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vendredi 24 février 2012

Wall Street reprend doucement de la hauteur


Les marchés américains sont soulagés par une statistique sur le front de l’emploi américain. Côté valeurs, HP dévisse après la publication de ses résultats. Sears s’envole avec l’annonce d’une levée de liquidités.
Wall Street avance avec prudence. Après de nombreuses hésitations, ce jeudi, le Dow Jones clôture sur une hausse de 0,36% à 12.984,76 points, le Nasdaq prend 0,81% à 2956,98 points et le S&P 500 s’octroie 0,43% à 1363,45 points.
Hier, les marchés ont clôturé dans le rouge, refroidis par de mauvaises statistiques européennes, notamment le repli de l’indice PMI de l’activité privée en zone euro et l’indice PMI en Allemagne. Aujourd’hui, la Commission européenne, dans ses dernières prévisions, a remué le couteau dans la plaie en annonçant que la zone euro allait connaître une récession économique cette année en enregistrant un repli de 0,3% de son PIB. Elle revoit fortement en baisse sa prévision de croissance pour la zone euro par rapport à ses précédentes estimations en novembre, où elle tablait encore sur une progression de 0,5% pour 2012. La dernière récession dans l’Union monétaire remonte à 2009 avec un repli alors très prononcé de l’activité de 4,3%.
Une bonne nouvelle cependant: le climat des affaires s’est encore amélioré en février en Allemagne, pour le quatrième mois d’affilée, estime l’institut Ifo. Son indice a progressé à 109,6, alors que le consensus n’anticipait que 108,8. En janvier, il était ressorti à 108,3, un niveau confirmé ce jeudi.
Les marchés accueillent aussi avec soulagement l’annonce d’une stabilisation des nouvelles inscriptions au chômage à la mi-février, à leur plus bas niveau depuis début mars 2008, a indiqué le département du Travail jeudi à Washington. Du 12 au 18 février, 351.000 demandes d’allocations de chômage ont été déposées dans le pays, en données corrigées des variations saisonnières, soit autant que la semaine précédente, indique le ministère, alors que la prévision médiane des analystes donnait une remontée des inscriptions à 355.000.

La Grèce en toile de fond

Le dossier grec reste cependant dans le viseur. Hier, l’agence de notation Fitch a annoncé une nouvelle dégradation de la note de la Grèce, de CCC à C. La note d’Athènes n’est désormais plus qu’à un cran du défaut. Les ministres des Finances de la zone euro prévoient une réunion le 1er mars, en amont d’un sommet de l’UE, pour voir si la Grèce a rempli les conditions fixées en échange des premiers versements du plan de sauvetage, a précisé aujourd’hui une source diplomatique européenne.
Côté devises, l’euro restait en hausse face au dollar, après être monté à un plus haut depuis mi-décembre. en début d’après-midi,il valait 1,3301 dollar contre 1,3252 dollar mercredi soir. Les cours du pétrole ont, eux, terminé en hausse, poursuivant leur course vers des sommets plus vus depuis mai en raison de bons indicateurs économiques et de tensions toujours vives au Moyen-Orient. Le baril de «light sweet crude» (WTI) pour livraison en avril a gagné 1,55 dollar par rapport à mercredi sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), à 107,83 dollars.

Sears s’envole, HP dévisse

Hewlett-Packard (-6,50% à 27,06 dollars) a fait état mercredi soir d’un recul de près de 44% de son bénéfice trimestriel, et le premier fabricant mondial d’ordinateurs, plombé par la faiblesse de ses ventes de PC et d’imprimantes, a livré des prévisions inférieures aux attentes de Wall Street.
Sears Holdings (+18,66% à 61,80 dollars) est en forte hausse, le distributeur ayant annoncé son intention de lever 770 millions de dollars en se séparant de plus de 1250 magasins et de certains actifs immobiliers pour convaincre Wall Street qu’il dispose de suffisamment de ressources pour rembourser sa dette. En même temps, le distributeur en difficulté a affiché une perte trimestrielle de 2,4 milliards de dollars et un 19e trimestre consécutif de ventes en baisse.
Amazon (-0,94% à 178,89 dollars), Apple (+0,65% à 516,39 dollars), Google (-0,30% à 606,11 dollars), Microsoft (+0,32% à 31,37 dollars), RIM (+0,07% à 14,67 dollars) et HP se sont engagés à être plus informatifs sur l’usage des données privées avant que les internautes ne téléchargent des logiciels, a fait savoir mercredi le procureur général de Californie.
Liberty Global (+0,25% à 48,49 dollars) envisage une offre sur le néerlandais Ziggo, valorisé 8 milliards d’euros et qui prépare son introduction en Bourse, rapporte jeudi De Telegraaf, sans citer de source.
Target (+3,11% à 54,62 dollars) a publié jeudi un bénéfice trimestriel ajusté en hausse à la faveur d’une progression de ses ventes pendant la période des fêtes de fin d’année. Le distributeur a dégagé 981 millions de dollars de bénéfice au quatrième trimestre 2011, soit 1,45 dollar par action, contre 1,04 milliard (1,45 dollar) un an plus tôt. Hors exceptionnels, le bénéfice par action (BPA) ajusté atteint 1,49 dollar, contre 1,38 dollar un an plus tôt.
- Doura Diallo -

