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samedi 24 décembre 2011

Wall Street finit sur une nette hausse avant la pause de Noël :


La Bourse de New York a achevé en hausse une séance peu active vendredi avant les fêtes de Noël, marquée par la publication de statistiques économiques dans l'ensemble rassurantes aux Etats-Unis: le Dow Jones a gagné 1,02% et le Nasdaq 0,74%.
Selon les chiffres définitifs, le Dow Jones Industrial Average est monté de 124,35 points à 12.294,00 points et le Nasdaq, à dominante technologique, de 19,19 points à 2.618,64 points.
L'indice élargi Standard & Poor's 500 a engrangé 0,90% (11,33 points) à 1.265,33 points.
Le marché a progressé dans un volume d'échanges extrêmement réduit avant un week-end prolongé, Wall Street devant rester fermée lundi.
Selon les analystes de Charles Schwab, les investisseurs ont été encouragés par "l'accord d'une prolongation des ristournes fiscales" et "un certain calme sur le front de la crise en zone euro".
Après avoir rejeté depuis le début de la semaine un compromis voté samedi au Sénat, les républicains ont accepté d'entériner une prolongation de deux mois de ces cadeaux fiscaux et des allocations chômage étendues.
"La crainte était que les membres du Congrès ne se mettent pas d'accord, puisque cela aurait eu un effet très négatif (sur la croissance). C'est un soulagement", a estimé Gregori Volokhine, de Meeschaert Capital Markets.
"Quant aux statistiques, elles n'ont rien de remarquable mais elles ne sont pas mauvaises non plus", a-t-il observé.
Les commandes de biens durables et les ventes de maisons neuves ont progressé plus que prévu en novembre aux Etats-Unis.
Les revenus et dépenses de consommation des ménages ont en revanche progressé faiblement et moins que prévu sur la même période.
Pour Hugh Johnson, de Hugh Johnson Advisors, le bond de 3,8% des commandes de biens durables est particulièrement encourageante.
"C'est un indicateur qui donne une tendance pour l'avenir et tous les indicateurs de ce type cette semaine ont été bons. Cela nous dit que l'économie américaine va continuer de croître en 2012 et qu'il n'y a pas de signe de récession", a-t-il expliqué.
Plus généralement pour l'analyste, la bonne tenue du marché cette semaine (+3,6% pour le Dow Jones) "renforce la confiance".
Le fabricant de mémoire informatique Rambus s'est envolé de 12,16% à 8,21 dollars. Il a conclu un accord, au montant non divulgué, avec le fabricant de semiconducteurs Broadcom (-0,02% à 29,76 dollars) pour solder leur contentieux sur l'utilisation de certains brevets.
Eastman Kodak a bondi de 9,52% à 69 cents. Le fabricant d'appareils photographiques, au bord de la faillite, va vendre sa filiale de gélatine au numéro un mondial du secteur Rousselot, filiale du groupe alimentaire néerlandais Vion Food Group. Les modalités de la transaction n'ont pas été dévoilées.
SunPower a pris 2,56% à 6,00 dollars. Le groupe pétrolier français Total va porter sa participation dans le spécialiste de l'énergie solaire à 66% et lui vendre une filiale française, Tenesol.
Parmi les valeurs du S&P 500, la plus forte hausse est revenue au site internet de conseils aux voyageurs TripAdvisor (+6,07% à 26,02 dollars), qui avait chuté de 18% pour ses deux premiers jours de cotation comme société indépendante.
Mead Johnson a chuté de 5,05% à 65,29 dollars. Le distributeur Wal-Mart (+1,35% à 59,99 dollars) a retiré de la vente un lait pour bébé qu'il fabrique après le décès d'un nourrisson.
Le marché obligataire a baissé. Le rendement du bon du Trésor à 10 ans a progressé à 2,030% contre 1,951% jeudi soir, et celui à 30 ans à 3,064% contre 2,981% la veille.

- Doura Diallo -

mardi 20 décembre 2011

La Bourse de Paris fait du surplace sous les 3000 points


Après sa chute de la semaine dernière, le CAC 40 a évolué en dents de scie toute la séance pour finir quasi stable à 2974, 20 points (+0,06%). La faiblesse des volumes illustre les inquiétudes persistances pour la zone euro.

