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jeudi 31 mai 2012

Le CAC 40 termine un mois de mai noir sur une note indécise

FRANCE-EUROPE-STOCKS-FEATURE

Le CAC 40 a grignoté 0,05 % à 3017,01 points, mais il perd plus de 6 % sur le mois de mai. De mauvaises nouvelles en provenance de l’économie américaine et les inquiétudes sur l’Espagne ont pesé sur les marchés.
Sur le fil! Le CAC 40 a terminé pratiquement à l’équilibre après avoir tergiversé pendant toute la séance. Il a en effet gagné 0,05 % à 3017,01 points. La veille, il avait plongé de 2,24 %, miné par les difficultés des banques espagnoles. Sur l’ensemble du mois de mai, le CAC 40 a perdu 6,49 % après avoir déjà cédé 6,34% en avril.
Le CAC 40 plutôt bien orienté depuis la matinée a fait volte face dans l’après midi, affecté par de mauvaises nouvelles en provenance des États-Unis pour finalement retrouver l’équilibre dans la toute dernière ligne droite.
Les autres grandes places boursières ont terminé en ordre dispersé. Londres a grignoté de 0,18 % et Francfort a perdu 0,26 %. Wall Street faisait en revanche grise mine. En séance, le Dow Jones reculait de 0,62 % et le Nasdaq de 1,07 %.
Aux États-Unis, les indicateurs du jour se sont révélés décevants. Les inscriptions hebdomadaires au chômage sont remontées, alors que les analystes tablaient sur une baisse. De son coté, le cabinet ADP, a constaté une accélération du rythme des embauches dans secteur privé en mai, mais bien moins forte que prévu. Des chiffres de très mauvaise augure à la veille de la publication des chiffres mensuels de l’emploi, un rendez vous toujours très attendu par les marchés. Autre déconvenue, la croissance économique américaine a ralenti plus que prévu au premier trimestre, selon une deuxième estimation publiée à Washington.

Fitch dégrade huit régions espagnoles

L’Espagne restait également au centre des préoccupations. Fitch a abaissé la note de huit régions, dont celle de Madrid, et envisage de les dégrader encore, en raison de leurs déficits budgétaires structurels. Cette annonce tombe au plus mauvais moment. Le gouvernement doit en effet valider vendredi la mutualisation des émissions de dette des régions, sous forme «d’hispanobons», afin de «réduire la pression» sur ces collectivités.
Sur l’épineuse question des banques, la Commission européenne a demandé à l’Espagne à lui «communiquer» le plan de sauvetage de Bankia, afin de «dissiper au plus vite les incertitudes qui ébranlent la confiance des marchés». Madrid souhaite se tourner vers le marché obligataire, à travers son Fonds public d’aide au secteur bancaire pour trouver les 19 milliards d’euros nécessaires au sauvetage de cette banque espagnole, asphyxiée par la chute de l’immobilier. Mais bon nombre d’observateurs doutent de la viabilité du montage, compte tenu de la dégradation des conditions de financement du pays sur le marché.
A Paris, comme dans le reste de l’Europe, les valeurs technologiques profitaient de l’offre amicale de 1,7 milliard de livres (2,1 milliards d’euros) lancée par le canadien CGI Group sur l’anglo-néerlandaisLogicaCap Gemini a ainsi grimpé de 1,09 %, et STMicroelectronics de 1,10 %.
Le secteur bancaire reprenait également quelques couleurs, après avoir lourdement chuté ces derniers jours, emporté par les inquiétudes grandissantes sur l’Espagne. BNP Paribas a avancé de 3,09 % et Société Générale de 0,91 %. Crédit agricole (-0,17 %) dont l’implantation en Grèce n’inspire guère confiance n’a pas profité du mouvement.
Les valeurs sensibles au dollar, comme Safran (+1,75 %) ou Sanofi (+0,92 %) profitaient de la hausse du billet vert face à l’euro. La devise européenne se maintenait sous la barre des 1,24 dollar au plus bas depuis juillet 2010. En revanche, les valeurs cycliques souffraient des mauvaises nouvelles en provenance des États-Unis à l’image de Vallourec (-3,84 %) ou Alstom (-2,53 %).
- Doura Diallo -

mercredi 30 mai 2012

Coup de semonce sur les marchés, Paris chute de 2,24 %


L’indice a terminé à 3015,58 points. Après la Grèce, les marchés sont rattrapés par la crise en Espagne où les banques croulent sous les actifs risqués.
Journée noire en Bourse ce mercredi. Le CAC 40 a plongé de 2,24 % à 3015,58 points après avoir creusé ses pertes pendant toute la séance. La veille, il avait grimpé de 1,34 %, porté notamment par l’espoir d’une intervention de la Banque centrale européenne afin de soutenir le secteur bancaire espagnol et par la rumeur d’un vaste plan de relance en Chine.
Or, ce plan de relance a été démenti, et pour l’heure, la BCE est restée silencieuse sur ses intentions à l’égard du secteur bancaire espagnol, qui croule sous les actifs immobiliers risqués. Le marché s’est ensuite enfoncé dans une profonde déprime avec une mauvaise nouvelle en provenance de l’immobilier américain.