mercredi 22 février 2012

Hésitante, la Bourse de Paris finit en légère baisse


La situation en Grèce et les tensions sur le front du pétrole entretiennent l’incertitude sur les marchés. Les bonnes publications permettent de limiter la baisse. Peugeot a bondi de 12,06% sur des rumeurs d’alliance avec GM.
Après avoir ouvert en légère hausse, l’indice phare parisien a vite retrouvé le chemin de la baisse ce mercredi, de nouveau victime de prises de bénéfices quelques heures après l’accord à l’arraché obtenu sur le redressement de la Grèce. Très prudent tout au long de la séance, le CAC 40 a abandonné 0,52%, à 3447,37 points. Ce phénomène n’a pas épargné les autres places européenne. Le Dax allemand à cédé 0,82%, à 6851,48 points, et le Footsie londonien 0,2%, à 5916,55 points. Sceptiques sur la capacité du gouvernement grec à tenir les mesures d’austérité promises à la troïka (UE, FMI, BCE), les investisseurs ont aussi douté que cet accord soit suffisant pour sortir durablement le pays du risque de faillite. En milieu de journée, l’agence de notation Fitch a d’ailleurs abaissé de deux crans (de CCC à C) la note à long terme du pays, considérant que l’échange de dette conclut dans le cadre de l’accord était contraint, et donc révélateur d’une forte probabilité de défaut. Désormais, la note grecque n’est donc plus qu’à un cran du défaut, même si celle-ci sera réévaluée une fois effectué l’échange de dette à indiqué Fitch.

Le pétrole poursuit sa hausse

Anticipée, cette décision n’a eu que peu d’influence sur les marchés. Ce qui ne fut pas le cas sur le front du pétrole. En léger repli dans la matinée, le cours du baril de Brent est resté solidement attaché au dessus des 121 dollars. Peu avant la clôture, il a franchi le barre des 122 dollars, toujours sous l’effet des tensions entre l’Iran et l’Union Européenne. De quoi accroître les craintes des opérateurs sur les conséquences pour la croissance et l’économie mondiales. Seule la publication ce matin d’une nouvelle contraction de l’activité manufacturière en Chine a quelque peu contenu la pression haussière sur les prix de l’or noir.
Dans ce contexte indécis, l’annonce en milieu de séance d’un repli de l’activité privée dans la zone euro en février a aussi pesé sur la tendance. Stable a l’ouverture, Wall Street n’a pas réussi à redonner du souffle au marché français. Seules les nombreuses publications d’entreprises de la séance ont limité la baisse sur la place parisienne. Plutôt bien accueillies, elles ont soutenu les titres de plusieurs valeurs phares de la côte, à l’image de France Télécom, qui a terminé en hausse de 1,92%, à 11,66 euros. Et ce, malgré la perte par Orange de 201.000 abonnés, à la suite de l’offensive lancée par Free dans la téléphonie mobile en janvier. Les opérateurs ont salué des résultats supérieurs aux attentes et le maintien du dividende à 1,40 euro. À noter également la flambée de Peugeot, qui après s’être envolé de plus de 20% sur des rumeurs de rapprochement avec le géant américain General Motors
a terminé en hausse de 12,06%, à 16,12 euros.

