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lundi 31 octobre 2011

La Bourse de Paris retrouve ses réflexes pessimistes.


Après l'euphorie de jeudi, les opérateurs attendent avec fébrilité la concrétisation des mesures prises à Bruxelles. Sous le poids des financières, l'indice parisien plie de près de 3%. Sur le mois, il avance toutefois de 9%.

À l'entame d'une semaine de négociations entre dirigeants des 20 plus grandes économies mondiales, l'indice parisien a retrouvé ses réflexes pessimistes ce lundi. Après avoir progressé de 4,8% la semaine dernière, l'indice phare parisien a terminé sa première séance hebdomadaire sur un fort recul (-3,16%), repassant ainsi sous la barre des 3300 points (à 3242,84 points). Sur le mois d'octobre, la CAC 40 signe toutefois un rebond de 9%, signe d'une certaine détente des investisseurs sur la crise de la dette. Ailleurs en Europe, la fébrilité a aussi dominé: Londres a reculé de 2,77% à 5544,22 points tandis que le Dax allemand s'est replié de 3,23%, à 6141,34 points. Pour cette séance intercalée entre un week-end et un jour férié, les volumes d'échanges se sont bien tenus (3,3 milliards d'euros), signe que les investisseurs n'avaient pas totalement déserté la place parisienne.
Dans l'attente des détails sur le plan anticrise adopté jeudi dernier à Bruxelles, les opérateurs ont préféré prendre leurs bénéfices, mais aussi montrer leur impatience de voir s'éloigner définitivement le risque de contagion de la crise de la dette grecque à d'autres économies. Traduisant cette attente, l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a appelé le G20, qui se réunira jeudi et vendredi à Cannes, à mettre en place des «mesures énergiques» pour rétablir durablement la confiance, et «retrouver une situation budgétaire soutenable». En tête de la feuille de route des pays de la zone euro, convaincre les pays émergents de contribuer au sauvetage de l'euro. Si la Russie s'est dite prête ce lundi à mettre la main à la poche à hauteur de 10 milliards d'euros, via le FMI, c'est bien vers la Chine que les regards seront tournés. La semaine dernière, la possibilité d'une contribution de 100 milliards de dollars de l'empire du Milieu, avait entretenu l'optimisme.

Le chômage de la zone euro a son plus haut

Dans ce contexte de grande fébrilité, la publication en fin de matinée d'un taux de chômage de la zone euro à son plus haut historique (10,2% en septembre) n'a pas amélioré la tendance. Aux États-Unis, l'autre donnée macroéconomique majeure de la journée a aussi déçu. L'indice PMI des directeurs d'achats de la région de Chicago a reculé plus que prévu en octobre, traduisant une baisse des entrées de commandes. De quoi relativiser les bonnes statistiques de croissance de la semaine dernière. Ce qui a aussi pesé sur la tendance outre-Atlantique. À Wall Street, le Dow Jones reculait à 1h30 de 1,19%, à 12.087,16 points
Par secteur, le compartiment bancaire parisien a particulièrement souffert, après s'être envolé la semaine dernière. Société Générale (-9,79% à 21,1 0 euros) et BNP Paribas (-9,63% à 32,85 euros) finissent lanternes rouge du CAC 40. Crédit Agricole perd quant à lui 6,62%,à 5,75 euros.
Autre dégringolade du jour:GDF Suez qui a accentué la chute entamée vendredi, et a cédé 5,72%, à 20,51 euros sur fond de rumeurs concernant de possibles arrêts de centrales nucléaires en France et en Belgique où le groupe est très présent. EDF, le géant de l'électricité n'a pas convaincu les opérateurs en demandant à l'Autorité des marchés financiers (AMF) d'ouvrir une enquête sur la forte chute de son titre vendredi. Le titre a terminé la séance sur un retrait de 2,47%, à 21,71 euros. Dans son sillage, Areva a perdu 4,93%, à 21,12euros.

Les cycliques en fort retrait

Les valeurs cycliques ont aussi fortement pesé sur la tendance, notamment les parapétrolières, pénalisées par la forte baisse des prix du pétrole dans un contexte de renchérissement du dollar. Vallourec a cédé 7,88%, à 43,98 euros etTechnip a perdu 4,26%, à 68,72 euros. Au final, seul EADS a échappé à la grisaille et a gagné 0,09% à 21,37 euros.
Parmi les principales variations, la séance a aussi été marquée par un fort repli du titre Air France-KLM qui a cédé 6,9%, à 5,51 euros. Malgré le retrait de deux syndicats, les opérateurs craignent l'impact du mouvement de grève de 5 jours des hôtesses et stewards sur les finances du groupe, par ailleurs affaibli par la concurrence croissante des compagnies low-cost.
Unibail-Rodamco a abandonné 1,1% à 144,50 euros. La foncière a dévoilé un chiffre d'affaires à neuf mois en croissance de 1,7%, à 1,197 milliard d 'euros. Malgré les cessions d'actifs mises en oeuvre depuis un an, le groupe a profité de la tendance haussière des loyers.
Le cours du fabricant de pneus Michelin a décroché de 5,44%, à 52,68 eurosaprès l'abaissement par Goldman Sachs de son objectif de cours sur le titre de 78 à 70 euros. Le broker a toutefois maintenu son opinion «neutre» sur la valeur.

CAC 40 : la consolidation se poursuit


Après le rallye des dernières semaines, les prises des bénéfices se poursuivent lundi à Paris, dans des volumes étroits. Pas de quoi remettre en cause la dynamique haussière qui prévaut depuis fin septembre.

