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vendredi 31 mai 2013

Le CAC 40 finit la semaine en repli de 1,19%

Le repli du marché parisien s’est accentué en fin de séance vendredi, dans un afflux de volume en cette dernière séance du mois. Mai se solde tout de même par une performance positive de 2,38%.
La Bourse de Paris a nettement relfué vendredi, le CAC 40 cédant 1,19% à 3.948,59 points dans des volumes d’échanges de plus de 4 milliards d’euros.La prudence l’a emporté à l’occasion de la dernière séance du mois et après des mauvaises nouvelles économiques en zone euro.
«Les investisseurs craignent de voir un nouveau recul du PIB au deuxième trimestre compte tenu des récents chiffres économiques en zone euro», prévient Ishaq Siddiqi, analyste chez ETX Capital. Les ventes au détail ont reculé en Allemagne en avril alors que les analystes s’attendaient à une stabilité. En France, la consommation des ménages a également baissé le même mois. Par ailleurs, le taux de chômage de la zone euro s’est établi à un nouveau niveau record en avril, à 12,2% de la population active. L’inflation a quant à elle accéléré en mai à 1,4%.
Le marché est par ailleurs animé par «des opérations liées à la fin du mois qui conduit souvent les investisseurs à faire des ajustements et à prendre des bénéfices», souligne Xavier de Villepion, vendeur d’actions chez Global Equities. Il ajoute que les indices boursiers redoutent la publication par le gouvernement chinois samedi de l’indice PMI d’activité dans le pays. «Le marché s’inquiète d’un ralentissement de la croissance chinoise et a beaucoup réagi récemment aux indicateurs du pays», souligne M. de Villepion.
Enfin, la volatilité du marché est entretenue par la perspective de plusieurs indicateurs américains dans l’après-midi sur la consommation, l’activité économique et la confiance, «qui devraient apporter des éléments pour juger de l’avenir des rachats d’actifs de la Fed», selon M. Siddiqi. Les investisseurs savent qu’une amélioration de la conjoncture aux Etats-Unis conduirait la Réserve fédérale américaine (Fed) à alléger son programme de soutien à l’économie, lequel a largement dopé les marchés depuis des mois.
En prenant un peu de recul toutefois, le mois de mai se solde en Bourse par un gain de 2,38%. C’est le troisième mois consécutif de progression de la cote parisienne. Ce sont les sociétés dites cycliques qui ont joué les locomotives sur le mois, dans l’espoir d’une reprise de l’économie mondiale (+3,1% attendu par l’OCDE en 2013) menée par les États-Unis, nonobstant le marasme européen. Ainsi, Vallourec a progressé de 16,19 % en un mois, suivi par Renault (+14,88%), Lafarge (+13,1%) et Saint-Gobain (+9,97%). Les financières, à l’image de Société Générale (+11,09%), AXA (+9,22%) et dans une moindre mesure BNP Paribas (+5,73%) ont aussi enregistré une surperformance notable en mai. En dehors du CAC 40, le secteur automobile (Faurecia, Valeo et même Peugeot) a aussi été recherché.
Les valeurs
LVMH a perdu 1,23% à 136,65 euros. Le groupe a demandé la nullité de la procédure de l’Autorité de marchés financiers dans l’enquête sur sa montée au capital d’Hermès, alors que l’AMF a requis 10 millions d’euros d’amende.
Le secteur des télécoms a pâti de la nouvelle guerre des prix qui vient d’être lancée en France et qui risque d’affecter encore davantage les bénéfices des opérateurs. France Télécom (-3,28% à 7,843 euros) a accusé la plus forte baisse du CAC 40, Vivendi a lâché 1,97% à 15,17 euros, Bouygues 1,32% à 20,57 euros et Iliad 3,09% à 161,40 euros.
Technip a lâché 2,15% à 85,93 euros, Total 2,06% à 38,585 euros et CGG 2,03% à 19,11 euros, avec la repli des cours pétroliers.
À rebours e tendance, EADS a grimpé de 1,84% à 44,45 euros, plus forte hausse du CAC 40, la monnaie unique perdant du terrain face au billet vert, à 1,2976 dollar contre 1,3048 la veille.
Air Liquide s’est adjugé 1,41% à 99,35 euros, JPMorgan, qui a relevé son conseil sur la valeur à «surpondérer», préférant le groupe français à son concurrent allemand Linde dans la perspective d’une amélioration de la situation du secteur des gaz industriels.
Le secteur automobile européen a enregistré la seule hausse sectorielle du jour en Europe dans le sillage de Fiat (+3,29%), qui négocie le refinancement d’une ligne de crédit de près de 2,0 milliards d’euros, première étape avant un rapprochement complet avec Chrysler, selon des sources bancaires. Michelin a avancé de 0,92% à 67,78 euros, Renault de 0,69% à 59,76 euros et Faurecia de 2,56% à 17,40 euros. En revanche, Peugeot a reculé de 3,41% à 6,827 euros, la situation commerciale et financière du constructeur inquiétant à nouveau les investisseurs.
JCDecaux (-3,57% à 20,14 euros) a accusé la plus forte baisse du SBF 120, après avoir échoué à franchir une résistance technique à près de 21,2 euros.
(Avec Reuters).

jeudi 30 mai 2013

Wall Street fait un petit pas en avant

McDermid / Reuters/REUTERS
La Bourse de New York aborde la séance en légère hausse ce jeudi. Les craintes sur la pérennité de la politique monétaire de la Fed restent toutefois très vives.
Les marchés d’actions américains ont ouvert en très légère hausse aujourd’hui. LeDow Jones grappillait 0,04 % dans les premiers échanges et le Nasdaq 0,18 %.
La Bourse de New York qui avait grimpé mardi à un nouveau record historique a terminé dans le rouge hier. Les investisseurs redoutent toujours un éventuel ralentissement des rachats d’actifs de la Réserve fédérale. Le président de la Fed de Boston, Eric Rosengren, a accrédité, cette hypothèse, en déclarant que le marché du travail aux États-Unis et l’économie américaine dans son ensemble pourraient d’ici quelques mois afficher une santé telle que la Fed sera susceptible de légèrement diminuer la quantité d’actifs qu’elle achète chaque mois
Aux États-Unis la baisse des dépenses publiques a davantage grevé la croissance que prévu au premier trimestre, la hausse annuelle du PIB ressortant à 2,4 % en deuxième estimation contre 2,5 % en première analyse, selon le département du Commerce.
Le rendement des obligations américaines à 10 ans s’est légèrement détendu après sa récente envolée malgré la perspective d’une réduction du programme de soutien à l’économie de la Fed.
Les valeurs à suivre
Du coté des valeurs, AIG (-0,14 % à 45,46 dollars) va distribuer ses produits d’assurance-vie en Chine à travers une joint-venture créée avec son partenaire local People’s Insurance Company Group of China (PICC), dans lequel il avait pris en décembre un ticket pour 500 millions de dollars.
Apple (+0,44 % à 446,91 dollars) prend ses distances avec son fournisseur taïwanais Foxconn, qui a fabriqué ces dernières années la majeure partie des iPhones et iPads dans le monde. Apple va désormais avoir également recours à un rival de Foxconn: Pegatron, affirme le Wall Street Journal.
Berkshire Hathaway (+0,50 % à 113,60 dollars), la holding de l’investisseur américain Warren Buffett, va racheter le fournisseur américain de gaz et d’électricité NV Energy dans une transaction le valorisant, dette comprise, à 10 milliards de dollars.
Dish NetWork (+0,97 % à 39,63 dollars) a annoncé hier au soir un relèvement de son offre d’achat sur Clearwire destiné à contrer celle de Sprint Nextel.
Moody’s a abaissé la note de crédit d’Alcoa (-1,12 % à 8,48 dollars) de Baa3 à Ba1, donc en catégorie spéculative (junk), en arguant notamment de la baisse des cours de l’aluminium.
Costco Wholesale (+1,81 % à 115 euros) a annoncé un bénéfice trimestriel en hausse à 459 millions de dollars,, contre 386 millions un an plus tôt. Le chiffre d’affaires du groupe de distribution a progressé de 8 % sur le trimestre à 23,55 milliards de dollars.
La fusion entre le constructeur d’engins CNH (+0,37 % à 43,80 dollars) et sa maison mère Fiat Industrial aura lieu entre le 4 juillet et le 1er septembre, a déclaré ce matin John Elkann, le président de la holding de contrôle Exor. L’opération verra Fiat Industrial racheter les 12 % de CNH qu’il ne possède pas encore.
La plate-forme boursière Nasdaq, filiale de Nasdaq OMX Group (+0,16 % à 31,64 dollars) va payer 10 millions de dollars d’amende à la suite des problèmes techniques rencontrés lors de l’introduction sur ce marché du site Facebook l’an dernier, a annoncé mercredi le gendarme boursier américain (SEC).
A noter également, une majorité d’actionnaires du célèbre gratte-ciel new-yorkais Empire State Building ont approuvé ce mercredi sa prochaine introduction en Bourse, qui avait été pourtant contestée par certains d’entre eux.