L’immobilier américain toujours en panne

L’ambiance était tout aussi sombre sur les autres grandes places européennes. Londres a perdu 1,74 %, Francfort 1,81 %, Milan 1,79 % et Madrid 2,58 %. L’indice EuroStoxx 50 des grandes valeurs de la zone euro a abandonné 2,01 %.
Wall Street a également été emportée. En séance, le Dow Jones chutait de 1,23 % et le Nasdaq de 1,44 %. L’immobilier américain, largement à l’origine de la crise et toujours observé à la loupe par les investisseurs, qui semblait se stabiliser, donne de nouveau des signes de faiblesse. A la surprise générale, les promesses de vente de logements ont chuté de 5,5 % en avril. En Europe, la confiance des chefs d’entreprises comme celle des consommateurs s’est encore dégradée en mai. D’ailleurs, en France, le marché de l’immobilier neuf a dégringolé de près de 15 % au premier trimestre et le nombre des permis de construire s’est replié de 2,9 % entre février et avril.
Inquiets, les investisseurs se détournent des actifs risqués comme en témoignent la faiblesse des volumes sur les marchés d’actions. Environ 3 milliards d’euros ont changé de mains sur le CAC 40 aujourd’hui. La veille, les volumes avaient péniblement atteint 2,3 milliards d’euros.

L’euro chute sous 1,24 dollar, au plus bas depuis début juillet 2010

Le principal facteur de défiance sur les marchés reste l’Espagne. Les craintes se cristallisent surBankia, la troisième banque du pays par les actifs et la quatrième par la capitalisation boursière, qui a besoin de 23,5 milliards d’euros, dont 19 restent encore à trouver, un véritable casse-tête pour le gouvernement dont les marges de manœuvre sont très réduites. Madrid va certainement devoir se tourner vers le marché obligataire pour renflouer Bankia. Or, là aussi la situation se dégrade jour après jour. Hier, les taux espagnols à 10 ans ont grimpé à près de 6,6 %. L’écart avec les taux allemands, qui chutent sous l’effet d’une ruée vers les actifs jugés les plus solides, a ainsi atteint un nouveau record depuis la création de la zone euro à plus de 5,4 points de pourcentage.

Sur le marché des changes, l’euro, bon baromètre de la confiance des investisseurs dans la capacité de la zone euro à s’extraire de la crise, est tombé, en séance, sous le seuil de 1,24 dollar pour la première fois depuis début juillet 2010.

Toutes les valeurs du CAC 40 dans le rouge

A Paris, toutes les valeurs du CAC 40 ont terminé dans le rouge. Les valeurs cycliques qui avaient fortement grimpé ces derniers jours ont été les principales victimes de la rechute des marchés. Saint Gobain a ainsi accusé la plus forte chute du CAC 40 avec une perte de 5,07 % à la clôture. Technipa cédé 4,02 %, Vallourec 3,84 % et Bouygues 3,74 %. Les banques étaient elles aussi de nouveau attaquées. BNP Paribas a perdu 0,48 %, Société générale 1,03 % et Crédit agricole 0,89 %.

Les valeurs à suivre

Du coté des entreprises, Danone (-1,13 % à 51,73 euros) a annoncé le succès de sa première émission obligataire libellée en dollars, d’un montant de 850 millions, qui lui permet en particulier de diversifier géographiquement ses sources de financement.
Pierre et Vacances (-7,65 % à 16,42 euros) a publié une perte en hausse de 9,4 % au premier semestre de son exercice décalé 2011-2012 à 81,7 millions d’euros.
Le groupe de champagne Laurent-Perrier (+0,48 % à 64,61 euros) a enregistré un bond de 46,3 % du résultat de son exercice décalé 2011-2012 à 21,7 millions. Ses ventes ont gagné 10,6 % par rapport à l’exercice précédent à 218,8 millions.
Le conseil d’administration de Technicolor (-0,07 % à 1,52 euros) recommande aux actionnaires de voter lors de l’assemblée générale du 20 juin en faveur de la montée au capital de JJSS Morgan au détriment du fonds d’investissement américain Victor Capital.
Le ministère de l’Économie refuse de valider la prime de non-concurrence de 400.000 euros prévue pour l’ancien directeur général d’Air France (-2,80 % à 3,51 euros), Pierre-Henri Bourgeon, a annoncé mardi soir le ministre de l’Économie Pierre Moscovici.
La présentatrice du journal de 20 heures de TF1 (-5,66 % à 6 euros) a annoncé dans une interview au Parisien-Aujourd’hui en France qu’elle quittera en septembre la chaîne privée, confirmant ainsi nos informations.
- Doura Diallo -