A 12h20 lundi, l'indice CAC 40 recule de 1,8% à 3288 points. Une baisse dans le calme alors que de nombreux opérateurs ont déserté la place pour le pont de la Toussaint. Avec, seulement 1,1 milliards d'euros traités sur les valeurs vedette après 3h20 de cotation, on reste loin des 5,5 milliards échangés à la clôture de jeudi.
Graphiquement, la consolidation initiée vendredi n'a rien d'étonnant après un bond de 700 points, soit un gain de 26% depuis les plus bas de septembre. Le marché opère un « pull back ». Après le dépassement d'une résistance majeure, il n'est pas rare d'observer ce type de mouvement contraire. L'indice revient alors prendre appui sur son ancienne résistance devenue support, avant de repartir de l'avant. Le gap laissé à 3228 points devrait offrir un refuge à l'indice. En dessous, il retomberait à 3140 points. Mais pas d'inquiétude, au-dessus de ce niveau, la tendance reste haussière à court terme. On visera dans un premier temps les 3640 points, soit sur les cours de clôture. Au-delà, l'indice s'acheminerait vers les 3860 points.
A moyen terme, le marché a émis un signal fort en passant la barre des 3300 points, mais il est encore trop tôt pour pronostiquer un retour en tendance haussière durable. Pour cela, il faudrait que les moyennes mobiles à 50 et 150 jours se croisent à la hausse. Cela prendra au minimum plusieurs semaines. Une stabilisation ultérieure au-dessus de 3360 points, soit le retracement de 50% de la baisse enclenchée en juillet dernier, permettrait d'installer l'indice dans un nouveau cycle haussier pour plusieurs mois. On pourrait alors espérer dans le courant de l'année 2012, un retour sur les plus hauts 2011 autour de 4170 points.

dimanche 30 octobre 2011

Les deux défis du nouveau président de la BCE


Mario Draghi est notamment attendu sur les décisions «non conventionnelles» de politique monétaire.

Mario Draghi, professeur d'économie de 64 ans, devra résister à la rigidité allemande et lutter contre l'agrandissement des écarts de compétitivité.

Salué unanimement pour avoir rempli de façon «impeccable» sa mission de stabilité des prix dans l'Union monétaire, Jean-Claude Trichet a eu un autre mérite au moins aussi grand : «Il a résisté à l'hyperrigidité de certains Allemands» , commentait le mois dernier Jacques Delors. Ce sera le premier défi de Mario Draghi, 64 ans. Ce professeur d'économie, qui a occupé les plus hauts postes de l'administration économique italienne, avec un intermède de quelques années à la Banque mondiale et chez Goldman Sachs à Londres, va devoir se libérer de son «sur-moi» germanique.
«Nous devons tous suivre l'exemple de l'Allemagne», avait-il déclaré l'hiver dernier, au tout début de sa campagne de candidat. Et quelques mois plus tard, quand l'opinion publique s'est résignée à accepter ce représentant du «Club Med», le quotidien Bild Zeitung l'avait caricaturé coiffé d'un casque à pointe. Une indépendance, au moins relative, vis-à-vis de l'orthodoxie allemande, se jouera tout d'abord sur le terrain de la politique monétaire. Une majorité d'analystes de marché préconisent une baisse des taux d'intérêt, soit en ce tout début novembre, soit à la réunion de décembre du conseil des gouverneurs de la BCE.

«Nous n'avons pas été assez vigilants»

Mario Draghi est également attendu sur les décisions «non conventionnelles» de politique monétaire. La plus radicalement contestée de toutes, outre-Rhin, concerne les rachats de titres de dettes souveraines. La BCE en a déjà engrangé pour près de 170 milliards d'euros dans son bilan. Elle espère que le FESF prendra le relais… quand il sera réellement en état de marche. «L'eurosystème est déterminé, avec ses mesures non conventionnelles à éviter les dysfonctionnements des marchés financiers et monétaires», a prévenu la semaine dernière, à Rome, le futur patron de Francfort, signifiant ainsi qu'il n'entendait pas interrompre brutalement les achats de la BCE.
Le second défi ne sera pas moindre : «L'inflation a été bien maîtrisée dans toute la zone euro, mais les disparités entre pays touchant aux finances publiques et aux déséquilibres commerciaux sont plus accusées qu'au moment du lancement de l'euro» , souligne le directeur général d'une organisation financière internationale. «Il est clair que nous n'avons pas été assez vigilants sur les écarts de compétitivité qui se sont creusés à l'intérieur de la zone euro» , déclarait en juillet, au Figaro , Christian Noyer, le gouverneur de la Banque de France.

samedi 29 octobre 2011

S&P confirme le triple A du FESF


Standard & Poor's a confirmé vendredi la note d'émetteur "triple A" du Fonds européen de stabilité financière (FESF) au lendemain de l'accord de Bruxelles sur la réponse globale à la crise de la zone euro. Cette note, la plus élevée de son échelle de notation, est assortie d'une perspective stable. 

L'agence justifie sa décision par une probabilité "quasi-certaine" de voir les Etats membres de la zone euro notés eux-mêmes AAA apporter leur soutien au FESF en cas de besoin. Elle ajoute que l'accord conclu dans la nuit de mercredi à jeudi, qui prévoit de démultiplier les ressources du FESF, notamment par le biais d'investissements dans un véhicule spécial (SPV), ne devrait affecter les notes du Fonds. 

"Cependant, ajoute S&P, si les programmes de soutien financier financés par le FESF n'améliorent pas la confiance du marché dans la zone euro, et si la contagion met sous pression les notes des membres notés 'AAA', cela pourrait affecter indirectement la crédibilité financière du FESF." 

La Chine pourrait aider massivement l'Europe


Pékin pourrait apporter 100 milliards de dollars à l'Europe, selon leFinancial Times. Vendredi, le pays a cependant précisé attendre encore des «détails techniques pour y voir clair».