mercredi 29 mai 2013

Le CAC 40 repasse le seuil des 4000 points

Elizabeth Rose
 
Rassuré par la BCE et le bonne performance de Wall Street, le CAC 40 a terminé en hausse de 1,39 %, amplifiant le rebond de la veille. Les banques et les valeurs automobiles conduisent la hausse.
L’optimisme semble de nouveau vouloir s’installer à la Bourse de Paris. Le CAC 40 a grimpé de 1,39 % à 4050,56 points, dopé par la perspective d’une poursuite des mesures de soutien à l’économie de la part de la BCE. Il a ainsi repassé le seuil symbolique des 4.000 points qu’il avait brièvement dépassé la semaine dernière. La veille, privé de l’aiguillon de Wall Street, la Bourse de Paris s’était déjà adjugé près de 1 %.
Les autres grandes places européennes ont également terminé dans le vert. La Bourse de Londres a progressé de 1,62 %, celle de Francfort de 1,16 %, Milan de 2,1 % et Madrid de 1,77 %.
Jörg Asmussen, membre du directoire de la Banque centrale européenne a indiqué que la BCE maintiendrait une politique expansionniste «aussi longtemps que nécessaire». Il a été rejoint par son collègue Peter Praet, qui a assuré que l’institution disposait encore «d’une marge de manœuvre suffisante pour stimuler l’économie si le besoin s’en faisait sentir».
L’ouverture en hausse de Wall Street, après le long week-end du Memorial Day a également rassuré les investisseurs. En séance le Dow Jones grimpait de 1,38 % et le Nasdaq de 1,57 %.

Bonnes nouvelles

Pour la reprise à Wall Street, les bonnes nouvelles affluaient aux États-Unis. Le moral des ménages américain est revenu au plus haut depuis cinq ans. Autre bonne surprise: les prix des logements ont grimpé en mars pour le quatorzième mois d’affilée, selon l’indice Case-Shiller-Standard and Poor’s. La performance trimestrielle nettement meilleure que prévu du joaillier Tiffany apportait également du baume au cœur des investisseurs.
A Paris les secteurs automobile et bancaire, malmenés la semaine dernière conduisaient le rebond . Peugeot a grimpé de 2,65 % et Renault de 3,31 %. «Les investisseurs espèrent que le marché va se redresser dès le deuxième semestre» selon les spécialistes de Global Equities. Les propos de Carlos Ghosn, ont soutenu alimenté cet espérance. Selon le patron de l’alliance Renault-Nissan, le marché devrait encore connaître «3 à 4 années médiocres» en Europe mais il ne devrait plus se dégrader.
Du coté des banques, Société Générale a terminé en hausse de 3,09 % BNP Paribas s’est adjugé 2,07 % et Crédit Agricole a grimpé de 2,08 %. A noter également la belle performance de STMicroelectronic qui a terminé en hausse de 1,65 %. ST-Ericsson, la coentreprise du groupe avec Ericsson appelée à être démantelée, a annoncé qu’elle allait céder ses activités dans la connectivité mobile par satellite.

mardi 28 mai 2013

Wall Street reprend sa marche en avant

La Bourse de New York a ouvert en hausse ce mardi, encouragée par le rebond des marchés asiatiques et européens et par quelques résultats de bonne facture.
Après le long week-end du Memorial Day, les marchés d’actions américains abordent la séance sur une note optimiste aujourd’hui. Dans les premiers échanges, le Dow Jones avance de 0,97 % et le Nasdaq de 1,19 %.
Vendredi, la Bourse de New York avait fini sur une note mitigée. À la clôture, le Dow Jones a grignoté 0,06 % tandis que le Nasdaq a reculé symboliquement de 0,01 %. La crainte d’un ralentissement dès juin du rythme des rachats d’actifs de la Réserve fédérale américaine avait déstabilisé l’ensemble des marchés la semaine dernière, notamment Wall Street, et interrompu le «rally» constaté depuis le début de l’année.
Mais aujourd’hui, le marché est soutenu par la bonne performance du marché japonais dans la nuit et par le rebond des marchés européens ce matin. Le hausse des actions japonaises a déclenché un mouvement de ventes sur le yen. Les investisseurs, qui redoutaient d’avoir à déboucler en catastrophe leurs positions à découvert, sont rassurés. La devise nippone perd près de 1 % contre le billet vert, à un peu plus de 102 yens pour un dollar.

Les prix de l’immobilier grimpent

Autre bonne nouvelle, les prix des logements ont augmenté en mars aux États-Unis pour le quatorzième mois consécutif, selon l’enquête Case-Shiller. Le prix moyen des logements à la vente dans les vingt plus grandes métropoles du pays a progressé de 1,1 % par rapport au mois précédent, en données corrigées des variations saisonnières.
Les cours des matières premières sont en revanche plombés par la fermeté du dollar et les incertitudes concernant la demande mondiale de pétrole, notamment à la suite de l’annonce la semaine dernière d’une baisse de l’activité manufacturière en Chine pour la première fois en sept mois. Le baril de Brent se traite ce matin à 102,52 dollars, en baisse de 11 cents.