mardi 29 mai 2012

Wall Street clôture sur une nette hausse


La Bourse de New York a rebondi malgré la nouvelle dégringolade de Facebook. Le sort de la zone euro, et plus particulièrement celui de l’Espagne, reste toutefois au coeur des préoccupations.
Les marchés d’actions américains abordent la semaine dans le vert, dans le sillage des Bourses européennes. Le Dow Jones gagne à la clôture 1,01% à 12.580,69 points, le Nasdaq s’octroie 1,18% à 2870,99 points et le S&P 500 grimpe de 1,11% à 1332,42 points. Les marchés d’actions américains étaient fermés hier, pour le Memorial Day, jour de congé aux États-Unis en hommage aux soldats américains tombés au champ d’honneur.
Côté indicateurs, l’actualité était maigre. Le prix des maisons individuelles a augmenté en mars, pour le deuxième mois d’affilée, un nouveau signe de stabilisation du marché immobilier américain, selon l’indice S&P/Case-Shiller. Ajusté des variations saisonnières, cet indice composite, basé sur les prix dans 20 zones métropolitaines des Etats-Unis, a progressé de 0,1% en mars, moins toutefois que le consensus des économistes interrogés par Reuters (+0,2%). En revanche, l’indice de confiance des consommateurs du Conference Board pour le mois de mai, s’est légèrement dégradé en mai pour le troisième mois d’affilée.
Les cours du pétrole ont terminé en baisse à New York, renversant la tendance haussière observée plus tôt en séance après l’abaissement de la note souveraine de l’Espagne par une petite agence de notation. Le baril de «light sweet crude» (WTI) pour livraison en juillet a cédé 10 cents par rapport à la clôture de vendredi, à 90,76 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex). Les marchés étaient fermés à New York lundi en raison d’un jour férié aux Etats-Unis.
Dans la foulée de cette dégradation, l’euro est tombé à son plus bas niveau depuis début 2010.

Les déboires des banques espagnoles

Le sort de la zone euro reste au centre des préoccupations et notamment les déboires des banques espagnoles. Les marchés sont portés par des rumeurs d’intervention de la BCE. Lesinvestisseurs attendent la suite des événements et notamment la manière dont Madrid compte s’y prendre pour renflouer Bankia . La quatrième du pays, qui a demandé vendredi à l’État une aide de 19 milliards d’euros et dont le sauvetage devrait coûter au bas mot plus de 23 milliards d’euros, compte tenu des sommes déjà débloquées. La maison-mère de Bankia, Banco Financiero y de Ahorro (BFA), a par ailleurs annoncé avoir finalement perdu plus de 3,3 milliards d’euros au titre de l’exercice 2011, et non avoir dégagé un bénéfice de 41 millions. Autre mauvaise nouvelle, l’économie espagnole, entrée en récession au premier trimestre 2012 avec un recul de son PIB de 0,3 %, continuera à se contracter au deuxième trimestre, selon les prévisions de la Banque d’Espagne.
Signe de la défiance des marchés, les taux longs espagnols dépassent désormais les 6,5 %, à 6,518 % en fin de matinée, contre un peu plus de 6,3 % en fin de semaine dernière. L’écart de rendement avec le «bund» Allemand à 10 ans, qui s’échangeait à un taux de 1,345 % en fin de matinée, dépasse désormais allégrement les 500 points, du jamais vu depuis la création de la zone euro.
Les inquiétudes des opérateurs sur la Grèce ont semblé légèrement s’apaiser depuis le début de la semaine après des sondages favorables aux partis qui militent en faveur du plan européen, pour les prochaines élections législatives. «Mais la situation reste très instable, propice à de multiples rumeurs et cela devrait perdurer jusqu’au 17 juin, date des prochaines élections en Grèce», soulignent les spécialistes d’IG Market. Autre motif de satisfaction sur la Grèce: les quatre principales banques du pays ont reçu hier 18 milliards d’euros du Fonds européen de stabilité financière afin de renforcer leurs fonds propres.