La Chine pourrait avoir un rôle clé dans le sauvetage de la zone euro. Alors que le directeur du Fonds de stabilité financière pour la zone euro (FESF), Klaus Regling, a fait le déplacement à Pékin pour discuter des modalités d'une intervention chinoise, l'empire du Milieu envisagerait d'investir entre 50 et 100 milliards de dollars, selon des conseillers de la banque centrale chinoise interrogés par le Financial Times .
Klaus Regling a affirmé tôt ce matin depuis Pékin qu'il «n'y a pas de négociations en cours avec la Chine» mais il a reconnu avoir «des consultations régulières à un stade préliminaire» avec les autorités du pays. De son côté, Pékin a précisé vendredi qu'elle attendait pour investir d'obtenir «des détails techniques pour y voir clair». «Des études sérieuses» seront également menées avant de procéder à tout investissement, a expliqué le vice-ministre chinois des Finances lors d'un point presse.
D'après le Financial Times, la Chine serait cependant prête à puiser dans ses colossales réserves de change de 3.200 milliards de dollars pour venir en aide à la zone euro et notamment au FESF, à la recherche de 1000 milliards d'euros de financement. Un financement vraisemblablement structuré via un fonds spécial adossé au Fonds monétaire international. Le gouvernement chinois n'a pas officiellement confirmé l'information mais un porte-parole du ministère des Affaires étrangères a affirmé que son pays va «explorer les moyens de renforcer la coopération bilatérale sur la base d'un bénéfice réciproque»
Mais une éventuelle intervention de la Chine pour sauver la zone euro est accueillie avec réserve sur le Vieux Continent. Le candidat socialiste à l'élection présidentielle, François Hollande, s'est interrogé sur les contreparties qu'une aide chinoise impliqueraient. De son côté, Nicolas Sarkozy a estimé que la Chine n'était pas indispensable au sauvetage de la monnaie européenne. «La preuve, c'est qu'on l'a sauvée sans les Chinois», a lancé le président français lors d'une intervention télévisée. Mais le chef d'État a également assuré que si Pékin intervenait «notre indépendance ne serait pas remise en cause», ne voyant pas l'intérêt de refuser une telle manne financière. Selon des estimations d'économistes, les Chinois détiennent déjà plus de 500 milliards de dollars de dette des Etats européens.

jeudi 27 octobre 2011

La Bourse de Paris euphorique après l'accord européen.


(source:figaro.fr) L'indice phare de Paris clôture en hausse de 6,28%, au-delà des 3300 points. Les marchés ont été rassurés par l'adoption, la nuit dernière et dans la douleur, d'un accord sur la crise de la dette. Les valeurs bancaires flambent.

Fébriles lors des deux dernières séances, les opérateurs boursiers n'ont cette fois pas hésité à manifester franchement ce jeudi leur soulagement, après le bouclage cette nuit par la zone euro des grandes lignes d'un plan anticrise. Après avoir démarré sa séance sur un bond de près de 3%, le CAC 40 a terminé en très forte hausse de 6,28%, à 3368,62 points. Même euphorie ailleurs en Europe: si le Footsie londonien termine sur une avancée plus modeste de 2,89%, à 5713,82 points, le Dax allemand clôture sur une très forte hausse de 5,09%, à 6322,40 points.
Au terme de 10 heures de difficiles tractations, les dirigeants de la zone euro ont réussi à obtenir des créanciers privés de la Grèce qu'ils effacent 50% de la dette grecque qu'ils détiennent. De quoi réduire de 100 milliards d'euros l'endettement public de 350 milliards du pays, et éloigner fortement la perspective d'un défaut de paiement grec. Le fonds de sauvetage de la zone euro (FESF) sera également démultiplié de 440 milliards à 1000 milliards d'euros. Enfin, l'UE et le Fonds Monétaire International (FMI) apporteront une contribution supplémentaire de 100 milliards d'euros, remplacement du plan de 109 milliards de juillet dernier.
Cette réponse forte à la crise de la dette a redonné des couleurs à la monnaie unique qui s'est hissée au dessus de 1,41 dollar, pour la première fois depuis septembre.

Renforcement de la croissance américaine

En début d'après-midi, la hausse de l'indice s'est accélérée, à la faveur de la publication d'une croissance trimestrielle meilleure que prévu outre-Atlantique selon la première estimation du département américain du Commerce. De juillet à septembre 2011, le PIB américain a progressé de 2,5%, contre 2,3% attendus par les analystes. Le recul des inscriptions hebdomadaires au chômage est aussi venu renforcer l'impression d'une amélioration de l'état de la première économie mondiale. De quoi renforcer fortement la tendance haussière jusqu'à la clôture.
Parmi les probables catalyseurs des prochaines séances, les investisseurs garderont les yeux rivés sur une éventuelle participation des pays émergents, (Chine en tête) au sauvetage de l'euro. L'entretien téléphonique entre Nicolas Sarkozy et son homologue Hu Jintao ce jeudi n'a pas fait ressortir d'éléments nouveaux mais les marchés ont apprécié les déclarations du porte-parole du ministère des Affaires étrangères chinoises, Mme Jiang Yu : «La Chine soutient les mesures actives de l'Europe pour répondre à la crise financière. Nous devrions explorer les moyens de renforcer la coopération bilatérale » a-t-elle expliqué. Selon des sources diplomatiques européennes, l'empire du Milieu serait prêt à participer au FESF.