Les équipementiers à l’honneur

Dans son sillage, le titre de sa filiale Faurecia a avancé de 2,31 %, à 21,3 euros, soutenu également par les bons résultats d’un autre équipementier: Valeo, qui termine de son côté stable (-0,09 %), à 40,49 euros. Plastic Omnium en profite également (+1,30 %, à 22,58 euros). Schneider Electric et Accor ont surpris positivement les marchés avec leurs comptes annuels, prenant les deuxième et troisième places du palmarès du jour (+5,98% et +2,46 %).
Côté baisse, le secteur bancaire a de nouveau souffert des incertitudes macroéconomiques. Crédit Agricole et Société Générale ont chuté respectivement de 3,76% et 4,42 %, à 5,01 euros et 23,22 euros. BNP Paribas a perdu 2,82 % à 36,40 euros, alors que selon la Lettre de l’Expansion, la banque pourrait céder les 51 % qu’elle détient dans la foncière Klépierre (+1 %, à 23,77 euros).
Du côté des autre principales variations
Vallourec. Dans l’attente de la publication des résultats annuels après la clôture, le titre du spécialiste des tubes sans soudures a avancé de 0,87%, à 56,56 euros.
Seb. Au lendemain de l’annonce d’un résultat opérationnel 2011 record à 453 millions d’euros, en hausse de 3,5%, le titre accuse l’une des plus fortes baisses du SBF 120 (-6,63 %, à 61,50 euros). Les prévisions très prudentes du spécialiste du petit électroménager pour 2012 (croissance organique des ventes et bonne résistance de son résultat opérationnel), n’ont pas convaincu les opérateurs.
Air France. La compagnie aérienne, prudente face aux «incertitudes de l’environnement économique», a annoncé qu’elle limiterait son offre saisonnière pour les vacances estivales. Celle-ci, prioritairement axée sur l’Afrique, l’Asie et l’Amérique du Sud, n’augmentera donc que symboliquement cet été (+0,1%). Air France-KLM va nouer une alliance avec Etihad. Les opérateurs n’ont pas apprécié, le titre cédant 2,93% à la clotûre, à 4,56 euros.
Latécoère. Le titre a fortement chuté de 4,26%, à 11,68 euros, au lendemain de la publication par le groupe d’un bénéfice net plombé (-78%) par des pertes potentielles sur sa couverture de changes.
Schneider Electric (+6,79% à 51,09 euros) a de son côté fait état d’un bénéfice net en hausse de 6% à 1,8 milliard d’euros en 2011 et d’un dividende de 1,70 euro par action. Le chiffre d’affaires a augmenté de 14% à 22,4 milliards d’euros.
CNP Assurances (-0,37% à 10,90 euros) a vu son bénéfice net baisser de 17% en 2011, à 872 millions d’euros, affecté par des provisions sur la Grèce et le repli des marchés financiers. Ces résultats sont néanmoins supérieurs aux attentes.
Valeo (+1,92% à 41,31 euros) a, de son côté, fait état d’un bénéfice net en hausse de 17% à 427 millions d’euros et d’un chiffre d’affaires en progression de 13% à 10,9 milliards d’euros.

Proglio reverse sa retraite-chapeau

Le PDG d’EDF (+0,81% à 18,92 euros), Henri Proglio, ancien PDG de Veolia, aurait touché une retraite-chapeau de 742.000 euros en 2011 selon le Canard Enchaîné
. Le groupe d’électricité a indiqué que la totalité de la somme avait été reversée à la Fondation de France.

Technip (+0,10% à 80,60 euros) a annoncé aujourd’hui avoir remporté un contrat auprès de Statoil d’une valeur supérieure à 150 millions d’euros. Le contrat portera sur des opérations marines en mer de Norvège.
Nexity (-4,59% à 22,325 euros) estime que 2012 sera «une année de creux» pour le marché résidentiel. Le promoteur immobilier a annoncé hier avoir gagné des parts de marché dans le résidentiel et des prises de commandes «exceptionnelles» en immobilier d’entreprise.
JCDecaux (-0,17% à 20,17 euros) a annoncé hier la signature d’un contrat exclusif de vingt ans avec la ville de Mascate, capitale du sultanat d’Oman afin de fournir à celle-ci une large gamme de mobiliers urbains publicitaires.
- Doura Diallo -