Valeant s’envole après le rachat de Bausch & Lomb

Du coté des valeurs, Tiffany (+4,76 % à 79,84 dollars) a fait part de ventes meilleures qu’attendu au premier trimestre, soutenues par une progression dans toutes les régions du globe. Le chiffre d’affaires a augmenté de 9,3 % à 895,4 millions de dollars alors que Wall Street anticipait 855,1 millions de dollars. Le bénéfice du joaillier est ressorti à 83,6 millions de dollars contre 81,5 millions un an auparavant.
Selon différents analystes, les bénéfices européens du constructeur automobile Ford (+2,92 % à 15,23 dollars) devrait s’accélérer en raison de l’amélioration de la situation sur le Vieux continent.
Exxon Mobil (+1,52 % à 92,92 dollars) discute avec Interoil pour développer les gisements Elk et Antelope et ces discussions pourraient permettre d’extension d’un projet de GPL d’une valeur de 19 milliards de dollars, a déclaré lundi un dirigeant du groupe pétrolier américain.
Valeant Pharmaceuticals (+11,51 % à 94,19 dollars) a annoncé lundi matin avoir signé un accord en vue du rachat pour un montant de 8,7 milliards de dollars (6,7 milliards d’euros) du spécialiste d’optique et d’ophtalmologie Bausch & Lomb Holdings. Dans le cadre de l’opération, financée en dette et en actions, 4,5 milliards de dollars iront à un groupe d’investisseurs mené par Warburg Pincus LLC et 4,2 milliards serviront à racheter la dette de Bausch & Lomb.

lundi 27 mai 2013

Le CAC 40 bute sur les 4000 points dans un marché atone

Traders work at their desks at the Frankfurt stock exchange
 
Privé de la boussole de Wall Street et de celle de Londres, le marché parisien a regagné un peu du terrain qu’il avait abandonné la semaine dernière. Il a terminé tout juste sous les 4000 points.
Les marchés britannique et américain étant fermés lundi, les autres Bourses ont tourné au ralenti. Wall Street était en effet close pour cause de Memorial Day, tandis que la City de Londres a également fait relâche pour fêter le printemps.
Le CAC 40 a toutefois terminé en hausse, gagnant 0,97 %, à 3.995,16 points, dans un marché déserté par les investisseurs: moins de 1,2 milliard d’euros ont changé de mains au cours de la séance sur les valeurs vedette de la cote, soit près de trois fois moins que lors d’une journée habituelle.
Même ambiance atone sur les autres grandes places européennes, qui ont finalement, elles aussi, majoritairement opté pour le vert. L’Eurostoxx a en effet gagné 1,03 % et Francfort 0,94 %, à 8 383,3 points.
Cette ambiance léthargique s’expliquait également par un agenda macroéconomique allégé. Les opérateurs ont profité de cette séance de calme pour se livrer à des achats à bon compte après le recul de 1,11 % enregistré par le CAC 40 la semaine dernière. Préoccupé par l’état de l’économie mondiale et par l’avenir de la politique accommodante de la Réserve fédérale des États-Unis l’indice avait en effet enregistré sa première baisse hebdomadaire depuis un mois.
A Paris, les valeurs bancaires, malmenées la semaine dernières rebondissaient, avec Société Générale (+0,95 % à 30,93 euros), BNP Paribas (+2 % à 45,11 euros) et Crédit Agricole (+1,05 % à 7,2 euros).
La cote a également été soutenue par les valeurs cycliques à l’image de Lafarge (+2,07 % à 54,29 euros) Schneider Electric (+1,17 % à 61,29 euros) ou Vallourec (+2,28 % à 43,30 euros), qui avaient également subit des prises de bénéfice la semaine dernière.

Club Med saligne sur le prix proposé par Axa PE et Fosun

Le marché a été animé par quelques acquisitions. Le titre de Club Méditerranée a terminé en tête du SBF 120 (+22,38 % à 16,95 euros) s’alignant pratiquement sur le prix proposé par ses deux actionnaires Axa PE et Fosun dans le cadre de leur projet d’offre d’achat amical. De son coté, le Canadien Valeant a profité de la séance de relâche à Wall Street pour annoncer le rachat du fabricant américain de produits ophtalmologiques Bausch & Lomb pour 8,7 milliards de dollars.
Dans les prochains jours, les investisseurs seront particulièrement attentifs à la publication des dernières données sur l’inflation en Allemagne et dans la zone euro, attendues mercredi et vendredi prochains et qui devraient indiquer des progressions de prix largement contenues, selon les analystes. Dans ce contexte, la Banque centrale européenne (BCE) «dispose encore de marges de manœuvres pour d’éventuelles nouvelles mesures de soutien pour stimuler l’activité économique», rappellent les économistes du Crédit Agricole CIB.

jeudi 23 mai 2013

Inquiet pour la Chine, le CAC 40 plonge de plus de 2 %

A worker on the IG Group's trading floor looks away from his screens in the City of London
 
La Bourse de Paris a chuté de 2,07 % et retombe sous les 4000 points douchée par un indicateur décevant en provenance de Chine.
Brutal changement d’ambiance hier sur les marché financiers. Le CAC 40 qui volait de record en record ces derniers jours a chuté de 2,07 % à 3967,15 points, rattrapé par les inquiétudes de plus en plus vives sur la croissance mondiale.
Les autres grandes places européennes ont également subit de fortes corrections, accablées comme Paris par le discours particulièrement sombre tenu la veille par la Fed sur les perspectives de l’économie américaine et par un indicateur chinois décevant. Londres a ainsi perdu 2,10 %, Francfort 2,10 % et Milan a plongé de 3,06 %. Du côté des indices paneuropéens, l’Euro Stoxx 50 a lâché 1,91 %. L’ambiance était également morose à Wall Street. En séance, le Dow Jones reculait de 0,06 % et le Nasdaq 0,15 %.
Pour autant, selon les spécialistes, il n’y a pas de panique dans les salles de marchés. Pour eux, ce mouvement de vente est aussi le signe d’une correction technique. Depuis le début de l’année, le CAC 40 a grimpé de près de 9 % et, en un an, il a bondi de plus de 30 %, dopé avec les autres grandes Bourses mondiales par les politiques généreuses des grandes banques centrales.

Les banques en première ligne

À Paris, les opérateurs ont décidé d’empocher une part de leurs bénéfices sur les valeurs qui ont le plus fortement progressé ces derniers temps, à l’image de Renault qui a terminé en baisse de 3,98 % après avoir grimpé de plus de 50 % depuis le début de l’année. Le titre a également accusé le coup après une vaste opération de rappel de voitures de son partenaire japonais Nissan. De son coté EADS a cédé 2,51 % mais avance toujours de plus de 40 % depuis début janvier.
Le secteur financier a également accusé le coup. Crédit agricole a ainsi perdu 3,21 %, Société Générale 3,87 % et BNP Paribas 2,76 %. Les titres liés aux matières premières ont également été attaqués, à l’image d’Eramet (-4,06 %) ou d’ArcelorMittal (-2,75 %). Pratiquement toutes les valeurs de la cote ont terminé dans le rouge. Toutefois, les valeurs dites défensives, celles jugées moins sensibles à la conjoncture ont mieux résisté. Essilor International a reculé de seulement 0,30 % et Edenred de 0,76 %.
Seule hausse du CAC 40, le titre Gemalto s’est adjugé 2,36 % par l’annonce de l’intégration de la technologie de Qualcomm permettant la conception et le déploiement rapide et rentable de solutions de communications entre machines.

vendredi 17 mai 2013

Le CAC 40 à 4000 points : c’est fait !

 
L’indice phare de la Bourse de Paris a grimpé de 0,56 % et s’est hissé à exactement 4001,27 points. Il n’avait pas passé le seuil psychologique des 4000 points depuis début juillet 2011.
Enfin! Depuis des semaines, le CAC 40 grimpait en direction des 4000 points. Il vient finalement de passer ce cap. Il a grimpé de 0,56 % ce vendredi et s’est hissé à exactement 4001,27 points à la clôture. Il s’est même hissé pendant un instant à 4009,15 points. La Bourse de Paris avait abandonné le seuil psychologique des 4000 points depuis le mois de juillet 2011, juste avant les soubresauts de la crise de la dette en zone euro.
Pour Jean Louis Mourier, stratège chez Aurel BGC, les indices restent essentiellement portés «par les politiques monétaires ultra-accommodantes des banques centrales à travers le monde et l’excès massif de liquidités sur les marchés». Ces politiques font passer au second plan les nombreuses déceptions sur l’économie de la zone euro et singulièrement sur celle de la France retombée en récession depuis peu.
La mécanique est bien rodée: «avec des taux planchers partout dans le monde et les investisseurs recherchent désespérément du rendement, ce qui les incite à se tourner vers des actifs plus risqués et en particulier», expliquent de leur coté les spécialistes d’Amundi.