Flambée des financières
Sans grande surprise, et signe que le décote sur la dette grecque était intégrée dans les cours, le secteur financier a mené la hausse. Rassurés par les besoins limités de recapitalisation des établissements français, les investisseurs sont revenus en masse sur les bancaires. BNP Paribas et Société Générale ont avancé respectivement de 16,92%, à 35,13 euros, et 22,54%, à 22,99 euros.Crédit Agricole, considérée comme suffisamment capitalisée, signe de son côté la deuxième plus forte progression du CAC 40, en s'envolant de 21,96%, à 5,94 euros. Après une demi-journée de suspension, Dexia a finalement avancé de 5,08%, à 0,62 euro. La banque franco-belge a annoncé des besoins en fonds propres limités à 1,7 milliard d'euros.
Parmi les principales variations, Eramet a avancé de 12,24%, à 118,25 euros, malgré l'annonce d'un chiffre d'affaires trimestriel de 762 millions d'euros pénalisé par les taux de changes, (-3,3%). Michelin finit en hausse de 5,09%, à 54,94 euros, après que le fabricant de pneus a fait état d'une hausse de 17,3% de ses ventes sur les neuf mois, et estimé que la croissance de son résultat opérationnel 2011 devrait être plus marquée qu'attendu. Vinci avance de 6,99%, à 37,7 euros, grâce à l'annonce de la signature de deux contrats de conception et réalisation de centres de traitement de déchets au Royaume-Uni. Le montant global atteint 380 millions d'euros. À contrecourant, Ipsos recule de 1,55%, à 25,12 euros. Le groupe a annoncé que le rachat de Synovate lui couterait entre 1 et 2% de croissance sur les deux prochains trimestres.
A noter que le titre de Rueducommerce.fr (6,08 euros) a été suspendu de cotation. Peu avant la clôture, la foncière Alterea-Cogedim a annoncé qu'elle allait racheter près de 29% du site de e-commerce, puis déposer un projet d'OPA sur le solde, à 9 euros par action. Soit une prime de près de 50% sur le cours actuel de l'action.
Du côté des sociétés, seules d eux valeurs du CAC 40 ont terminé en territoire négatif.
Au lendemain de l'annonce de la suppression de 6000 postes en Europe, le titrePeugeot s'est replié de 0,12%, à 16,89 euros, pénalisé par le changement de perspective de Moody's (de «stable» à «négative») sur sa note Baa3. L'annonce d'un investissement de 240 millions d'euros par an au Brésil pour doubler la capacité de production à l'horizon 2015, n'a pas réussi à inverser la tendance sur le titre.
Le spécialiste des services aux collectivités Suez Environnement a décroché de 1,94%, à 11,6 euros, après avoir revu à la baisse ses objectifs 2011, suite difficultés du chantier australien de dessalement d'eau de mer de Melbourne. Le maintien d'un dividende stable n'a par ailleurs pas plu au marché, qui s'attendait à ce que le groupe tienne ses engagements d'une progression du coupon.
A l'inverse, PPR s'est distingue par une hausse de 5,43%, à 116,50 euros, après que le groupe de luxe et de distribution a annoncé mercredi soir des ventes meilleures que prévu au troisième trimestre. Porté par la division luxe, le chiffre d'affaires a atteint 3,86 milliards d'euros sur la période (+8% sur un an).
Pages Jaunes. Le spécialiste de la communication locale a dévoilé des ventes en baisse de 2,4% sur les neufs premiers mois de l'année. Mais le groupe a confirmé ses objectifs pour l'exercice en cours, ce qu'on apprécié les marchés. Le titre a progressé de 8,98%, à 3,26 euros.

- Doura Diallo -


Une longue nuit pour sauver la zone euro


Les chefs d'État et de gouvernement étaient réunis mercredi pour venir au secours de la Grèce et de la monnaie unique.

L'Europe a engagé mercredi soir un marathon à suspense pour reprendre le contrôle de sa monnaie et de son destin. Mais aux premières heures de ce nouveau sommet de crise à Bruxelles, l'espoir d'un règlement tous azimuts de lacrise de la dette butait toujours sur la Grèce, révélateur du malaise, et sur le fonds de sauvetage, censé stopper la contagion pour l'avenir.
Angela Merkel, rassérénée par un soutien très majoritaire au Bundestag, a confirmé l'existence de blocages dès le début du sommet: « Il y a encore beaucoup de problèmes à régler et de négociations à mener, donc le travail n'est pas terminé», a-t-elle fait savoir à son arrivée à Bruxelles. Du côté français, après un nouveau tête-à-tête d'une heure entre la chancelière et le président, on se voulait pourtant rassurant: «Le fossé n'est pas insurmontable.»
Contrairement à l'objectif initial du double sommet (Europe entière puis zone euro seule), les chances semblaient néanmoins s'amenuiser d'une réponse assez complète et précise pour enrayer la contagion. Dix-huit mois après la première alerte sur la Grèce, les négociations avec les banques créancières se sont à nouveau enlisées. Berlin brandit la menace d'une restructuration précipitée de la dette grecque, avec une décote d'au moins 50%, «imposée aux banques si elle n'est pas volontaire». Mais les établissements financiers refusaient de franchir ce seuil en début de soirée.
La France est en retrait sur la question, par crainte de déclencher une réaction en chaîne catastrophique aussi bien pour le système financier que pour d'autres pays endettés, telles l'Italie et l'Espagne. Les derniers milliards sont les plus difficiles à trouver, explique un haut responsable, laissant prévoir que Nicolas Sarkozy et Angela Merkel pourraient faire directement valoir leurs arguments aux représentants de l'industrie bancaire, eux aussi réunis à Bruxelles.

Négociations nerveuses

Au cœur de négociations nerveuses entre banquiers et hauts fonctionnaires, la décote grecque est la variable de départ d'une série d'additions-gigognes que les dirigeants européens s'étaient donné pour mission de verrouiller la nuit dernière. De l'allégement du fardeau consenti à Athènes dépend largement le montant de la recapitalisation des banques, officieusement chiffré à 108 milliards d'euros.
Au bout de ces inconnues en cascade, c'est la force de frappe du FESF, le fonds de sauvetage européen, qui vient en question. Le chiffre, jalousement gardé secret, est celui qu'attendent les marchés pour jauger le nouvel arsenal de défense de l'euro. Pour ce trésor de guerre, des montants allant jusqu'à 2000, voire 3000 milliards d'euros ont circulé ces dernières semaines. Mercredi soir, tout portait à croire que le sommet s'entendrait sur un chiffre moins ambitieux.
Sous la pression d'Angela Merkel et malgré les réticences de Nicolas Sarkozy, la zone euro a volontairement bridé ses moyens: elle a renoncé dimanche à faire de la BCE et de ses capacités de financement théoriquement illimitées le ressort principal de la défense de l'euro. La question posée mercredi au sommet était de mieux mobiliser les ressources existantes, qu'il s'agisse des fonds encore disponibles du FESF ou de ce que des acteurs externes, comme la Chine ou le FMI, seraient disposés à investir dans des emprunts publics européens.