La Bourse de Paris a évolué en dents de scie une grande partie de la journée variant de -1% à l'ouverture à +1% à l'ouverture de Wall Street. A la clôture, le CAC a finalement terminé sur une note quasi stable (+0,06%) à 2974,20 points, après une semaine qui avait vu l'indice parisien reculer de plus de 6%. La faiblesse des volumes illustre les inquiétudes des opérateurs pour la zone euro. L'avertissement vendredi de Fitch sur la note de la France et de six autres pays de la zone euro renforcent effet les craintes quant aux perspectives économiques, d'autant que Moody's a déclassé la note de la Belgique de deux crans. Par ailleurs, le décès du leader nord-coréen Kim Jong-il risque d'intensifier les tensions géopolitiques dans la zone. En Asie, les marchés ont été très perturbés lundi par la mort du dirigeant nord-coréen: la Bourse de Séoul a fini en baisse de 3,43% et celle de Tokyo de 1,26%.
L'ouverture en légère hausse de Wall Street a contribué à soutenir la tendance. Toutefois, la Bourse américaine n'a pas réussi à tenir ce cap la progression de début de séance étant sapée par le repli du secteur bancaire. Ailleurs en Europe, les Bourses ont également eu du mal à trouver une tendance claire. Londres a terminé en baisse de' 0,42% à 5364,99 points et le Dax à Francfort a reculé de 0,54% à 5670,71 points.
«C'est une petite reprise technique dans des volumes confidentiels. Les gérants ne veulent pas prendre trop d'initiatives», indique Xavier de Villepion, vendeur d'actions chez Global Equities. «Avec les agences de notation, les problèmes persistants de dette souveraine et l'incertitude en Corée, il est difficile de voir ce qui peut faire monter le marché» dans la semaine, remarque pour sa part Manoj Ladaw, analyste chez ETX Capital.
Principale animation lundi sur le front de la crise de la dette en zone euro, qui tient les Bourses en haleine depuis des mois, la présentation du nouveau gouvernement espagnol a plutôt rassuré. Mais en toute fin de séance, le marché a nettement reculé alors que le président de la Banque centrale européenne (BCE) commençait à s'exprimer à Bruxelles, répétant que les traités européens interdisaient à la BCE de financer les Etats. Au même moment, la BCE a publié un rapport montrant que le risque que deux grandes banques de la zone euro, voire davantage, fassent défaut simultanément s'était nettement accru depuis six mois, à un niveau jamais atteint depuis le début de la crise financière de 2007.
Plus fort soutien du jour, BNP Paribas avance de 2,45% à 28,42 euros. Société Générale recule de 0,57% à 16,45 euros, tandis que Crédit Agricole est parfaitement stable à 4,043. L'assureur Axa monte pour sa part de 2,08% à 9,974 euros.
Sanofi s'apprécie de 0,43% à 53,66 euros. Le laboratoire a annoncé la finalisation de la cession de son activité de dermatologie Dermik à Valeant Pharmaceuticals International pour 422,5 millions de dollars.
En dehors du CAC, M6 grignote 0,19% à 10,725 euros. CA Cheuvreux a entamé la couverture du titre à «surperformance» avec un objectif de cours de 13,30 euros.
Enfin, Technicolor recule de 2,26% à 1,036 euro. Le groupe a annoncél'accélération de son programme de réduction des coûts en raison d'un environnement plus difficile en Europe.

vendredi 16 décembre 2011

La Bourse de Paris efface un peu de ses pertes de la veille


Après sa lourde chute de la veille, l'indice parisien a avancé de 0,76 % à 2998,73 points, encouragé par des achats à bon compte et quelques bonnes nouvelles en provenance des États-Unis.

La Bourse de Paris a retrouvé quelques couleurs. Le CAC 40 a gagné 0,76 % à 2998,73 points, dans un volume d'échanges toujours peu étoffé d'environ 2,5 milliards d'euros. La veille, il avait plongé de 3,33 %, tombant sous le seuil psychologique des 3000 points.
Les autres places européennes ont suivi la même tendance. Londres a progressé de 0,63 %, Francfort s'est adjugé 0,98 % et l'Euro Stoxx 50 0,96 %.
Peu animé en début de séance, le marché parisien a accéléré la cadence dans l'après-midi, rassuré par l'ouverture en hausse de Wall Street et par quelques statistiques de bonne facture en provenance des États-Unis. L'activité industrielledans la région de New York a accéléré son mouvement de rebond en décembre pour atteindre son plus haut niveau depuis mai et les nouvelles inscriptions au chômage sont tombées à leur niveau le plus faible depuis plus de trois ans et demi. Les prix ont augmenté de 0,3 % en novembre, après avoir reculé de 0,3 % en octobre.

Succès d'une adjudication espagnole

Bonne nouvelle également en Espagne, où le Trésor est parvenu a émettre dans la matinée pour plus de 6 milliards d'euros d'obligations à 4, 9 et 10 ans, soit près du double de l'objectif que s'était fixé le gouvernement, profitant d'une certaine détente sur les marchés.

Rebond technique

Mais, pour les spécialistes, il s'agit d'un rebond purement technique. Comme souvent après une sévère correction, les investisseurs ont profité de la faiblesse des cours de Bourse pour se livrer à des achats à bon compte.
La menace des agences de notation se fait de plus en plus pressante et, en dépit de rares éclaircies, la conjoncture reste profondément déprimée.
Pour Christian Parisot, Stratège chez Aurel BGC, «la dégradation de la note de la France est déjà largement intégrée par les marchés». Pour lui, «le suspense porte désormais sur la date et sur l'écart de notation qui sera finalement retenu entre Paris et Berlin». Depuis plusieurs jours, les responsables politiques préparent cette échéance. Tour à tour, Nicolas Sarkozy puis le ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé et enfin le premier ministre François Fillon, se sont employés à relativiser les conséquence d'une éventuelle dégradation de la note de la France. Nicolas Sarkozy a récemment assuré que la dégradation ne serait «pas insurmontable» et Alain Juppé, qu'elle ne serait «pas un cataclysme».
En attendant, à Paris, les valeurs cycliques, particulièrement malmenées ces derniers temps, profitaient de ce répit. À Paris, Accor a ainsi gagné 4,58 %, EADS 2,75 % et Bouygues 2,32 %. En revanche les valeurs bancaires étaient toujours délaissées. Société générale a terminé tout juste à l'équilibre et BNP Paribas a grappillé 0,29 %.