Facebook chute encore

Du coté des valeurs, Boeing (+0,57% à 70,40 dollars) maintient ses objectifs pour 2012, qui devrait être l’année de consécration de la version remotorisée de son moyen-courrier vedette, le B737 baptisé 737 MAX, a indiqué mardi son directeur marketing, Randy Tinseth, lors d’un déplacement à Paris.
Facebook: Le titre Opera bondissait de plus de 15 % peu avant l’ouverture de Wall Street à la suite de rumeurs de marché disant que le premier site communautaire mondial discutait d’une acquisition de l’éditeur de logiciels norvégien, numéro un mondial sur le segment des navigateurs pour téléphones mobiles. Selon le New York Times d’hier, Facebook (-9,62% à 28,84 dollars), qui est à la recherche de moyens pour augmenter ses recettes dans l’internet mobile, a intensifié ses efforts pour sortir un téléphone portable dès 2013.
JPMorgan Chase (+0,45% à 33,65 dollars) a vendu pour quelque 25 milliards de dollars de titres rentables, comme par exemple des obligations d’entreprise, dans l’espoir d’amoindrir l’effet dans ses comptes de la perte de trading de quelque deux milliards de dollars annoncée il y a une vingtaine de jours.
A noter également, selon le journal canadien Globe and Mail, Research in Motion (+2,09% à 11,23 dollars), le fabricant du BlackBerry, pourrait supprimer au moins 2000 emplois dans le monde sur les 16500 emplois existants. La responsable juridique de RIM, a démissionné, rapporte aujourd’hui l’agence Reuters. Karima Bawa rejoint ainsi la longue liste des hauts dirigeants du spécialiste du smartphone sur le départ, ou déjà parti. Ces départs s’expliquent par la mise en place d’une nouvelle organisation au sein de l’entreprise, menée par son nouveau patron, Thorsten Heins arrivée début 2012.
- Doura Diallo -

vendredi 25 mai 2012

Semaine de hausse à la Bourse de Paris

Traders are pictured at their desks at the Frankfurt stock exchange

Le CAC 40 a avancé de 0,32 % aujourd’hui à 3047,94 points et de 1,33 % sur les cinq derniers jours. Il a été chahuté toute la semaine au rythme des espoirs et des craintes sur la zone euro.
Après avoir longuement hésité sur la direction à prendre, le CAC 40 a grignoté 0,32 % à 3047,94 points, parvenant à résister aux inquiétudes grandissantes sur l’Espagne. La Catalogne, la plus riche des régions autonomes du pays, a en effet demandé l’aide financière de l’État pour pouvoir refinancer sa dette.
Les autres grandes places européennes étaient sur la même tendance aujourd’hui. Francfort a avancé de 0,38 % mais Londres a terminé en quasi-équilibre (+0,03 %). À Wall Street le Dow Jones glissait de 0,16 % en séance et le Nasdaq de 0,05 %.

Un sommet décevant

Sur l’ensemble de la semaine, l’indice parisien avance de 1,33 %. Mais, entre-temps il a joué aux montagnes russes, ballotté au rythme des espoirs et des craintes sur l’avenir de la Grèce au sein de la zone euro. Le CAC 40 ainsi a grimpé de 0,64 % lundi, puis de 1,88 % mardi, porté par une intense chasse aux bonnes affaires. Il a ensuite lourdement chuté mercredi (-2,62 %) avant le sommet européen prévu dans la soirée. Ce rendez-vous, qui avait suscité une forte attente, s’est soldé par une déception, avec l’absence d’avancées réelles sur la Grèce et l’Espagne. Il a en revanche fait ressortir des dissensions de plus en plus nettes entre la France et l’Allemagne, notamment sur la question de la mutualisation de la dette, via les euro-obligations. Et, pour les spécialistes d’Aurel BGC, «la situation en Grèce a peu de chance d’évoluer, au moins jusqu’au élections du 17 juin prochain». En attendant, les marchés se tournent vers la BCE. Les stratèges du Crédit Mutuel-CIC jugent ainsi «indispensable que la BCE agisse pour permettre un rebond (de l’économie) au cours de la deuxième partie de l’année».

Les banques chahutées

Dès jeudi, les investisseurs, qui se contentent de gérer l’incertitude au jour le jour, profitaient de la chute des cours de Bourse pour reprendre leurs achats, et le CAC 40 a grimpé de 1,16 %. Ils ont également été encouragés par le maintient du triple «A» de la France par Moody’s. Pour Fabrice Cousté chez CMC Maket il s’agit en effet d’une très bonne nouvelle «qui confirme l’excellente qualité de la signature de Paris». D’ailleurs, le taux de l’obligation française à 10 ans est tombé à un nouveau plancher historique, à moins de 2,5 % aujourd’hui.
À Paris, les titres des grands établissements bancaires ont été très chahutés tout au long de la semaine. Au finish, sur ces cinq jours Société générale avance de 2,84 % et BNP Paribas de 1,33 %. En revanche Crédit agricole, très implanté en Grèce recule de 0,53 % sur la semaine. Les titres les plus massacrés comme Alcatel Lucent (+13,30 % sur la semaine) ou Renault (+10,12 %) tirent également leur épingle du jeu. En revanche, Veolia (-4,91 %)qui a grimpé de près de 15 % depuis janvier subissait des prise de bénéfices.
- Doura Diallo -

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