Force de frappe

Du côté français, on assurait mercredi soir que les Européens s'entendront sur un effet de levier «supérieur à quatre», afin de démultiplier les interventions du fonds européen. Ce qui aboutirait à une force de frappe d'un peu plus de 1000 milliards d'euros.
Il faudrait y ajouter ce que les fonds souverains chinois, japonais ou russe, bientôt directement sollicités par l'UE, pourraient apporter au dispositif. Dans tous les cas, il y avait peu de chance que le fameux chiffre soit divulgué à l'issue du sommet: «Nous n'allons surtout pas dire aux marchés à quel endroit ils doivent nous attendre», lâchait mercredi un haut responsable européen.
Les marchés, justement, feront très vite connaître leur verdict sur le résultat du sommet. Ils semblaient l'attendre mercredi dans une certaine sérénité, contrastant de façon surprenante avec la fébrilité bruxelloise: les Bourses européennes sont restées stables, les places américaines étaient en hausse à l'ouverture du sommet, et l'euro a touché un plus haut quelques heures plus tôt depuis sept semaines face au dollar.

mercredi 26 octobre 2011

L'euro à quitte ou double à Bruxelles


Chefs d'État et de gouvernement se réunissent à nouveau mercredi pour tenter de surmonter la crise de la dette.

De notre correspondant à Bruxelles
Pour l'euro, les enchères n'ont jamais été aussi hautes. Les chefs d'État et de gouvernement ont repoussé deux fois la fin de partie. Ils se retrouvent mercredi soir pour décider d'un «paquet» assez massif pour enrayer la contagion de la dette, sans démunir davantage des Trésors nationaux et des banques déjà fragilisés par la crise.
Le premier ministre François Fillon a posé mardi les enjeux en prévenant qu'un échec «pourrait faire basculer le continent européen vers des terres inconnues». La monnaie commune est, avec le marché unique, le ciment de l'UE. La dramatisation, elle, s'étale sous le regard des responsables politiques: à Rome, à Londres, voire à Berlin, la crise de l'euro fragilise les coalitions gouvernementales. La majorité de Silvio Berlusconi semblait mardi au bord de l'éclatement. David Cameron fait face à une quasi-rébellion dans ses rangs conservateurs, non pas sur l'euro mais sur l'appartenance même du Royaume-Uni à l'UE.

Rempart contre la contagion

Dans l'immédiat, Angela Merkel paraît moins menacée. Mais, témoin de l'emprise de sa majorité parlementaire sur les choix européens décisifs, la chancelière ne pourra valider les décisions du sommet qu'après avoir obtenu un ordre de mission serré du Bundestag. «Il n'y a plus besoin de sommet, il suffit de regarder avant le débat parlementaire du Bundestag à la télévision», raillait mardi un diplomate européen. Au cœur du débat allemand se retrouvent les rôles respectifs du Fonds de sauvetage européen et de la BCE dans le refinancement des emprunts de grands pays devenus vulnérables, comme l'Italie ou l'Espagne.
La théâtralisation viendra peut-être de Silvio Berlusconi. L'Italie, troisième économie du continent, a pris la place de l'Espagne dans les cauchemars des dirigeants de la zone euro. C'est à elle qu'ils pensent d'abord quand ils disent vouloir ériger un rempart contre la contagion. Nicolas Sarkozy a fermement prié le président du Conseil italien de présenter un plan d'austérité crédible à ses pairs. Mardi soir, tout indiquait que le Cavaliere arriverait à Bruxelles les mains presque vides. Il pourrait s'en tirer par une pirouette. «Qui prendra le risque de rallumer l'incendie sur l'euro en clamant que l'Italie n'est décidément pas sérieuse?», s'interroge un observateur bien placé.
Mardi à Bruxelles, les experts et les diplomates continuaient de s'activer sur un dispositif décrit comme «plutôt substantiel». Mais ce n'est pas la seule question: mercredi soir, «il s'agira pour chacun de concilier les trois pointes d'un triangle: accepter une réalité économique difficile, convaincre durablement les marchés et minimiser les retombées électorales de l'austérité» . La crise est entrée dans sa phase la plus politique.

dimanche 23 octobre 2011

Sarkozy et Merkel préparent une réponse globale à la crise.

Nicolas Sarkozy et Angela Merkel dimanche à Bruxelles.

(source:figaro) Le plan sera décidé mercredi soir. La France se résigne à ne pas adosser le fonds de stabilité à la BCE, comme l'exige depuis le début l'Allemagne. 

L'euro attendra encore 72 heures pour être fixé sur son sort. Lors d'un sommet européen qui tenait du tour de chauffe, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ont rapproché dimanche leurs positions sur la question fatidique du fonds de sauvetage européen et de sa force de frappe sur les marchés. Mais, à la demande répétée de l'Allemagne, la décision finale ne sera prise que dans la nuit de mercredi à jeudi, à l'issue d'un autre conclave de crise convoqué à Bruxelles.
Le président a évoqué dimanche soir «un assez large accord», à la tribune d'une conférence de presse partagée avec Angela Merkel. Il a surtout fait un pas décisif en direction de la chancelière, elle-même arc-boutée dans son refus de voir la Banque centrale européenne refinancer durablement la dette de pays comme l'Espagne ou l'Italie. «La BCE est indépendante et nous y tenons autant que l'Allemagne, a assuré Nicolas Sarkozy. Aucune solution n'est viable qui ne garantirait pas cette indépendance.»

Crédibilité de l'euro.