Valeurs à suivre

Crédit agricole SA (-4,38 % à 4,04 euros) a dévoilé jeudi un vaste plan de transformation qui va se traduire par 2350 suppressions de postes dont 850 en France. Les comptes du quatrième trimestre subiront 3 milliards d'euros de charges exceptionnelles. Le titre est également pénalisé après l'annonce de mesures drastiques qui plombent ses résultats, un abaissement de sa note d'un cran à «A +» par Fitch et de la recommandation sur son titre passée de «surperformer» à «neutre» par Exane-BNP Paribas.
Maurel & Prom (+9,255 % à 11,69 euros) signe la plus forte progression du SBF 120 soutenu par les premiers pas réussis en Bourse de Maurel & Prom Nigeria.
Groupe Partouche s'effondrait (-14,39 % à 1,13 euro) après avoir annoncé un chiffre d'affaires annuel en baisse sur l'exercice 2010/2011.Le groupe a publié mercredi soir un chiffre d'affaires en baisse de 2,9 % à 464,3 millions d'euros.
Rodriguez chutait également (-20 % à 3,04 euros). Le groupe est repassé dans le rouge sur son exercice 2010/2011 (clos fin septembre).
Les deux représentants du holding détenant 50,2 % du capital d'Hermès (-2,2 % à 218,30 euros) opérationnel depuis mercredi affirment que «la guerre avec LVMH est finie», dans une interview au Figaro.
Les sites PSA Peugeot Citroën (+1,39 % à 12,01 euros) de Sochaux, Aulnay et Rennes sont les plus touchés par les 1.900 suppressions de postes prévues en 2012 dans le groupe en France, dans la production et la recherche/développement, selon un document de la direction dont l'AFP a obtenu une copie. Hier, le PDG du directoire du constructeur, Philippe Varin, a affirmé qu'il prévoyait une «perte significative» pour le groupe au second semestre.
Le gel des embauches entraînera 2000 suppressions de postes en 2012 au sein d'Air France (+2,44 % à 3,94 euros) qui vise environ 800 millions d'euros d'économies d'ici trois ans, selon des informations de La Tribune.
Le PDG de Bouygues (+2,32 % à 23,60 euros), Martin Bouygues a déclaré aux «Échos» que son groupe n'était pas touché par la crise et s'est montré confiant pour l'an prochain, y compris sur le plan de la dette du groupe.
Par ailleurs, le groupe a décroché un contrat de partenariat public-privé de 120 millions d'euros pour la construction de lycées à Pont-à-Mousson (Meurthe-et-Moselle) et la maintenance de deux collèges à Metz.
L'agence de notation Moody's a abaissé jeudi d'un cran les notes de Dexia (+1,11 % à 0,273 euros) Crédit Local et de Dexia Banque Internationale au Luxembourg, et les a placées sous surveillance négative.

Les trois grandes peurs qui font chuter la Bourse


EXPERTISE BOURSE- Trois sujets d'inquiétude majeurs déstabilisent les marchés: un possible éclatement de l'euro, le ralentissement de l'économie mondiale et la crainte d'un «credit crunch». Sans visibilité sur ces trois points, les marchés resteront sous pression.

Près de 20 % de baisse depuis le début de l'année. Autour de 3000 points, l'indice CAC 40 menace de renouer avec les plus bas niveaux de l'année atteints fin septembre. La baisse est forte sur l'ensemble des places européennes, mais aussi à Wall Street et en Asie. Les peurs des marchés se concentrent autour de trois grands thèmes généraux.

1- Éclatement de la monnaie unique

La zone euro concentre les plus grosses inquiétudes du moment. La crise des dettes souveraines ne touche plus seulement les pays périphériques (Grèce, Espagne, Portugal et Irlande). Elle atteint désormais des pays importants, comme l'Italie, la Belgique et surtout la France qui est menacée d'être dégradée de deux crans par l'agence de notation Standard & Poor's. Face à l'ampleur des risques d'insolvabilité de plusieurs États de la zone euro, les capacités de réaction des autorités européennes sont considérées comme insuffisantes par les investisseurs.
Les dirigeants politiques européens semblent avoir pris conscience des difficultés, mais les avancées obtenues lors des différents sommets sont jugés trop lentes par les investisseurs. Les besoins de financement des États sont de plus en plus forts et les risques de défaillance de l'un d'entre eux deviennent importants. Les positions sont si divergentes entre les différents États de la zone euro qu'un éclatement de l'euro fait désormais partie des scénarios sur lesquels travaillent de nombreux cabinets d'analyse.
Un éclatement de l'euro aurait des conséquences très négatives pour les pays concernés. Il conduirait une forte hausse des conditions d'emprunt des États, des entreprises et des particuliers, ainsi qu'à des risques de faillites de nombreuses banques sans que les pouvoirs publics aient les moyens de voler à leur secours.