Le CAC 40 a grimpé de 11 % en un mois

En quatre semaines d’une hausse pratiquement ininterrompue, le CAC 40 a ainsi grimpé de plus de 11 % et avance désormais de 9,9 % depuis le début de l’année. En dépit de cette belle hausse, la Bourse de Paris porte toujours les stigmates de la crise. Le CAC 40 reste en effet très loin de son record absolu, atteint en septembre 2000, où, au plus fort de la bulle internet, où il avait frôlé les 7000 points. Depuis peu, les marchés d’actions allemands et américains ont effacé ces années de crise et volent de record en record.
Pour bon nombre d’investisseurs, après leur belle performance des dernières semaines, les marchés dansent désormais sur un fil. Ainsi, pour Franklin Pichard, chez Barclays Bourse, désormais «tout le monde dans les salles de marchés est dans les starting-blocks pour vendre et prendre ses bénéfices au moindre signal». Pire, les bonnes nouvelles comme les mauvaises sont susceptibles de déclencher le mouvement. Si l’économie américaine montre des de redressement trop rapide, le marché risque d‘anticiper un coup d’arrêt à la politique de la Fed et, si, au contraire elle rechute, les marchés risquent également d’être emportés.
Le prochain compte rendu de la Fed, qui doit être publié mercredi risque d’être déterminant.
Jean Louis Mourier chez Aurel se montre plutôt confiant pour les prochaines semaines. Il n’anticipe pas de changement de cap violent de la part des banques centrales qui devraient rester au chevet des économies. Et, du coté des entreprises, pour lui, en Europe comme aux États-Unis la saison des résultats trimestriels s’est déroulé sans encombre majeur. Avec des multiples de résultats, d’environ 12 à 13 fois les bénéfices attendus pour 2013 pour le CAC 40, les valorisation restent proches de leur niveau historique.

L’automobile à la fête

À Paris, la hausse a été conduite hier par le secteur automobile. Pour la première fois depuis septembre 2011, le marché européen a enregistré un léger frémissement. Après cette annonce PSA Peugeot Citroën a terminé en tête du SBF 120 avec un gain de 10,08 % à la clôture. Renaults’est encore adjugé 3,55 %. Le fabricant de pneumatiques Michelin(+4,47 %) et l’équipementier Faurecia(+5,04 %) leur ont emboîté le pas.

jeudi 16 mai 2013

Le CAC 40 fait une pause après son record annuel

L’indice parisien, qui a touché hier son plus haut niveau depuis le début de 2013, subit des prises de bénéfices après nouvelle une salve d’indicateurs de mauvaise augure.
La Bourse de Paris recule de 0,31 % en milieu de séance à 3.969,74 points, marquant une pause après avoir touché un sommet depuis le début de 2013 la veille. Les marchés d’actions portés depuis plus de trois semaine par les politiques de soutien massif des banques centrales, semblent également rattrapés par la faiblesse de la conjoncture.
La France désormais de nouveau en récession continue de détruire des emplois. Durant les trois premiers mois de l’année, le secteur privé a perdu 20.300 postes, soit une baisse de 0,1 %, indique l’Insee ce jeudi. Dans le même temps, les industriels français ont revu à la baisse leurs prévisions d’investissement pour 2013. Ils pré prévoient désormais un recul de 4 %, selon la dernière enquête trimestrielle de l’Institut de la statistique et des études économiques réalisée en avril. Dans le secteur toujours sous haute surveillance de l’immobilier, les ventes de logements neufs par les promoteurs ont continué à reculer au premier trimestre 2013, avec une baisse de 6,9 % à 15.988 unités, a annoncé jeudi la Fédération des promoteurs immobiliers (FPI).
Du coté des entreprises, la saison des résultats en Europe se poursuit, avec plus de déceptions que de bonnes surprises. Sur les 89 % de sociétés du Stoxx 600 ayant publié leurs comptes trimestriels jusqu’ici, 53 % ont fait moins bien que prévu, alors que seules 28 % des sociétés du S & P 500 ont déçu.
Ce matin, en dépit des bons chiffres de croissance japonaise, la Bourse de Tokyo a subi des prises de bénéfices terminant la séance en recul de 0,39 % à 15.037 points. L’économie japonaise a crû de 0,9 % de janvier à mars par rapport au trimestre précédent, un rythme plus rapide que prévu. La croissance dans l’archipel a été portée par la consommation privée, récoltant les premiers fruits d’une politique économique volontariste du gouvernement et de la banque centrale.
Du côté des devises, l’euro poursuit son repli face au billet vert ce matin à 1,2875 dollars, toujours pénalisé par un regain d’inquiétude des cambistes sur la santé économique de la zone euro après une série d’indicateurs décevants, tandis que le yen restait sous pression malgré des statistiques macroéconomiques encourageantes.
Les valeurs à suivre
Le premier assureur de personnes en France, CNP Assurances (-2,5 % à 11,25 euros), a vu son bénéfice net baisser de 16,3 % au premier trimestre, à 230 millions d’euros, plombé par la crise chypriote et par de moindres plus-values.
RTL Group (+0,14 % à 59,12 euros), premier groupe de médias audiovisuels européen, a enregistré une hausse de 18,7 % de son bénéfice net au premier trimestre, à 133 millions d’euros, grâce essentiellement à ses activités en Allemagne.
Total (-1,22 % à 38,42 euros) va acquérir le réseau égyptien de stations-service de son concurrent anglo-néerlandais Shell.
Sanofi (-0,14 % à 84,65 euros) et son partenaire américain Regeneron ont annoncé mercredi le recrutement de patients pour mener deux nouvelles études de Phase III évaluant un anticorps dans le traitement de la polyarthrite rhumatoïde.
Ubisoft (+6,37 % à 9,18 euros) a atteint ses objectifs annuels de rentabilité et d’activité avec un bénéfice net en très forte hausse (+73,7 %) et un chiffre d’affaires également en progression (+18,3 %) pour l’exercice décalé 2012/13.
Rodriguez Group (-7,26% à 2,81 euros) chute , après avoir perdu jusqu’à plus de 10% dans les premiers échanges, le spécialiste des yachts de luxe ayant vu son chiffre d’affaires chuter de 31% au deuxième trimestre de son exercice 2012-2013.
TF1 (+0,67 % à 8,08 euros) présente aujourd’hui sa nouvelle version de Wat.tv, la plateforme de partage vidéo du groupe, pour la repositionner en «média» éditorialisé destiné aux 15-34 ans.
DBV Technologies (-1,05 % à 8,45 euros) a conclu un accord de recherche avec Stallergènes (+0,10 % à 51,60 euros) lequel financera leurs travaux de recherche dans les allergies respiratoires, visant à combiner l’expertise de Stallergènes avec la plate-forme technologie Viaskin de DBV.
Dans le cadre de sa restructuration financière, Cybergun (+9,38 % à 1,05 euros) va lever entre 4,8 et 5,3 millions d’euros au travers d’une augmentation de capital, en principe déjà pré-souscrite.
Parrot (-2,36 % à 21,48 euros) le spécialiste français des périphériques pour téléphones mobiles a vu son résultat net plonger de 86 % au premier trimestre, affecté par la dégradation du marché automobile qui a plombé ses ventes aux grands comptes.
Après un repli de 28 % du chiffre d’affaires du premier trimestre, à 59,7 millions d’euros, le groupe Touax (-5,05% à 18,04 euros) n’envisage pas d’amélioration sur l’ensemble du semestre.
(Avec Reuters).