Satisfaite, Angela Merkel en a pris acte en affirmant clairement que le fonds de sauvetage démultipliera ses ressources sans nouvelle contribution des États de l'euro, ni recours aux moyens en principe illimités de la BCE. Grâce à un effet de levier, le FESF - aujourd'hui doté de 440 milliards d'euros - pourrait voir sa force de frappe relevée à 1000, voire 1500 milliards d'euros.
Pour y parvenir, Paris et Berlin sont proches de s'entendre sur un dispositif à double détente, expliquent des sources bien placées. D'abord une garantie directe du FESF, qui assurerait l'investisseur lors de l'émission de nouveaux emprunts par les États financièrement fragiles. Ensuite un fonds de soutien ou de régulation, qui interviendrait sur le marché secondaire des titres de dette. Ce fonds, qui bénéficierait lui aussi d'une caution du FESF, devrait attirer des investisseurs privés, voire souverains liés par exemple à la Chine, au Brésil et aux nations pétrolières.
Sur des marchés dubitatifs, la crédibilité de l'euro et du «pare-feu» envisagé à Paris et Berlin dépend aussi d'une discipline économique et budgétaire renforcée. Le spectre d'un dérapage italien a hanté les sommets à géométrie variable et les rendez-vous ministériels du week-end a Bruxelles. Dimanche matin, Angela Merkel et Nicolas Sarkozy ont fait passer le message à huis clos à Silvio Berlusconi, avec l'espoir d'éviter que la crise ne se propage à la Botte avant que l'euro ait érigé ses nouvelles défenses.

Des signes d'impatience 

Publiquement, Angela Merkel a demandé au chef du gouvernement italien de réduire sa dette «de manière crédible». La confiance, dit-elle, «ne se gagne pas uniquement par des remparts financiers (…) L'Italie doit se montrer à la hauteur de ses responsabilités.» Nicolas Sarkozy a renchéri: «Il n'est pas question de faire appel à la solidarité des partenaires si ceux que nous aidons ne font pas eux-mêmes des efforts considérables.»

Les Européens doivent dévoiler au milieu de la semaine leur réponse «globale» à la crise de l'euro et à la contagion de la dette. Le plus urgent est de stabiliser la situation de la Grèce, surendettée et en pleine récession. S'ils sont d'accord pour continuer d'aider financièrement le gouvernement Papandréou, les chefs d'État et de gouvernement doivent encore faire accepter aux banques créancières une décote d'au moins 50% sur les emprunts grecs. L'Allemagne et surtout la France donnent sur ce front des signes d'impatience. S'adressant aux banques, Nicolas Sarkozy a lancé: il revient «à chacun de prendre ses responsabilités pour éviter la catastrophe».


- Doura Diallo - 

samedi 22 octobre 2011

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Un trad

Des centaines de milliers de transactions sont passées chaque mois avec ces produits. Les courtiers spécialisés se frottent les mains. Les particuliers actifs s'en donnent à coeur joie.

Rien n'arrête les CFD ! Ces «contracts for difference», ou contrats pour la différence, étaient destinés à occuper une niche lors de leur arrivée en France fin 2007. Ils sont devenus des produits de masse. En effet, d'après les données que nous avons rassemblées, plus de 400.000 ordres ont été passés sur ces produits au mois de septembre. A titre de comparaison, les courtiers en ligne traditionnels ont enregistré environ 1,01 million d'ordres.
Cet engouement pour les CFD s'est accéléré avec la crise de cet été. « La hausse de la volatilité a un effet certain sur le nombre d'ordres passés par nos clients » explique Arnaud Poutier, directeur général adjoint d'IG Markets en France. Ce courtier revendique plus de 348.000 ordres passés en septembre.

Des produits dérivés simples et transparents

La simplicité des CFD joue en leur faveur. En effet, ces produits permettent de prendre position à la hausse ou à la baisse sur de très nombreux indices (CAC 40, Dax, Footsie...), un nombre immense d'actions (européennes, américaines, asiatiques...), des paires de devises, des matières premières.
Le principe est à chaque fois transparent. Par exemple, sur le CAC 40, chaque point de l'indice vaut 10 euros. Si vous prenez position à la hausse, un gain de 100 points rapportent 1.000 euros. Si vous prenez position à la baisse, une chute de 100 points fait gagner 1.000 euros. Sur les actions, si vous misez sur la hausse de 100 titres, chaque euro gagné engendrera un profit de 100 euros.
Les CFD ont attiré de très nombreux investisseurs actifs qui les préfèrent aux autres produits dérivés. Alors qu'ils spéculaient beaucoup sur le CAC 40 au départ, ils n'hésitent plus à agioter sur d'autres indices, sur des matières premières ou des devises.


Les CFD sur les actions peuvent se développer

Seul bémol, la part des CFD sur les actions demeure modeste. Chez IG Markets, elle est inférieure à 10%. « C'est un point sur lequel nous devons travailler. Nous nous efforçons de faire preuve de pédagogie vis-à-vis de nos clients. Les CFD ont des avantages substantiels par rapport au SRD ». Pour le moment, les courtiers traditionnels se sont montrés quelque peu frileux pour développer leur offre sur les actions. En particulier, Boursorama ne veut pas pénaliser sa juteuse activité réalisée avec le service à règlement différé (SRD). Elle permet de facturer d'importants frais de courtage aux particuliers qui l'utilisent. Ces mêmes particuliers ont tout intérêt à regarder de près leurs factures et à envisager de passer aux CFD pour réaliser des économies substantielles.

- Doura Diallo -

jeudi 20 octobre 2011

Wall Street finit en hausse


NEW YORK (Reuters) - Les marchés américains ont clôturé jeudi en hausse, après s'être retournés en fin de séance sous l'effet du communiqué conjoint publié par la France et l'Allemagne sur les perspectives de résolution de la crise de la dette européenne.
Le Dow Jones a terminé en hausse de 0,32%, ou 37,16 points, à 11.541,78 tandis que le S&P-500 a fini sur un gain de 0,46%, soit 5,51 points, à 1.215,39.
L'indice Nasdaq a en revanche cédé 0,21% (5,42 points) à 2.598,62.
La séance a été marquée par de fortes oscillations entre hausse et recul, illustrant la nervosité des investisseurs à l'approche du sommet européen de dimanche, qui doit répondre à de nombreuses questions autour de la Grèce et du Fonds européen de stabilité financière.
"Il y a encore beaucoup de points sur lesquels (les dirigeants européens) doivent prendre une décision et s'organiser. Nous ne savons toujours pas comment tout cela sera structuré, ni de combien le filet de sécurité sera augmenté", a commenté Bryant Evans, gestionnaire de portefeuille chez Cozad Asset Management.
Paris et Berlin ont indiqué que les dirigeants européens discuteraient de la crise dimanche, mais qu'aucune décision ne serait prise avant un second sommet, prévu mercredi au plus tard.
Signe de l'inquiétude des marchés, l'indice VIX de la volatilité s'est accru de 2,5% à 35,29, après avoir déjà augmenté de 10% mercredi.
Les marchés suivent par ailleurs de près l'évolution de la saison des résultats d'entreprise aux Etats-Unis. Selon les données de Thomson Reuters, 70% des 109 entreprises du S&P-500 ayant déjà publié leurs trimestriels ont dépassé les consensus des analystes.
Angela Moon, Gregory Schwartz pour le service français.
- Doura Diallo -