2- Récession en Europe et ralentissement de l'activité mondiale

La crise d'endettement que connaissent les pays développés (Europe et États-Unis) pourrait selon les experts de l'agence de notation Standard & Poor's conduire à une crise mondiale. Dans la zone euro, l'activité c'est nettement contractée en octobre et novembre faisant peser des risques d'entrée en récession.
Aux États-Unis l'activité semble mieux résister, mais les perspectives de reprise sont timides pour 2012. Les pays émergents ne sont pas épargnés. La croissance est toujours au rendez-vous, mais le ralentissement du commerce mondial commence à avoir des effets visibles en Chine où l'activité manufacturière a enregistré en novembre sa plus forte contraction depuis mars 2009.
Derrière la dégradation des données économiques les investisseurs voient un risque de baisse des résultats des sociétés cotées en Bourse. A l'image de Peugeot, dont les dirigeants anticipent des «pertes significatives» au quatrième trimestre, d'autres sociétés pourraient faire les mêmes annonces. Les analystes ont ces derniers temps fortement réduit leurs estimations de résultats pour 2011 et surtout 2012, mais la perspective d'une baisse significative des profits n'est pas encore intégrée dans les cours.

3- Menace d'un « credit crunch » bancaire dans les pays développés

Le dernier risque est celui d'une forte contraction de l'offre de crédit de la part des banques, dont la capacité de prêt dépend du montant de leur fonds propres. Or ceux-ci sont menacés de se contracter en raison des pertes subies sur les obligations d'État qu'elles détiennent en portefeuille.
Les premiers effets de ce «credit crunch» sont déjà visibles, au niveau des petites et moyennes entreprises, mais les plus grands groupes qui rencontrent des difficultés à se financer sur les marchés pourraient aussi être touchés. Si c'est le cas, ce manque de financement aurait un effet accélérateur de la crise, puisqu'il conduirait à un gel des investissements et des embauches.

jeudi 15 décembre 2011

Les marchés dépriment, le CAC 40 perd 3,33 %


L'indice est tombé sous les 3000 points. Tandis que la menace des agences de notation continue de planer, les signes de ralentissement de la croissance économique sont de plus en plus tangibles.

Nouvelle journée noire sur les marchés ce mercredi. Tandis que la menace des agences de notation plane toujours, les signes de ralentissement de la croissance se multiplient. Résultat, le CAC 40 a encore perdu 3,33 % pour tomber sous le seuil des 3000 points à exactement 2976,17 points. Il a ainsi accusé sa troisième séance de baisse d'affilée.
Ailleurs en Europe, la Bourse de Francfort a abandonné 1,72 %, celle de Londres a terminé en baisse de 2,25 %. L'Euro Stoxx a cédé 2,11 %. Wall street était également emportée. En séance, le Dow Jones reculait de 0,96 % et le Nasdaq de 1,66 %.
Maigre consolation, cette dégringolade se fait dans des volumes limités. Aujourd'hui à Paris, environ 2,8 milliards d'euros ont changé de mains sur les grandes valeurs de la cote. Depuis une semaine les marchés tournent en effet au ralenti. Bon nombre d'opérateurs ont déjà déserté les salles de marchés à l'approche de la fin d'année.
Les mauvaises nouvelles affluaient de toutes parts. L'Allemagne, qui faisait jusqu'alors figure de citadelle, est désormais rattrapée par la crise. L'institut allemand Ifo a dressé un tableau particulièrement sombre des perspectives de la première économie d'Europe. Il s'attend à voir la croissance du pays chuter à 0,4% l'an prochain après une hausse de 3% cette année. Pire, selon lui «la récession ne pourra être évitée que si la crise de la dette n'empire pas et si l'Italie parvient toujours à se financer sur les marchés». En revanche, selon l'institut munichois, la zone euro dans son ensemble devrait sombrer dès l'an prochain avec une contraction de 0,2% de son produit intérieur brut.

L'euro chute sous 1,30 dollar, au plus bas depuis janvier

La chancelière allemande Angela Merkel, qui s'exprimait devant les députés allemands du Bundestag pour rendre compte du dernier sommet européen, a également déprimé les marchés. Elle a estimé qu'il faudra attendre «des années» pour voir le bout de la crise et que le chemin serait semé d'embûches.
Elle s'est par ailleurs de nouveau prononcée contre une hausse de la puissance de feu du futur Mécanisme européen de stabilité (MES), qui doit succéder l'an prochain au Fonds européen de stabilité (FESF). Il sera comme prévu sera doté d'une capacité de 500 milliards d'euros, un montant jugé insuffisant par bon nombre de spécialistes pour venir en aide à l'Espagne et l'Italie si ces pays ne parviennent plus à se financer sur les marchés.

Les valeurs bancaires vivement attaquées

Sur le marché des changes, l'euro est aussitôt tombé sous le seuil de 1,30 dollarpour la première fois depuis janvier.
Les tensions persistaient également sur le marché de la dette publique. Rome a certes réussi à émettre trois milliards d'euros d'obligations à cinq ans, soit le maximum prévu, mais à des taux d'intérêt de nouveau en forte hausse, à 6,724 % contre 6,655 % la veille. Les banques étaient une fois encore les premières victimes de la morosité ambiante. Société Générale a plongé de 7,99 % et BNP Paribas de 7,36 %.