lundi 20 février 2012

Le CAC 40 reste optimiste avant l’accord grec


En hausse de 0,87% à la mi-séance, le marché parisien veut croire à la signature de l’accord pour débloquer le second plan de sauvetage de la Grèce. Il salue aussi une décision d’assouplissement monétaire en Chine.
Signera, signera pas? Alors que la Grèce attend la conclusion d’un accord ce lundi pour débloquer le second plan de sauvetage du pays, les marchés veulent y croire. Après avoir gagné 0,70% dans les premiers échanges, l’indice parisien poursuit sa hausse: vers midi, il gagne 0,87% à 3469,69 points. La même tendance domine à Londres où le Footsie-100 gagne 0,81% à 5952,68 points et à Francfort où le Dax progresse de 1,41% à 6944,39 points.
Réunis à Bruxelles, les ministres des Finances de la zone euro devraient approuver le nouveau prêt de 130 milliards d’euros, crucial pour éviter à la Grèce un défaut de paiement. L’Eurogroupe doit encore s’entendre sur des mesures techniques pour ramener la dette grecque à 120% du PIB vers 2020, même si les projections actuelles tablent sur 129%. Porté par ces espoirs, le CAC 40 a déjà terminé vendredi en nette hausse de 1,37% à 3439,62 points.
Sur le marché des changes, l’euro bénéficie de l’optimisme des marchés sur la signature de l’accord grec. La devise européenne s’échange ce midi contre plus de 1,32 dollar.
Le marché parisien salue également la décision d’assouplissement monétaire annoncée ce matin par la banque centrale chinoise. Celle-ci a abaissé les montants que les établissements bancaires chinois doivent détenir en réserve, le ratio étant abaissé dès vendredi prochain de 21% à 20,5%. Les capacités de prêt des banques sont ainsi augmenté de 350 à 400 milliards de yuans (42 à 48 milliards d’euros), une nouvelle qui rassure les marchés alors que le pays fait face à un ralentissement de sa croissance.
Ce matin, les Bourses d’Asie ont salué cette décision, le Nikkei clôturant sur un gain de 1,08% à son plus haut niveau depuis plus de six mois.

Wall Street fermée

À noter que Wall Street sera fermée aujourd’hui pour célébrer la naissance de George Washington.
Les investisseurs ont été attentifs à la publication, avant l’ouverture de la Bourse, du climat général des affaires en France par l’Insee. L’indicateur s’est stabilisé en février, à 91 points, conformément aux attentes. L’agence France Trésor procédera par ailleurs à une émission vers 15 heures de bons à court terme. La France prévoit d’emprunter entre 6,5 et 8,1 milliards d’euros sur les marchés.
Du côté des marchés pétroliers, les cours sont en nette hausse dans les échanges électroniques matinaux asiatiques, après l’annonce de l’arrêt des ventes de pétrole iranien à la France et au Royaume Uni. Le Brent de la mer du Nord pour livraison en avril gagne 1,52 dollar à 121,10 dollars et le baril de «light sweet crude» (WTI) pour livraison en mars progresse de 1,70 dollar à 104,94 dollars.

Vers un changement à la tête de Veolia?

Parmi les valeurs à suivre, le PDG de Veolia Environnement (-4,22% à 9,181 euros) Antoine Frérot est sur la sellette, d’après Les Échos. Le nom de Jean-Louis Borloo serait évoqué pour lui succéder.
Générale de santé (-1,50% à 9,85 euros), spécialisé dans l’hospitalisation privée, a annoncé une perte de 28,5 millions d’euros en 2011, malgré le maintien de sa rentabilité. La perte est liée, selon le groupe, à des éléments exceptionnels, dont la réorganisation territoriale engagée en mars.
L’Oréal (+0,23% à 85,55 euros): le PDG Jean-Paul Agon a annoncé son intention de supprimer le système des stock-options dans une interview au Journal du Dimanche.
NYSE Euronext (+0,27% à 22,06 euros) a soumis une offre pour le London Metal Exchange (LME), contrairement à son homologue allemand Deutsche Börse, selon des sources proches du dossier citées par l’agence Reuters.
Autoroutes Paris-Rhin-Rhône (APRR), filiale d’Eiffage (+0,38% à 26,765 euros) dit viser une poursuite de la progression de son chiffre d’affaires en 2012 en raison de la hausse des tarifs et de l’augmentation attendue du trafic de véhicules légers.
Inside secure (+4,22% à 8,65 euros) fait ses débuts à la Bourse de Paris aujourd’hui. La société spécialisée dans les technologies de communication sans fil a annoncé vendredi avoir levé 65 millions d’euros dans le cadre de son introduction en Bourse.
- Doura Diallo -

