mercredi 15 mai 2013

Valse hésitation à la Bourse de Paris

Trader makes a phone call at his desk in front of the DAX board at the Frankfurt stock exchange
 
Après avoir ouvert en légère baisse, le CAC 40 s’inscrit en petite hausse en milieu de séance, en dépit de l’annonce officielle de l’entrée de la France en récession.
La Bourse de Paris qui avait débuté la séance en très légère baisse après l’annonce officielle de l’entrée de la France en récession remonte la pente. En milieu de séance, le CAC 40 grignote 0,15 % à 3.972,20 points, après avoir déjà avancé de 0,53 % la veille. L’indice reste porté par la belle tenue de Wall Street qui vole de records en records.
La croissance française a reculé de 0,2 % au premier trimestre 2013, après avoir déjà baissé de 0,3 % au dernier trimestre 2012. Si Bercy vise toujours une croissance de 0,1 % en 2013, l’Insee table sur -0,3 %. Autre mauvaise nouvelle, fin mars, l’Insee annonçait un repli de 0,4 % du pouvoir d’achat des ménages français en 2012, mais les chiffres révisés sont pires: il a reculé de 0,9 %. Mais visiblement cette déception était largement anticipée et déjà dans les cours.
Aux États-Unis, l’indice Empire State mesurant l’évolution de l’activité dans la région de New York et ceux de la production industrielle est attendus dans la journée. À Wall Street, la séance de mardi s’est soldée par de nouveaux records pour le Dow Jones et le Standard & Poor’s 500, en hausse respectivement de 0,82 % et 1,01 % à la cloche, tandis que le Nasdaq finissait au plus haut depuis novembre 2000.
Et, ce matin la Bourse de Tokyo a poursuivi son envolée, l’indice Nikkei a franchi le seuil des 15.000 points pour la première fois depuis décembre 2007, gagnant 2,29 % à 15.096 points sur fond de baisse continue du yen. Le titre Sony a bondi de plus de 10 % après l’offensive d’un actionnaire activiste américain qui réclame une scission des activités de divertissement.
Dans le même temps à Paris la saison des résultats trimestriels se poursuit avec son lot habituel de bonnes mais également de mauvaises nouvelles.

Les valeurs à suivre

Les résultats de Vivendi (-2,44 % à 15,59 euros) ont plié au premier trimestre, principalement du fait de SFR. Le conglomérat, qui a par ailleurs fait part de son souhaite de céder Activision, confirme ses objectifs 2013 néanmoins. Par ailleurs, la Commission européenne a donné aujourd’hui son feu vert à la cession par Vivendi de Parlophone Label Group à l’américain Warner Music Group pour 487 millions de livres sterling (577 millions d’euros environ).
Aussi pénalisé dans ses activités télécoms, Bouygues (+1,76 % à 21,67 euros) juge que le résultat de son premier trimestre, en perte opérationnelle de 76 millions d’euros et en perte nette de 42 millions, ne remet pas en cause les objectifs annuels.
Pour sa part leur concurrent dans la téléphonie Iliad (-2,14 % à 175,80 euros), maison mère de Free a enregistré une croissance de 40 % de ses revenus trimestriels à 907 millions d’euros, avec 870.000 recrutements d’abonnés mobiles sur les trois premiers mois portant son parc à 6,1 millions de clients mobiles (11,5 millions avec le haut débit).
Le groupe pharmaceutique Nicox (-3,21 % à 2,65 euros), qui développe un portefeuille de produits dans l’ophtalmologie, a enregistré une perte nette de 4,3 millions d’euros au premier trimestre, contre un profit de 4,2 millions un an plus tôt.
Une charge liée au placement de son ex filiale Kem One en redressement judiciaire met Arkema (+4,40 % à 76,13 euros) dans le rouge au premier trimestre, avec une perte nette de 30 millions d’euros.
Scor (-0,36 % à 23 euros) a annoncé un résultat net en hausse de près de 7 % au cours du premier trimestre 2013 et anticipe pour l’ensemble de l’exercice un chiffre d’affaires supérieur à 10 milliards d’euros.
Le conseil d’administration de Pages Jaunes (-1,80 % à 1,64 euros) a rejeté à l’unanimité la proposition de Guy Wyser-Pratte de nommer deux nouveaux administrateurs.
Theolia (-3,65 % à 1,32 euros) a profité d’une hausse de 16 % de son chiffre d’affaires trimestriel, à 23,1 millions d’euros, grâce à l’apport de Breeze Two Energy.
Le chiffre d’affaires de Wendel (+0,25 % à 88,20 euros) a progressé de 3 % (2,1 % en organique) à 1,563 milliard d’euros pour le début d’année.
(Avec Reuters).

lundi 13 mai 2013

Wall Street fait une pause

La Bourse de New York qui a grimpé la semaine dernière à de nouveaux records historiques subit quelques prises de bénéfice en ce début de semaine.
Les marchés d’actions américains ont ouvert en légère baisse aujourd’hui. Dans les premiers échanges, le Dow Jones recule de 0,18 % et le Nasdaq de 0,20 %. Après trois semaines consécutives de hausse, Wall Street devrait a besoin de souffler.
Vendredi, la Bourse de New York a terminé sur de nouveaux records historiques. Le Standard & Poor’s 500, l’indice de référence des gérants américains, a terminé la semaine à plus de 1600 points et le Dow Jones à plus de 15000 points, tandis que le Nasdaq, l’indice des valeurs technologiques, a retrouvé ses niveaux de clôture d’il y a 12 ans et demi.
Les résultats de sociétés étant désormais pour l’essentiel passés, les investisseurs se focalisent sur les statistiques économiques. Or, contrairement aux attentes, les ventes au détail aux États-Unis ont légèrement rebondi en avril, après un accès de faiblesse en mars. Le département du Commerce a fait état d’un rebond de 0,1 % des ventes après une baisse de 0,5 % en mars.
Sur le marché des changes, le dollar grimpe encore face au yen ce matin, dépassant même les 102 yens avant de se replier, du jamais vu en plus de quatre ans. L’affaiblissement spectaculaire de la devise japonaise face au dollar, entamé fin 2012 avec l’arrivée au pouvoir à Tokyo Shinzo Abe et qui s’est accéléré depuis en avril grâce à un vaste programme de rachats d’obligations d’État par la Banque du Japon (BoJ), n’a pas suscité de réactions particulières lors du G7 finances.
Le marché des changes est par ailleurs animé par des spéculations sur le fait que la Réserve fédérale américaine (Fed) soit la première des grandes banques centrales à commencer à freiner sa politique monétaire ultra accommodante, après la publication d’un article ce week-end dans le Wall Street Journal. Selon le quotidien, la Fed élaborait actuellement une stratégie pour réduire la voilure de son programme de rachat mensuel d’obligations à hauteur de 85 milliards de dollars qui a fortement pesé sur le cours du dollar ces derniers mois.