Valeurs à suivre

La division automobile du groupe PSA Peugeot Citroën (-2,71 % à 11,84 euros)devrait enregistrer une «perte significative» au second semestre 2011, a affirmé le PDG du directoire, Philippe Varin, au cours d'une audition devant la commission des Affaires économiques de l'Assemblée nationale.
Crédit agricole (-6,71 % à 4,22 euros) va supprimer 2350 emplois dans le monde, dont 850 en France, pour la plupart dans la banque d'investissement, a annoncé le syndicat Force ouvrière (FO). La banque a également lancé un avertissement sur ses résultats.
Le holding familial d'Hermès, qui avait été annoncé le 3 décembre 2010, estofficiellement constitué ce mercredi matin, selon les informations du Figaro. Les héritiers entendent conserver le contrôle du groupe de luxe face à l'irruption de LVMH dans le capital du sellier. Le titre Hermès International cède 3,23% à 223,20 euros.
La Caisse des dépôts et l'assureur Groupama ont annoncé mardi soir que leurs foncières respectives Icade (-3 % à 51,41 euros) et Silic (-4,8 % à 66,45 euros)allaient fusionner dans une société commune dont l'institution publique aura le contrôle.
Free a obtenu hier le feu vert de l'Arcep pour le lancement commercial de son offre mobile, le régulateur français des télécoms ayant confirmé que le quatrième entrant respectait bien ses engagements de couverture de réseau. Iliad, sa maison mère, recule de 0,17 % à 90,15 euros.
Eiffage (-6,69 % à 15,96 euros) a annoncé hier la cession de 80,1 % de sa filiale Optimep 4, titulaire de la maintenance de quatre prisons françaises, dans le cadre de sa politique de désendettement.
Moody's a placé la note de crédit de Veolia Environnement (-2,59 % à 8,04 euros) sous surveillance avec possibilité de déclassement.
Vinci (-3,06 % à 31,49 euros) a remporté un contrat pour la construction du nouveau barrage d'Assiout, en Égypte, un chantier d'un montant de 266 millions d'euros.
Aéroports de Paris (-0,94 % à 51,39 euros) a conclu l'accord de cession de 80 % de sa division d'assistance en escale Alyzia à la société de services aéroportuaires Groupe 3S pour un montant non dévoilé.
La Compagnie des Alpes (-2,91 % à 14 euros) a publié ce mercredi un bénéfice net amputé d'un quart en 2010-2011 à 30,7 millions d'euros, sous le poids «d'aléas conjoncturels, notamment climatiques».

mercredi 14 décembre 2011

Déçue par la Fed, Wall Street clôture dans le rouge.


Les investisseurs ont accueilli froidement la décision de la Réserve fédérale de maintenir le cap de sa politique monétaire ultra-accommodante.

Les marchés d'actions américains, qui remontaient légèrement la pente avant les conclusions de la réunion de la Réserve fédérale américaine ce mardi, finissent dans le rouge. Peu après la publication du communiqué de la Fed, le Dow Jones a effacé ses gains: à la clôture, il perd perd 0,55% à 11.954 points, le Nasdaq lâche 1,26% à 2579,27 points et le S&P 500 abandonne 0,87% à 1225,72 points.
La Réserve fédérale a, comme attendu, observé le statu quo sur ses taux, tout en soulignant que les turbulences traversées par les marchés financiers menaçaient l'économie et s'est dite prête à intervenir pour soutenir l'économie. L'objectif de taux des Fed funds a été maintenu entre 0 et 0,25%. Ces annonces sont froidement accueillies.
Les changements d'humeur restent fréquents depuis le sommet de fin de semaine dernière à Bruxelles qui n'a visiblement pas totalement convaincu les marchés, malgré le nouveau pacte fiscal. Les agences de notation continuent par ailleurs de mettre la pression sur les nations de la Zone Euro. Moody's a dressé un tableau particulièrement critique envers les efforts de la zone euro. L'agence de notation a prévenu qu'elle réexaminera les notes des pays de l'Union européenne d'ici au premier trimestre 2012. D'après ses analystes, «l'absence de mesures pour stabiliser les marchés du crédit à court terme implique que la zone euro, et l'Union européenne dans son ensemble, restent exposées à de futurs chocs et que la cohésion de la zone euro est menacée de manière permanente».
La chancelière allemande Angela Merkel a par ailleurs refroidi les marchés après avoir insisté contre une hausse de la capacité de prêts du futur Mécanisme européen de stabilité (MES) --qui doit succéder l'an prochain au Fonds européen de stabilité (FESF)--, selon des députés allemands.

L'eur dévisse face au dollar

Du coté des indicateurs, les ventes de détail s'essoufflent aux États-Unis. En novembre, elles n'ont progressé que de 0,2 % par rapport au mois précédent, alors que les analystes tablaient sur une progression trois fois plus forte, de 0,6 %.
Sur le marché des changes, après la Fed, l'euro valait 1,3067 dollar contre 1,3094 dollar 20 minutes plus tôt et 1,3188 dollar lundi soir. Dans ce marché morose, les cours du pétrole finissent en hausse de 2,37 dollars à 100,14 dollars le baril.

Valeurs à suivre

Boeing (-0,01% à 70,89 euros) a annoncé ce mardi que la compagnie à bas coûts américaine Southwest lui avait passé une commande ferme record pour 208 avions 737, dont 150 exemplaires de la version Max, remotorisée et plus économe en carburant, pour 19 milliards de dollars.
Danaher Corporation (-0,70% à 45,36 euros) a annoncé la cession de ses activités d'électro-optique Kollmorgen à L-3 Communications pour 210 millions de dollars.
Selon différents journaux japonais, le F-35 de Lockheed Martin (-0,21% à 76,73 euros) a été choisi par le gouvernement japonais pour renouveler sa flotte d'avions de combat. Le gouvernement japonais, qui doit trancher vendredi, avait également présélectionne le F/A-18 Super Hornet de Boeing et l'Eurofighter Typhoon, construit par un consortium regroupant EADS, BAE Systems et Finmeccanica.
Le géant des microprocesseurs Intel (-0,44% à 23,56 euros) devrait être particulièrement entouré au lendemain de son avertissement. Intel, a annoncé lundi que son chiffre d'affaires du quatrième trimestre serait inférieur d'environ un milliard de dollars à ce qu'il avait prévu, conséquence indirecte des difficultés d'approvisionnement en disques durs.

lundi 12 décembre 2011

Début de semaine difficile pour le CAC 40


L'indice parisien abandonne 2,61% à 3089,59 points. Les investisseurs réagissent négativement à la vigilance exprimée par l'agence Moody's.