Crise de la dette : l'espoir d'un accord encore repoussé

Le Parlement européen, à Bruxelles.

(source: figaro.fr) D'abord prévu mardi dernier, le sommet de dimanche ne suffira pas. Un second est prévu dans les jours suivants. 

Les premières pièces semblent, certes, trouver leur place. Mais le puzzle est loin d'être complet. Les Européens sont tombés d'accord sur le renforcement du capital de leurs banques, avec une enveloppe allant jusqu'à 100 milliards d'euros.Nicolas Sarkozy s'est également rapproché d'Angela Merkel sur le futur arsenal FESF, après une franche explication à Francfort. Mais il reste tant d'autres à accomplir avant de trouver un accord complet, détaillé et surtout validé par toute la zone euro. C'est pourquoi le président français et la chancelière allemande ont confirmé, ce jeudi soir, les bruits qui avaient couru toute la journée : un deuxième sommet des chefs d'Etat et de gouvernement aura lieu «au plus tard mercredi », après celui de dimanche. En outre, Sarkozy et Merkel se retrouveront dès samedi soir à Bruxelles pour préparer ses échéances cruciales. Ce nouvel ajustement de calendrier vient confirmer ce que les marchés pressentent: cette fois, les dirigeants européens n'ont plus le droit à l'erreur. Les premiers plans tangibles doivent commencer à sortir du flou cette nuit, à l'issue d'un premier huis clos des dix-sept ministres des Finances de l'euro.

Recapitalisation des banques 

En préambule, les Vingt-Sept ont dégagé la table d'un dossier encombrant. Ils sont tombés d'accord sur la recapitalisation de banques affaiblies par la crise, deux mois après que le FMI a sonné l'alarme. La facture, évaluée entre 85 et 100 milliards d'euros, est moins lourde qu'annoncée. Elle doit permettre aux banques de porter à 9 % leur ratio de fonds propres «durs», un critère reconnu de solidité. Pour y parvenir, les banques feront d'abord appel à leurs actionnaires privés et si nécessaire à des fonds publics. Le FESF n'interviendra qu'en ultime et dernier ressort. Une incertitude demeure sur la date de mise en œuvre, 2012 ou 2013.
Ce jeudi, Paris et Berlin se sont également efforcés de dissiper le malentendu autour du précédent rendez-vous, mercredi, entre le président et la chancelière. L'enjeu: les futures modalités d'action du FESF et le fameux «effet de levier», pièce essentielle de l'arsenal européen pour enrayer la crise de la dette et empêcher la contagion.
Le ministre des Finances allemand Wolfgang Schäuble assure que les deux capitales sont en fait «en accord total». Mais il s'empresse d'ajouter qu'il n'y a toujours pas d'accord à l'échelon européen. Côté français, on confirme en soulignant que s'il y a divergence, ce serait plutôt avec l'Espagne et surtoutl'Italie. À Bruxelles, des témoins du rendez-vous de Francfort continuent de décrire «une atmosphère glaciale» entre Nicolas Sarkozy et Angela Merkel, à peine réchauffée par l'annonce de la venue au monde de la fille du président.
Pour compliquer encore le tableau, la presse grecque évoquait hier un contretemps sur ce qui s'annonçait comme le chapitre le plus facile du sommet: le déblocage et le versement de 8 milliards d'euros de prêts internationaux à Athènes. L'Union européenne y pousse. Mais le FMI douterait de la capacité de laGrèce à faire face à sa dette à long terme sans une implication plus convaincante des Européens.

- Doura Diallo -

Prudente, la Bourse de Paris fait un petit pas en avant


(source:figaro.fr) Le CAC 40 a gagné 0,52%. L'hypothèse d'un renforcement du fonds de soutien européen a porté porte le secteur bancaire. Mais la tension reste forte alors que Moody's a sévèrement dégradé l'Espagne.

Sur le fil ! Après avoir changé de cap à plusieurs reprises, le CAC 40 a finalement opté pour le vert. Il a en effet rebondi de 0,52%, à 3157,34 points.
Les marchés manquent toutefois toujours d'entrain et les volumes restent limités. Environ 2,7 milliards d'euros ont changé de mains hier sur les grandes valeurs de la cote parisienne.
Ailleurs en Europe, l'indécision domine également. Les indices ont terminé en petite hausse après avoir tergiversé toute la journée. À Londres, le Footsie a grimpé de 0,74% et à Francfort, le Dax de 0,61% à la clôture. Du côté des indices paneuropéens, l'EuroStoxx50 a terminé sur un gain de 0,90%.
Wall Street qui avait rebondi la veille, porté par l'espoir d'un renforcement du Fonds européen de stabilité financière, subissait quelques prises de bénéfices. En séance le Dow Jones grappillait 0,06% mais le Nasdaq reculait de 0,72%. Les investisseurs tentaient de décortiquer une vaste salve de résultats trimestriels dont ils peinaient visiblement à dégager une tendance. Apple qui n'a pas atteint les objectifs de résultats fixés par les analystes, tirait le Nasdaq vers le bas.
La Bourse de New York jouait également la carte de la prudence, avant la publication dans la soirée du livre beige de la Fed, un rapport de conjoncture qui sert de base à la politique de la banque centrale américaine. Il s'agit d'un rendez-vous toujours très attendu par les marchés, de plus en plus inquiets pour la santé de l'économie américaine.