Les valeurs à suivre

Du coté des valeurs, Softbank, décidé à mener à bien son OPA de 20,1 milliards de dollars sur 70 % de Sprint Nextel (-0,54 % à 7,32 dollars), s’en prend aux banques qui accepteraient de financer la contre-offre de Dish.
Yum Brands (-1,59 % à 69,24 dollars), la maison mère des restaurants KFC a annoncé vendredi soir une chute de 29 % de ses ventes en Chine en avril, sous le coup de l’épidémie de grippe aviaire. Yum Brands, qui réalise plus de la moitié de ses ventes en Chine, avait prévenu le marché dès la fin avril en évaluant le recul à 30 %.
Le groupe pharmaceutique irlandais Elan a annoncé lundi qu’il investirait un milliard de dollars pour acquérir le droit à 21 % des royalties que GlaxoSmithKline versera à Theravance (+13,6 % à 39,70 dollars) au titre de plusieurs de ses traitements des maladies respiratoires.
ABC, filiale de Disney (-0,11 % à 67,13 dollars), deviendra le premier «network» américain à diffuser sur internet ses émissions en direct, les téléspectateurs de ses chaînes à New York et à Philadelphie devant profiter de ce nouveau service dès le 14 mai.
Tesla Motors (+5,43 % à 80,93 dollars) poursuit sa marché en avant après avoir déjà bondi de 41 % la semaine dernière, porté par des résultats supérieurs aux attentes.
(Avec Reuters)

vendredi 10 mai 2013

Pluie de records sur les Bourses mondiales

Le CAC 40 a gagné 0,64 % vendredi. Et 1,04 % en cinq séances. Il se rapproche des 4000 points, tandis que plusieurs autres places ont pulvérisé des records historiques.
La semaine qui vient de s’écouler a été faste sur les marchés boursiers mondiaux. Plusieurs places ont ainsi pulvérisé des records historiques. À commencer, mardi par la Bourse de Francfort. Hier, le Dax, a clôturé la semaine à un nouveau sommet à 8278,59 points (+0,19 %). Depuis le 1er janvier, il gagne 8,75 %. À New York, le Dow Jones, qui depuis avril vole de records en records, a lui terminé pour la première fois de son histoire au-dessus de 15.000 points. Aujourd’hui, sans grande surprise, les investisseurs ont repris leur souffle et à mi-séance, l’indice vedette de Wall Street grignotait 0,15 % à 15 056,50 points. Dans le même temps, le Nasdaq, au plus haut depuis 13 ans, grappillait 0,19 % à 3 415,62 points. Dopé par la chute du yen, la place de Tokyo est elle au plus haut depuis cinq ans. La Bourse de Londres n’est pas en reste, puisqu’elle a retrouvé ces jours-ci ses niveaux d’octobre 2007, avant la crise financière (ce vendredi, elle s’est appréciée de 0,49 % à 6 624,08 points).

Le CAC 40 à la traîne des grands indices

La Bourse de Paris, qui gagne tout de même 8,59 % depuis le 1er janvier, est en revanche à la traîne de ces grands indices. Le CAC 40 a tout juste retrouvé ses niveaux de l’été 2011 et est encore très loin de son plus haut historique (proche des 7000 points en octobre 2000) et de son niveau d’avant la faillite de Lehman Brothers, à l’automne 2008 (4 332 points). Ce vendredi, il a rebondi de 0,64 % à 3953,83 points, s’approchant du seuil des 4000 points, dans un volume d’échanges faible de 2,5 milliards d’euros. En cinq séances souvent calmes (mercredi et jeudi étant fériés), il s’est apprécié de 1,04 %, grâce notamment au rebond de certaines valeurs bancaires, dont les résultats trimestriels ont souvent rassuré les marchés. En cinq séances, Société Générale a ainsi gagné 5,32 % (37,36 euros) et BNP Paribas 1,78 % (44,50 euros). STMicorelectronics s’est hissé sur le podium des valeurs du CAC 40 (+7,42 % à 7,19 euros), suivi par Lafarge (+6,56 % à 53 euros). A contrario, Alstom qui a annoncé des résultats décevants a plongé de 13,14 % à 27,72 euros. Viennent ensuite Veolia Environnement (-3,9 % à 10,23 euros) et Crédit Agricole (-3,44 % à 6,9 euros).
«Les Bourses des pays développés bénéficient toujours des politiques ultra-accomodantes des grandes banques centrales mondiales, dont la réserve fédérale américaine ou la BCE qui inondent les marchés de liquidités», explique Yves Maillot, directeur du pôle d’expertise Actions Européennes chez Natixis AM. «Les taux d’intérêt étant de plus en plus bas, les investisseurs favorisent les actions plus rémunératrices. D’autant que les entreprises cotées continuent dans l’ensemble à afficher de solides résultats. En particulier aux Etats-Unis où les marges bénéficiaires sont au plus haut. Ce qui favorise la Bourse américaine qui bénéficie d’une prime de qualité», poursuit-il. Quelques spécialistes de marché justifient ces records par les perspectives de redressement de l’économie mondiale et les faibles valorisations. Au cours de la semaine écoulée, certaines statistiques, comme la baisse des inscriptions au chômage ont ainsi confirmé que la reprise américaine était en bonne voie. Outre-Rhin, la hausse inattendue des commandes à l’industrie en mars a aussi rassuré.
La tendance actuelle est-elle durable? «À court terme, les investisseurs pourraient prendre leurs bénéfices sur le marché américain et sur le CAC40», commente Aymeric Diday, gérant de portefeuille à la banque Pictet. «La Bourse de Paris aura sans doute des difficultés pour franchir rapidement le seuil des 4000 points. L’activité économique en France et en Europe en général n’est pas très solide. Il faudra attendre d’avoir de nouveaux signes d’amélioration pour que le marché puisse vraiment continuer à aller de l’avant», conclut-il.

ArcelorMittal maintient ses prévisions, malgré un T1 difficile

Les investisseurs craignaient qu’ArcelorMittal revoit en baisse ses objectifs annuels lors de la publication de ses résultats trimestriels. Il n’en a rien été, le groupe confirmant viser une amélioration de son excédent brut d’exploitation (Ebitda) en 2013 par rapport aux 7,1 milliards de dollars enregistrés en 2012. Soulagés, les marchés ont fait grimper le titre de 3,75 % lors de la séance d’aujourd’hui, à 10,05 euros.
La perte nette de 345 millions de dollars sur le premier trimestre, consécutive à une dépréciation de 1,16 milliard, est passée au second plan. Surtout, en comparant avec le dernier trimestre 2012, la publication apparaît plus rassurante. Le chiffre d’affaires, à 19,75 milliards de dollars, et l’excédent brut d’exploitation, à 1,56 milliard, affichent tous deux une légère progression, alors que le groupe met actuellement en œuvre un plan d’économies massif.