Le CAC 40 fait de nouveau grise mine. L'indice a cédé 2,61% aujourd'hui pour finir la séance à 3089,59 points. Tandis que la fin d'année approche, les volumes se réduisent. Moins de 2 ,3 milliards d'euros ont changé de mains sur les grandes valeurs de la cote parisienne.
L'ambiance était également maussade sur les autres grandes places européennes. À Londres, le Footsie a abandonné 1,83 %, tandis qu'à Francfort, le Dax a lâché 3,36 %. Du côté des indices paneuropéens, l'Euro Stoxx a cédé 2,82 %. À New York, les marchés étaient également de nouveau en proie au doute. En séance, le Dow Jones reculait de 1,43 %, et le Nasdaq de 1,59%.
En l'absence d'actualité macroéconomique, les investisseurs étaient focalisés sur les commentaires des agences de notation et les déclarations des responsables européens sur la crise qui n'en finit plus de rebondir. Moody's a douché l'optimisme des investisseurs dès l'ouverture des marchés. L'agence a affirmé qu'elle réexaminera les notes des pays de l'Union européenne au premier trimestre 2012. «L'absence de mesures pour stabiliser les marchés du crédit à court terme implique que la zone euro, et l'Union européenne dans son ensemble, restent exposées à de futurs chocs et que la cohésion de la zone euro est menacée de manière permanente», explique l'agence de notation.
L'agence de notation envisage toujours d'abaisser les notes souveraines des pays de l'Union européenne, une dégradation qui pourrait intervenir durant le premier trimestre 2012. Aucun pays de l'Union monétaire, ni la France ni ceux jugés les plus solides, comme les Pays-Bas, l'Autriche, la Finlande, voire l'Allemagne n'est à l'abri d'un abaissement de note. Dans le même temps, les marchés restent suspendus au verdict de sa concurrente, Standard and Poor's. Cette dernière menace de dégrader les notes de 15 pays de l'Union monétaire dont la France et l'Allemagne, a prévu pour sa part d'achever son évaluation «le plus tôt possible après le sommet européen».
Une dégradation «serait une difficulté de plus, mais pas insurmontable», a assuré le président Nicolas Sarkozy. L'accord de Bruxelles «crée les conditions du rebond et de la sortie de crise», a-t-il assuré dans un entretien au journal Le Monde.
Les valeurs financières étaient de nouveau attaquées. BNP Paribas a cédé 5,05%, Crédit Agricole 4,69%, et Société Générale a reculé de 4,88%. La ministre du Budget, Valérie Pécresse, a assuré que «l'Etat ne mettra pas d'argent dans les banques françaises» estimant qu'elles pourraient faire face seules à leurs besoins de financement. Les assureurs étaient également emportés. Vendredi, après-Bourse, Standard & Poor's a placé sous surveillance avec implication négative plusieurs assureurs européens, parmi lesquels figurent AXA (-6,45%) et CNP (-4,25%).
Sur le marché des changes, l'euro, bon baromètre de la confiance des investisseurs dans la capacité de la zone euro à s'extraire de la crise, est tombé hier à son plus bas niveau depuis plus de deux mois à près de 1,32 dollar.
Club Méditerranée (+1,73% à 12,91 euros) enregistrait la plus forte hausse du SBF 120 ce lundi matin à la Bourse de Paris, porté par ses bons résultatslors de l'exercice 2011 durant lequel le groupe a renoué avec les bénéfices après une décennie de difficultés.
GDF Suez (-2,98% à 20,70 euros). Le gouvernement a confirmé une augmentation du prix du gaz comprise «entre 4 et 5%» au 1er janvier.
Alstom (-3,71% à 23,64 euros) a annoncé dimanche la signature d'un contrat d'une valeur de près de 400 millions d'euros portant sur la construction de la centrale électrique au gaz d'Al Mansuriya, au nord-est de Bagdad.
La cotation de Guyenne & Gascogne a été suspendue ce lundi, dès l'ouverture de la Bourse de Paris, à la demande de la société. Le principal franchisé du groupe Carrefour publiera un communiqué après la clôture de la Bourse. Carrefour a confirmé jeudi être entré en discussions en vue d'un éventuel rachat de son principal franchisé en France, dont l'actionnaire historique souhaite sortir.
Areva a terminé en forte baisse (-5,56% à 19,20 euros), après les conclusions de la réunion de son conseil de surveillance. Prévoyant de lourdes pertes opérationnelles cette année, le groupe a annoncé un plan ‘Action 2016' destiné à adapter le géant du nucléaire aux nouvelles conditions de marché.
Le PDG de Dassault Aviation, Charles Edelstenne, a affirmé, dans un entretien au Figaro, que le Rafale répond à un besoin exprimé par les états-majors de l'armée et que le coût du programme a été maîtrisé. Le titre a terminé à l'équilibre à 599,98 euros.

vendredi 9 décembre 2011

Les marchés rechutent, à Paris le CAC 40 perd 2,53 %


(figaro.fr) Le président de la Banque centrale européenne, Mario Draghi, a douché les espoirs d'une intervention massive de son institution face à la crise.