- Doura Diallo -

mercredi 19 octobre 2011

La Bourse de Paris tirée vers le bas par les banques.



(source:figaro.fr)Le CAC 40 a perdu 0,79 % à 3141,10 points. Moody's menace de réviser sa position sur la note de la France, et en Chine, la croissance marque le pas.

La correction entamée lundi sur les marchés s'est poursuivie. La décision de Moody's de placer sous « surveillance » la perspective, aujourd'hui « stable », dela note triple « A » de la France a été mal accueilli par les marchés : le CAC 40 a chuté de plus de 2 % à l'ouverture. Il a ensuite réduit ses pertes, encouragé par la bonne tenue de Wall Street. Au finish il a reculé de 0,79 % à 3141,10 points.
La menace sur la note de la France n'a jamais été aussi forte. L'agence se donne trois mois pour prendre une décision. Elle va surveiller « les progrès effectués par le gouvernement pour mettre en œuvre les mesures de réduction du déficit budgétaire ». Dans la foulée de cette annonce, François Baroin, a tenté de rassuré en affirmant que la France mettrait « tout en œuvre » pour conserver son sacro-saint triple « A ».
Sur le marché obligataire, les taux des emprunts d'Etats français ont fait un bond en avant face à ceux des emprunts allemands, référence du marché. L'écart de rendement a atteint un sommet inconnu depuis 16 ans à 101 points de base.
Ailleurs en Europe, les marchés ont terminé en ordre dispersé. Londres a perdu 0,49 % mais Francfort a grignoté 0,31 %, profitant des inquiétudes des investisseurs sur la note de la France.
La croissance en Chine, l'un des principaux moteur de l'économie mondiale, marque le pas. Le taux de croissance a atteint 9,1 % au troisième trimestre, contre 9,5 % enregistrés entre avril et juin. Les exportateurs chinois commencent à souffrir de la crise en Europe et aux États-Unis, comme en témoigne, l'excédent commercial du pays qui est revenu de plus de 30 milliards de dollars en juillet à moins de 15 milliards en septembre. Autre signal préoccupant, enAllemagne, le baromètre de confiance des milieux financiers Zew est retombé à son niveau de novembre 2008, immédiatement après la faillite de Lehman Brothers.

Wall Street se redresse

Wall Street qui avait ouvert en nette baisse a changé son fusil d'épaule peu avant la clôture des Bourses européennes. Le Dow jones avançait de 0,28 % et le Nasdaq de 0,19 % Déterminés à voir le verre à moitié plein les investisseurs saluaient les bonnes nouvelles du jour. Coca-Cola et Johnson & Johnson ou encore Omnicom ont annoncé des bénéfices trimestriels, supérieurs aux attentes. En revanche, Goldman Sachs est passé dans le rouge pour la deuxième fois de son histoire. Wall Street était également porté par un indicateur positif en provenance de l'immobilier américain, secteur toujours sous haute surveillance. Le moral des professionnel, au plus bas depuis de long mois, s'est enfin redressé.

Les valeurs bancaires dévissent

A Paris les banques, acteurs incontournables sur le marché de la dette publique accusaientt le coup après l'annonce de Moody's. BNP Paribas a cédé 3,59 % à 29,93 euros, Société Générale 4,99 % à 19,24 euros et Crédit Agricole3,26 % à 4,92 euros.
• Soitec (-18,58 % à 3,73 euros)
Le titre Soitec plonge après avoir été réservé à la baisse la veille. Le producteur de silicium sur isolant, a annoncé lundi après la clôture qu'il devrait enregistrer une perte opérationnelle au premier semestre, en dépit d'une hausse de 18,4 % de ses ventes sur cette période.
• Danone (+2,20 % à 46,39 euros)
Les ventes du groupe au troisième trimestre s'établissent en ligne avec les attentes des analystes, et avec les prévisions récemment annoncées par le PDG du groupe, Franck Riboud. Le chiffre d'affaires sur la période ressort ainsi à 4,805 milliard d'euros, soit une hausse sur un an de 10,5 % en données publiées, et de 5,9 % hors effets de change et variation de périmètre. Le groupe confirme ses objectifs 2011 et se dit « confiant » pour 2012.
• Air France-KLM (-2,48 % à 5,47 euros)
La compagnie a annoncé lundi la démission de son directeur général Pierre-Henri Gourgeon, le président Jean-Cyril Spinetta retrouvant son fauteuil de PDG du groupe franco néerlandais jusqu'à la mise en place d'une véritable holding Air France-KLM, reportée à courant 2013 au lieu de début 2012.
• L'Oréal (-1,02 % à 78,63 euros)

Avec la mise sous tutelle de Liliane Bettencourt, la passation de pouvoir entre l'héritière de L'Oréal et sa fille ouvre une nouvelle ère susceptible de modifier les équilibres de la gouvernance du groupe comme les liens qui l'unissent à Nestlé.
• Edenred (+2,37 % à 19,01 euros)
Le groupe a annoncé une croissance de 11,3 % de ses ventes au troisième trimestre à la faveur d'une activité très soutenue en Amérique latine, ce qui lui permet de confirmer ses objectifs annuels.
• LVMH (+0,40 % à 114 euros)
Le groupe a fait état d'une croissance organique de 15 % à 16,30 milliards d'euros de son chiffre d'affaires au troisième trimestre, comme sur les neuf premiers mois de l'année. Il a estimé que ses performances depuis le début de l'année confortaient sa confiance pour l'exercice 2011.
• Plastic Omnium (-2,09 % à 19,09 euros)
La compagnie vient de signer un accord avec une société russe pour la création d'une société commune leader des systèmes à carburant réservoirs à essence en plastique. Détenue à 51 % par sa filiale Inergy Automotive Systems, la nouvelle entreprise sera leader dans son créneau sur le marché russe, précise Plastic Omnium dans un communiqué.

- Doura Diallo -

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