jeudi 9 mai 2013

Le CAC 40 en légère hausse soutenue par les banques

(figaro.fr) L’indice parisien parvient à progresser, soutenu par la publication des résultats des banques qui se révèlent supérieurs aux attentes. En revanche, Alstom plonge de plus de 9%.
La Bourse de Paris progresse de 0,18 %, dans un marché sans grande actualité macroéconomique mais marqué par de nombreuses publications d’entreprises dont celles des banques françaises..
Le Crédit agricole et Société générale ont publié des résultats trimestriels solides, malgré l’environnement. Les titres s’adjugent respectivement 0,93 % et surtout 4,24 % pur la Générale. Hausse également de Natixis qui a aussi annoncé des résultats supérieurs aux attentes.
Les marchés restent dans l’ensemble bien orientés, soutenus par les politiques ultra-accommodantes des banques centrales. La Banque d’Australie vient d’en donner un nouvel exemple avec l’annonce d’une réduction mardi de son taux d’intérêt directeur de 25 points de base, à 2,75 %, un niveau jamais atteint jusqu’à présent.
En Europe, le président de la Banque centrale européenne Mario Draghi a répété lundi que l’institution était prête, si besoin, à abaisser de nouveau ses taux, des commentaires de nature à soutenir le marché.
Mais si ces décisions des banques centrales restent très positives pour le marché, les investisseurs commencent aussi à s’inquiéter des limites de ces politiques monétaires, alors que les données macroéconomiques dans le monde restent toujours moroses.
Le courtier CMCMarket fait remarquer que, malgré la tendance générale plutôt positive, les Bourses restent fragiles, compte tenu des indicateurs toujours en repli, notamment ceux de l’Allemagne.
Sur le marché parisien, les opérateurs vont s’intéresser en priorité aux nombreuses publications dont celles de deux grandes banques Crédit Agricole et Société Générale.
Sur le front macroéconomique le calendrier est pauvre avec l’indice de la production industrielle en France en baisse de 0,9 % en mars par rapport à février, affectée par le repli de la production manufacturière (-1 %).
ALSTOM plonge d epus de 9 %. Le groupe a abaissé ses objectifs financiers, invoquant la dégradation récente des conditions économiques et une concurrence toujours difficile, après avoir néanmoins affiché une hausse de ses résultats (+10 %) et de son carnet de commandes (+7 %) sur son exercice achevé fin mars.
LAFARGE progresse de 0,2 %, le groupe a annoncé une perte nette de 117 millions d’euros au premier trimestre, pratiquement le double d’il y a un an, mais anticipe une reprise de la demande de ciment sur le reste de l’année qui lui permettra d’atteindre ses objectifs.
LEGRAND gagne 2,24 % car le groupe a lui aussi a confirmé ses objectifs 2013, après l’annonce de résultats en légère hausse au premier trimestre. Sur les trois premiers mois de l’année, le bénéfice net du groupe a progressé d’un peu moins de 1 % à 124,5 millions d’euros et le chiffre d’affaires a enregistré une hausse encore plus modeste (+0,6 %) à 1,09 milliard d’euros.
EURO DISNEY a réduit sa perte au premier semestre 2012/2013, grâce au refinancement de sa dette et à la légère progression de son activité, mais se montre «prudent» pour le reste de l’exercice en raison du contexte économique «toujours difficile».

mercredi 8 mai 2013

La Bourse de Paris termine au plus haut depuis juillet 2011

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(figaro.fr) Le marché parisien a clôturé en petite hausse (+0,37%, 3921,32 points), soutenu par des résultats rassurants des banques françaises et un bon indicateur allemand. Francfort a fini à son plus haut niveau historique.
 
Les Bourses européennes ont connu mardi une journée plutôt bonne. À Paris, l’indice Cac 40 a gagné 0,37% à 3 921,32 points, malgré l’annonce d’un recul de 0,9% en mars de la production industrielle. Mais, les volumes d’échanges sont restés modérés (3,03 milliards d’euros) puisque de nombreux investisseurs sont en vacances.
Les séances de mercredi et jeudi s’annoncent encore plus calmes à la Bourse de Paris qui restera ouverte lors de ces deux jours fériés. «Les banques comme Société Générale, Crédit Agricole et Natixis, mais aussi Axa ont annoncé des résultats trimestriels rassurants», commente Isabelle Enos, directeur adjoint de la gestion chez B*Capital. Les valeurs financières ont d’ailleurs enregistré de belles performances. Le titre Société Générale a ainsi pris la tête du Cac 40 (+5,68% à 30,14 euros). Dans son sillage, BNP Paribas a gagné 2,4% (44,95 euros), Natixis 2,31% (3,49 euros) et Axa 0,89% (14,77 euros).

Sommets à Londres et Francfort

La deuxième bonne surprise de la journée est venue d’Allemagne, où les commandes à l’industrie ont augmenté de 2,2% sur un mois en mars, alors que le consensus misait sur un recul de 0,5%. «Cet indicateur montre que la situation économique allemande est moins dégradée que ce que redoutaient les marchés il y a quelques semaines», poursuit Isabelle Enos. À la Bourse de Francfort, le Dax a d’ailleurs clôturé sur un nouveau record historique à 8181,78 points (+0,86%). La Bourse de Londres a elle aussi touché un nouveau sommet, grâce aux bons résultats de la banque HSBC. Elle terminé en hausse de 0,55% à 6 557,3 points, un niveau inégalé depuis cinq ans et demi.
Sensible à la baisse des taux directeurs de la banque centrale australienne, la Bourse de New York a ouvert en hausse. Mais à mi-séance, les principaux indices étaient plus hésitants: le Dow Jones gagnait 0,28% (15 210, 29 points), tandis que le Nasdaq lâchait 0,08% (2 955 points).
De manière générale, l’environnement reste positif grâce à la bonne tenue des places boursières mondiales, à l’abondance de liquidités dans les circuits financiers et aux politiques toujours accommodantes des banques centrales. «Mais, à court terme, la Bourse de Paris, pourrait avoir du mal à franchir les 4000 points. Après la forte du mois d’avril, les investisseurs pourraient prendre quelques bénéfices», estime Isabelle Enos.

lundi 6 mai 2013

Les sociétés publiques reculent à la Bourse de Paris

A trader sits at his desk at the Frankfurt stock exchange
 
(figaro.fr)Les titres des sociétés au capital desquelles l’État est présent sont en baisse aujourd’hui en réaction aux projets du gouvernement de vendre une partie de ses participations. Ces réactions sont souvent excessives.
Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a indiqué dimanche soir que l’État envisageait de réduire certaines de ses participations pour financer des investissements stratégiques. Depuis cette déclarations, et malgré des précisions a apportées par le ministre de l’Économie, Pierre Moscovici, selon lequel cette décision ne marque pas le «retour des privatisations en France», les titres des sociétés dans lesquelles l’État est présent sont en baisse à la Bourse de Paris.
Air France prend la tête des baisses avec un recul de plus de 2 %. GDF Suez, EDF, Renault, France Télécom, Thales et Safran sont également attaquées. Toutes ces sociétés ont la particularité d’avoir l’État dans leur capital, ce qui fait courir le risque d’une mise en ventes d’une partie des titre concernés, avec à la clé des baisses de cours.
Ce risque n’est pas totalement nul, mais les éventuelles cessions à venir sont d’une portée très limitée puisque l’État n’a pas l’intention de liquider la totalité des titres qu’il détient dans ces différentes entreprises. Une bonne partie des cessions ont par ailleurs déjà été réalisées, ce fut le cas de la vente récente par l’État d’une partie du capital d’EADS et de Safran.
Les titres les plus susceptibles d’être venus sont aujourd’hui GDF Suez et EDF, ainsi que FranceTélécom et Renault qui ne sont pas considérées comme des participations stratégiques. Il n’y a cependant pas d’urgence et la proportion d’actins à vendre reste très limitée. La chute d’Air France est de son côté exclusivement liée à ses mauvais résultats trimestriels.
Le sentiment des experts du Figaro Bourse : les annonces de Jean-Marc Ayrault ne sont pas assez significatives pour changer de stratégie à l’égard des titres concernés. GDF Suez et EDF disposent d’un réel potentiel de rattrapage après les fortes baisses intervenues au cours de ces derniers mois. EADS qui offre une très visibilité sur son carnet de commandes mérite d’être garder en portefeuille ou acheter sur repli vers 36 euros.

