dollars (contre 4600 milliards l'an dernier). Les quatre pays qui comptent le plus de milliardaires sont les Etats-Unis (442), la Chine (122), la Russie (110) et l'Allemagne (58).
Le plus jeune s'appelle Dustin Moskovitz ( 28 ans) à la tête d'une fortune de 3,8 milliards. Il était l'un des co-fondateurs de Facebook avec Mark Zuckerberg. Le plus âgé est David Rockefeller, 97 ans, qui dispose de 2,7 milliards. Le plus grand perdant est cette année le Brésilien Eike Batista (énergie, mines), qui a perdu 19,4 milliards, rétrogradant de la 7eme à la 100eme place. Il a perdu, souligne Forbes, plus de deux millions de dollars par heure...
Pour la quatrième année consécutive, le roi mexicain des télécommunications Carlos Slim conserve sa première place avec une fortune de 73 milliards de dollars, suivi de l'Américain Bill Gates (67 milliards de dollars) et de l'Espagnol Amancio Ortega, propriétaire de l'enseigne de prêt-à-porter Zara et une fortune de 57 milliards de dollars, en hausse de 20 milliards. Du coup, l'homme d'affaires américain, Warren Buffett, est éjecté du podium et se retrouve à la quatrième place (53,5 milliards de dollars en hausse de 10 milliards).
Côté français, avec une fortune de 30 milliards de dollars (+ 6 milliards sur un an), Liliane Bettencourt occupe la 9ème place. Le patron de LVMH, Bernard Arnault, suit juste derrière en dixième position (-6 places) avec une fortune de 29 milliards de dollars.

Contingent important des milliardaires de la high tech

Les milliardaires de la high tech américaine forment toujours un contingent important parmi les hommes les plus riches du monde. Deuxième du classement, Bill Gates creuse néanmoins l'écart avec le fondateur du groupe de logiciels Oracle, Larry Ellison, qui affiche 43 milliards de dollars d'avoirs personnels et pointe ainsi en 5e position sur la liste de Forbes. Le troisième milliardaire de la high tech est le patron du distributeur en ligne Amazon, Jeff Bezos, avec 25,2 milliards de dollars (19e rang ). Il est suivi par le directeur général de Google, Larry Page, et l'un des co-fondateurs du géant de l'internet, Sergei Brin, avec respectivement 23 et 22,8 milliards de dollars. Michael Dell est avec 15,3 milliards de dollars le 6e homme le plus riche du secteur technologique, malgré les difficultés de son groupe informatique, Dell, qu'il s'apprête à racheter avec l'aide du fonds Silver Lake.
Viennent ensuite le directeur général de Microsoft Steve Ballmer (15,2 milliards) et l'autre co-fondateur du groupe, Paul Allen (15 milliards). Le PDG-fondateur de Facebook, Mark Zuckerberg, est 9e du secteur avec 13,3 milliards. Sa fortune est l'une de celles qui a le plus fluctué ces derniers mois, au gré de l'évolution du cours de Bourse du réseau social: elle atteignait encore 17,5 milliards de dollars il y a un an, et était tombée en cours d'année jusqu'à 9,4 milliards quand l'action a touché son plus bas durant l'été.
Premier milliardaire du secteur technologique à ne pas être américain, l'Indien Azim Premji, qui a bâti un empire à partir d'une entreprise d'huile de cuisine, est aujourd'hui patron du groupe informatique Wipro. Forbes estime à 11,2 milliards de dollars la fortune de M. Premji, qui a annoncé le mois dernier une donation de 2,3 milliards à une organisation oeuvrant dans l'éducation. En 11e position sur la liste des milliardaires de la high tech vient la famille de Laureen Powell Jobs, la veuve du cofondateur d'Apple Steve Jobs (10,7 milliards). Viennent ensuite Hasso Plattner, un des fondateurs du groupe allemand de logiciels SAP (8,9 milliards), Pierre Omidyar, fondateur du groupe de distribution en ligne eBay (8,7 milliards) et Eric Schmidt, président du conseil d'administration de Google (8,2 milliards).
 

vendredi 1 mars 2013

Le CAC 40 n’est pas parvenuà sauver les 3.700 points

Les marchés boursiers ont connu une semaine agitée, perturbée par le retour du risque politique en Europe, mais aussi aux États-Unis.
L’indice CAC 40 n’est pas parvenu à finir la semaine au-dessus des 3.700 points. Vendredi, à l’issue d’une séance très volatile, il a clôturé à 3.699,91 points en repli de 0,62 %, après un plongeon de 1,55 % en début d’après-midi.
En Europe, les dernières séances de février ont été perturbées par le résultat des élections législatives en Italie qui n’ont pas permis de dégager une majorité stable au Parlement et au Sénat. Le pays est ingouvernable et c’est toute la construction européenne qui risque de s’en trouver fragilisée. De l’autre côté de l’Atlantique, l’indice Dow Jones est parvenu à sauver la barre symbolique des 14.000 points, mais les investisseurs se montrent très préoccupés par l’incapacité des parlementaires américains à s’entendre sur un projet cohérent de Budget pour 2013. Résultat, n’ayant pas trouvé d’accord avant la date fatidique du 1er mars à minuit, des coupes automatiques dans les dépenses de l’État entreront immédiatement en vigueur pour un montant de 85 milliards de dollars, et ceci jusqu’à la fin septembre. L’impact sur l’économie américaine risque d’être important, puisque les experts du FMI estiment que la croissance américaine pourrait être amputée de 0,5 % cette année (lire page 23).
A ces inquiétudes est venue s’ajouter une salve d’indicateurs économiques peu encourageants. En Chine, la production manufacturière est tombée en février à son plus bas niveau depuis cinq mois, alors que dans la zone euro, l’activité du secteur manufacturier s’est de nouveau contracté en février, pour le dix-neuvième mois consécutif et le chômage a atteint le niveau record de 11,9 %. Aux États-Unis, la publication d’un bon indicateur manufacturier pour le mois de février a heureusement contribué à faire remonter le moral des investisseurs.

Les résultats des entreprises en soutien.

Dans ce contexte, les analystes de la Société Générale restent assez confiants. «Globalement, écrivent-ils dans leur dernière note mensuelle, nous pensons qu’il faut s’attendre à des turbulences modérées sans que cela ne signifie un retournement de la forte aversion pour le risque».
Du côté des sociétés, le marché a très bien réagi à la publication des résultats de nombreuses grandes valeurs de la cote. Thales, dont les dirigeants sont très confiants sur l’évolution des bénéfices pour 2013, a gagne 12,3 % au cours de la semaine. L’action EADS a touché jeudi en clôture un record historique à 39,18 euros avant de céder 0,59 % vendredi. Même chose pour Essilor International également au plus haut. Ces deux groupes ont annoncé des résultats solides et offrent une très bonne visibilité sur l’évolution de leurs résultats pour les mois à venir. Les banques, Crédit Agricole et Société Générale en tête, ont en revanche souffert du retour des incertitudes politiques à la suite des élections en Italie.

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