Les marchés se remettent à broyer du noir. Tandis qu'un sommet crucial pour l'avenir de la zone euro s'ouvre ce jeudi, la banque centrale européenne a fait grimper la pression. Résultat, le CAC 40 a perdu 2,53% pour tomber à 3095,49 points. Il a ainsi accusé sa troisième baisse d'affilée. L'ambiance était également maussade sur les autres grandes places européennes. À Londres, le Footsie a abandonné 1,14%, tandis qu'à Francfort, le Dax a lâché 2%. Du coté des indices paneuropéens, l'Euro Stoxx a cédé 2,26%. Maigre consolation, cette dégringolade se fait dans des volumes limités. A Paris, environ 3,2 milliards d'euros ont changé de mains sur les grandes valeurs de la cote.
Wall Street, où les investisseurs ont les yeux rivés sur les développement de la crise en zone euro, les marchés accueillaient froidement le discours du nouveau président de la Banque centrale européenne Mario Draghi. En séance, le Dow Jones reculait de 0,57 % et le Nasdaq 0,71 %.
Le CAC 40 qui a tergiversé pendant toute la matinée a plongé dans le rouge immédiatement après l'intervention de Mario Draghi. Sans grande surprise, l'institution a baissé d'un quart de point son principal taux directeur pour le ramener à 1%. Parallèlement, la BCE va lancer deux opérations de prêt sur 36 mois en faveur des banques, à taux fixe et montant illimité, pour améliorer leur accès aux liquidités et assurer le bon fonctionnement de l'économie en zone euro.

Les valeurs bancaires attaquées

Les investisseurs ont en revanche été pris au dépourvu par le discours particulièrement ferme du président de la Banque centrale européenne. Ce dernier a écarté l'hypothèse d'une intervention massive de la BCE sur le marché de la dette publique. Il a également précisé qu'il serait «légalement très compliqué» pour l'institution européenne de prêter des fonds au FMI, dont elle n'est pas membre, pour venir en aide aux pays en difficulté de la zone euro. «Les attentes des marchés étaient très fortes en direction de la BCE, leur déception a donc été profonde» estimait Alexandre Baradez, analyste chez Saxo banque. Pour lui, «la question du rôle de la BCE sera centrale dans les débats entre les chefs d'États de la zone euro qui se réunissent pendant deux jours à Bruxelles».Enfin, il relativisait la chute des indices. «Le marché qui avait regagné près de 14% en quelques jours avait besoin de reprendre son souffle et les investisseurs guettaient le moindre prétexte pour empocher leur bénéfices». Les valeurs bancaires, toujours en première ligne chutaient, malgré la baisse des taux et les mesure prises par la BCE pour assurer leur approvisionnement en liquidité. Société Générale a chuté de 4,50 %, BNP Paribas de 5,7 % et Crédit Agricole de 4,34 %.

Valeurs à suivre

• Biomerieux (-10,93 % à 55,18 euros) : En raison des incertitudes sur les conditions de marché, groupe de diagnostic in vitro a revu ses prévisions de croissance organique de son chiffre d'affaires à une fourchette « entre 3,5 % et 4,5 % » contre une attente précédente « autour de 5 % ».
• Carrefour (-3,71 % à 17,76 euros) : Le groupe de distribution a confirmé jeudi dans un communiqué être en discussion avec Guyenne et Gascogne et « certains de ses actionnaires » en vue d'un possible rapprochement.
• Akka Technologies (-2,13 % à 16,05 euros) Le groupe de conseil en technologies va racheter 65 % des parts de l'allemand MBtech Group à son propriétaire Daimler. Ce dernier restera propriétaire des 35 % restants. Spécialisé dans services en hautes technologies dans le secteur automobile MBtech Group a réalisé un chiffre d'affaires de 300 millions d'euros en 2010.
• Areva (-2,94 % à 20,15 euros) pourrait annoncer une charge exceptionnellede l'ordre d'un milliard d'euros, en raison de dépréciations d'actifs à l'occasion de la présentation de son plan d'action stratégique dans le contexte de l'après-Fukushima, selon Les Échos.
• Technip (-3,59 % à 67,11 euros) a lancé hier une émission d'obligations à option de conversion et/ou d'échange en actions nouvelles ou existantes (Oceane) à échéance 2017 d'un montant nominal d'environ 450 millions d'euros, susceptible d'être porté à environ 500 millions, pour contribuer à reconstituer sa trésorerie après le rachat Global Industries.
• Derichebourg (-8,28 % à 2,17 euros) a annoncé avoir réduit sa dette de 93 millions d'euros sur l'exercice 2010-2011, répondant aux inquiétudes suscitées sur le marché par sa situation financière, mais s'est montré prudent sur ses perspectives d'activité à court terme en raison de la crise.

- Doura Diallo -

jeudi 8 décembre 2011

Le CAC 40 en chemin vers les 3410 points.