vendredi 3 mai 2013

La Bourse de Paris termine la semaine en grande forme

Le CAC 40 a grimpé de 1,40 % à 3 912,95 points, au plus haut depuis près de deux ans, dopé par les chiffres de l’emploi américain. Wall Street et Francfort s’envolent vers de nouveaux records historiques.
La Bourse de Paris qui avait été pratiquement insensible à la baisse des taux de la BCE jeudi a salué avec enthousiasme le recul du chômage aux États-Unis. Le CAC 40 a en effet avancé de 1,40 % à 3912,95 points, terminant ainsi au plus haut depuis juillet 2011. La veille il avait grignoté 0,05 % tandis que la banque centrale européenne avait ramené son principal taux directeur de 0,75 % à 0,5 %. Face au marasme économique persistant en zone euro, les marchés avaient largement anticipé cette décision, déjà largement intégrée dans les cours.
Les autres grandes places européennes était sur la même ligne hier, dopées comme Paris par les bon chiffre de l’emploi américain. Le Dax francfortois a grimpé de 2,02 % pour finir au jamais atteint en fin de séance de 8122,29 points.

Pic historique à Wall Street

A Londres, le Footsie s’est adjugé 0,94 % pendant qu’à Wall Street le Dow Jones grimpait de 1,17 % parvenant à se hisser à plus de 15000 points, un sommet qu’il n’avait jamais atteint auparavant. Le Standard & Poor’s 500, indice de référence des gérants de fonds avançait quant à lui de 1,15 %, dépassant lui aussi un pic historique à plus de 1600 points.
Outre-Atlantique, le taux de chômage officiel a reculé de 0,1 point en avril pour s’établir à 7,5 %, tombant ainsi au plus bas depuis décembre 2008.
Sur l’ensemble de la semaine, le CAC 40 a encore grimpé de 2,7 % ce qui porte ses gains depuis le début de l’année à 7,47 %.

Les banques en bonne place

Vallourec qui s’est adjugé 12,27 % hier après avoir publié des résultats très supérieurs aux attentes prend la tête des plus fortes hausse du CAC 40 de la semaine avec un gain de 10,42 %. EDF qui a annoncé en début de semaine des ventes en hausse de 4,7 % au premier trimestre s’adjuge 7,88 % et Cap Gemini grimpe de 7,57 % sur ces quatre jours de Bourse, après avoir confirmé l’ensemble de ses objectifs pour 2013.
Les banques, qui sont parmi les premières à bénéficier du coup de pouce de la BCE figurent également en bonne place. BNP Paribas qui a annoncé hier avoir dégagé un bénéfice de 1,6 milliard d’euros au cours des trois premiers mois de l’année, grimpe de 5 % cette semaine. Sur la même période Société générale avance de 5,86 % et Crédit agricole de 4,24 %.
Parmi les rares baisses, PPR, récemment rebaptisé Kering abandonne 5,38 % sur les quatre dernières séances de Bourse. Après des années de folle croissance, le monde du luxe ralentit sa course. Le groupe français n’est pas épargné. Au premier trimestre il a affiché une modeste croissance de 1 %, après avoir connu un net ralentissement en Europe comme en Chine. Désormais un peu plus optimiste pour l’avenir, les investisseurs ont empoché une part de leur bénéfices sur les valeurs les plus défensives, auprès desquelles ils tentaient de se réfugier auparavant. Danone abandonne ainsi 1,46 % sur la dernière semaine de Bourse, Pernod Ricard 1,36 % et Unibail Rodamco 1,26 %.

jeudi 2 mai 2013

Le taux de la BCE au plus bas, le CAC 40 réagit timidement

France EU Financial Crisis
 
Le marché parisien évolue pratiquement à l’équilibre ce jeudi après la décision de la Banque centrale européenne d’abaisser son principal taux directeur à 0,5 %, un nouveau plus bas historique.
La Bourse de Paris reste sur la défensive après la décision de la Banque centrale européenne, d’abaisser son principal taux directeur d’un quart de point à 0,5 %, un nouveau plus bas historique. Peu après cette annonce, le CAC 40 avance symboliquement de 0,03 % à 3857,83 points.
Cette décision était largement attendue par les analystes et espérée par les marchés dans un contexte de marasme économique persistant en zone euro, accompagné d’un niveau de chômage record.
Mercredi 1er mai, alors que les bourses européennes étaient fermées, les marchés américains ont perdu près de 1 % en réaction à la publication de ces indicateurs décevants sur l’emploi et l’activité manufacturière, et le statut quo de la Réserve fédérale américaine n’a pas permis d’inverser la tendance.
Sans surprise, la Fed a annoncé son intention de poursuivre ses rachats d’actifs pour stimuler l’économie, mettant en avant un taux de chômage toujours élevé. Mais elle a ajouté qu’elle était prête à accélérer, comme à ralentir, le rythme de ses achats.
En Asie, la Bourse de Tokyo a accusé une quatrième séance de baisse d’affilée, dans un marché déstabilisé par les inquiétudes sur la reprise aux États-Unis comme en Chine.
Le secteur manufacturier en Chine a vu sa croissance ralentir en avril en raison notamment de la première baisse des commandes à l’exportation en sept mois, selon les résultats définitifs de l’enquête menée par HSBC auprès des directeurs d’achats, qui semble indiquer que la récession européenne et le ralentissement américain mettent en péril la reprise du pays.
Du côté des changes, l’euro gimpe légèrement à 1,32 dollar, après la décision de la BCE.
Les valeurs à suivre
La Turquie va commander à Areva (+2,90 % à 11,83 euros) et son partenaire japonais Mitsubishi Heavy Industries (MHI) 4 réacteurs Atmea-1, un contrat d’une valeur de plus de 15 milliards d’euros. Ce méga-contrat est une percée importante va permettre à Areva de sortir d’une traversée du désert de plus de 5 ans en matière de commandes de réacteurs.
Sanofi (-0,87 % à 82,50 euros) a présenté des résultats de nouveau marqués au premier trimestre par les pertes de brevets de plusieurs de ses grands médicaments mais également par les bons résultats enregistrés dans le diabète, les vaccins et par sa filiale américaine Genzyme.
Capgemini (+3,65 % à 36,2 euros) a publié un chiffre d’affaires en baisse de 1,7 % à taux de change et périmètre constants et maintenu ses objectifs pour 2013.
Le titre Lagardère perd 0,48 % à 28,08 euros. Arnaud Lagardère a indiqué être prêt à racheter à Vivendi (-1,48 % à 16,94 euros) la totalité des parts de Canal + France, en vue de son introduction en Bourse.
Vivendi (-1,34 % à 16,97 euros) a annoncé mardi lors de son assemblée générale qu’il envisageait une introduction en Bourse de sa filiale de téléphonie mobile SFR dans le cadre de sa stratégie de recentrage sur les médias engagée depuis un an.
EDF (+0,88 % à 17,12 euros) a publié mardi des ventes en croissance organique de 4,7 % au premier trimestre, soutenues par la vague de froid qui a traversé la France, et a fait savoir que ses réductions de coûts doperaient ses performances au second semestre.
Les immatriculations de PSA Peugeot Citroën (-2,42 % à 5,93 euros) ont chuté de 12,1 % en avril et celles de Renault (-1,97 % à 51,29 euros) ont diminué de 2,8 %, selon le Comité des constructeurs français d’automobiles (CCFA)
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(Avec Reuters).
 

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