jeudi 16 février 2012

Prudente, la Bourse de Paris fait un timide pas en avant


Le CAC 40 a gagné 0,44 % pour finir la séance à 3 390,35 points. Les investisseurs qui s’inquiètent toujours pour la situation de la Grèce ont passé au crible une salve de résultats d’entreprises.
Léger vent d’optimisme à la Bourse de Paris. Le CAC 40, qui avait démarré la journée en nette hausse, gagnant un temps plus de 1 % dans la matinée, a ensuite réduit la cadence. Désorienté par une pluie de résultats d’entreprises et toujours inquiet de la situation en Grèce, le CAC 40 a terminé la séance sur un modeste gain, grignotant 0,44 % à 3390,35 points.
Ailleurs en Europe, l’indécision dominait également. Londres et Francfort ont terminé en ordre dispersé. À Londres, le Footsie a ainsi cédé 0,13 %, tandis que le Dax de la Bourse de Francfort a avancé de 0,44 %. Et du côté des indices paneuropéens, l’Euro Stoxx 50 a avancé symboliquement de 0,23 %.
Encouragé par une nouvelle salve de résultats jugés dans l’ensemble de bonne facture, l’indice parisien avait hissé le drapeau vert dès l’ouverture. Mais il a ensuite réduit la cadence dans l’après-midi, freiné par le manque d’enthousiasme de Wall Street. En séance le Dow Jones reculait de 0,19 % tandis que le Nasdaq avançait de 0,62 %.
La Grèce a une fois encore rattrapé les investisseurs. Comme prévu, les responsables des deux principaux partis de la coalition au pouvoir à Athènes ont envoyé une lettre aux responsables de la zone euro dans laquelle ils s’engagent sur les objectifs de la politique économique négociée avec l’Union européenne et le Fonds monétaire international. Cet engagement écrit était l’une des conditions fixées par les responsables de la zone euro avant le déblocage d’un deuxième plan d’aide à la Grèce. En revanche, ils ont été douchés par l’ajournement de la réunion des ministres des Finances de la zone euro, prévue mercredi, et qui a été remplacée par une simple conférence téléphonique. Certains redoutent que la zone euro repousse le déblocage du second plan d’aide au pays, jusqu’aux élections d’avril, tout en veillant à ce qu’Athènes ne soit pas en défaut d’ici là.
Ces inquiétudes ont pris le pas sur les bonnes nouvelles du jour et notamment sur la solide croissance économique enregistrée par la France au quatrième trimestre 2011. Selon l’Insee elle atteint 1,7 % en 2011 et 0,2 % au quatrième trimestre. L’Allemagne a de son côté enregistré une croissance de 3 % en 2011 avec un recul de 0,2 % au quatrième trimestre.
À Paris, les investisseurs faisaient face à une longue série de résultats d’entreprises, avec son lot de bonnes surprises mais également de déceptions. BNP Paribas (+ 4,09 %) a caracolé en tête du CAC 40 pendant toute la séance. Avec 6 milliards de profits en 2011 la banque dirigée par Jean-Laurent Bonnafé est la plus rentable d’Europe. Dans son sillage, Société Générale qui doit dévoiler ses comptes jeudi a grimpé de 2,19 %. Après un début de séance en forte hausse, Peugeot a en revanche plongé de 6,98 % euros après l’annonce de résultats 2011 mitigés et de nouvelles mesures drastiques d’économies.
Danone (+1,87 %) faisait mieux que le CAC 40, malgré un recul de son bénéfice net en 2011. Enfin, Atos prenait 2,17 % à la clôture. Le groupe a annoncé la formation d’une alliance dans le cloud computing ou «l’informatique en nuage» avec les deux champions américains de cette technologie, EMC et son ancienne filiale VMware.

Salve de résultats

Le conseil d’administration de PagesJaunes (-12,40 % à 2,91 euros) proposera à la prochaine Assemblée générale des actionnaires de ne pas verser de dividende au titre de 2011. Le chiffre d’affaires du groupe a reculé de 2,1 % en 2011, à 1,1 milliard d’euros et la marge brute opérationnelle a diminué de 4,8 % à 493,1 millions d’euros. PagesJaunes vise une stabilité de son chiffre d’affaires en 2012.
Boursorama (inchangé à 6,37 euros), filiale de Société Générale, a enregistré en 2011 un bénéfice net de 43,4 millions d’euros, multiplié par six par rapport à 2010.
Bic (+2,62 % à 73,51 euros) a pour sa part publié un bénéfice net en hausse de 14,7 % en 2011 à 237,9 millions d’euros.
Haulotte (+8,5 % à 7,53 euros). Malgré les incertitudes de l’environnement macro-économique, le chiffre d’affaires du groupe est ressorti en 2011 à 306,9 millions d’euros, contre 250 millions un an plus tôt, tous les secteurs d’activités ayant progressé, reflétant ainsi une bonne dynamique sur le marché de la location de machines.
EuropaCorp (-2,98 % à 2,28 euros). La société fondée par le cinéaste Luc Besson, a accusé une chute de 58,2 % de son chiffre d’affaires trimestriel à 22,7 millions d’euros. Les performances des sorties en salle en France, en baisse de 73 %, ont été inférieures aux attentes.
Areva (-1,66 % à 19,24 euros): L’audit interne réalisé par le groupe nucléaire sur l’acquisition controversée de la société minière Uramin a conclu à un défaut de gouvernance et d’information mais n’a pas révélé d’éléments accréditant les rumeurs de fraude.

- Doura Diallo -

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