(source:figaro.fr) ANALYSE TECHNIQUE-Après une pause la veille, le marché parisien se reprend mercredi matin après des informations de presse évoquant un quasi-doublement des moyens du FESF. La tendance reste positive à court terme.

A 10h30 mercredi, l'indice CAC 40 affiche une progression de 1,29% à 3221 points. Sonnés la veille par la mise sous surveillance par Standard & Poor's de la note de 15 pays de la zone euro, les opérateurs reprennent espoir à la veille du sommet européen sur la crise de la zone euro.Ils parient sur un relèvement, par les dirigeants de la zone euro, de la capacité de prêt du Fonds européen de stabilité financière (FESF) et du Mécanisme européen de stabilité (MES).
Dans ce contexte, le CAC 40 s'est affranchi de la résistance des 3215 points dessinée lundi. Il bute désormais contre la résistance des 3243 points, soit le sommet du gap laissé le 1er novembre à 3243 points. Au-dessus de ce niveau, il pourrait accéder aux 3410 points. La tendance reste positive à court terme au-dessus de 3120 points. En intraday, l'indice pourrait revenir prendre appui sur les 3207 points.
A moyen terme, rappelons que l'embellie actuelle ne constitue qu'une vague mineure. La moyenne mobile à 150 jours, qui reflète classiquement la tendance de fond reste orientée à la baisse. Pour que le marché s'éclipse du cycle baissier initié en juillet dernier, il faudra qu'il s'affranchisse de la résistance des 3410 points. A défaut il reste à la merci d'une nouvelle vague de baisse, avec en ligne de mire les 2690 points, voire vers les plus bas de mars 2009 à 2460 points.

- Doura Diallo -

mardi 6 décembre 2011

Le CAC 40 en petite baisse après l'alerte sur le triple A


Le CAC termine en baisse de 0,68% à 3179,63 points alors que l'agence de notation américaine a placé sous surveillance négative les notes des pays de la zone euro non encore dégradées.

Les marchés financiers ont gardé leur sang froid. Après avoir changé de cap à plusieurs reprises, le CAC 40 a finalement terminé en légère baisse. Il a en effet reculé de 0,68 %, à 3179,63 points. Auparavant, en l'espace d'un peu plus d'une semaine il avait regagné près de 14 %.
L'annonce dans la soirée de lundi par Standard &Poor's de la mise sous surveillance « négative » de la note souveraine de 15 des 17 États de la zone euro, puis hier du Fonds de secours européen, a jeté le doute. Les marché n'ont toutefois pas cédé à la panique.
Francfort a un peu plus accusé le coup. Le Dax a en effet perdu 1,27 %. « Pour l'Allemagne, qui faisait jusqu'alors figure de bon élève au sein de la zone euro, il s'agit d'une véritable douche froide » estimait un opérateur. Francfort « était également tiré vers le bas par deux poids lourds de la cote, le groupe de distribution Metro qui a lancé un avertissement sur ses résultats et le géant de l'énergie, RWE qui a annoncé un vaste appel au marché » relativisait Éric Bleines, directeur général adjoint de CCR Actions.

Les Bourses européennes en ordre dispersé

Les autres places européennes, qui avaient déjà subi plusieurs assauts de la part des agences de notation résistaient particulièrement bien. Milan a reculé modestement de 0,49 % mais Madrid a avancé de 0,08 %. Londres qui ne fait pas partie de la zone euro a terminé pratiquement à l'équilibre gagnant symboliqueement 0,01 % à la clôture.
Wall Street, qui avait également surnagé la veille après l'alerte de Standard & Poor's évoluait sur une note contrastée. En séance, le Dow Jones grappillait 0,31 % mais le Nasdaq se repliait de 0,26 %.
Pour Éric Bleines, chez CCR Actions, le fait que Standard & Poor's pointent l'ensemble de la zone euro et pas un pays ou un groupe de pays en particulier, explique en grande partie la belle résistance des marchés. Selon lui «ce nouveau coup de semonce appelle des réponses globales et c'est justement la direction dans laquelle s'engagent les responsables européens et en particulier Angela Merkel et Nicolas Sarkozy».

Les investisseurs attendent le sommet des 8 et 9 décembre

De fait cette déconvenue a été en grande partie compensée par l'espoir d'avancées décisives pour la zone euro lors du sommet des 8 et 9 décembre prochain. Les spécialistes d'Aurel BGC soulignent également les progrès réalisés ces derniers jours. Non seulement les responsables politiques avancent des solutions pour s'extraire de la crise, mais surtout, ils mettent en place des mesures pour éviter de nouveaux dérapages ».

Rebond des commandes à l'industrie en Allemagne

Sur le front macroéconomique, en zone euro, la croissance économique a plafonné au troisième trimestre, à + 0,2 %, selon une deuxième estimation publiée ce mardi par l'office européen de statistiques Eurostat. En Allemagne, les commandes à l'industrie ont bondi de 5,2 % au mois d'octobre.

Valeurs à suivre

• Le secteur financier résiste : Signe de la confiance des investisseurs, le secteur financier, en première ligne, a particulièrement bien résisté. A Paris, Société Générale a avancé de 0,62% et Axa a terminé tout juste à l'équilibre à 11,26 euros. BNP Paribas a glissé de 0,33%
• NYSE Euronext (+3,60% à 21,03 euros) : La fusion entre l'opérateur transatlantique et Deutsche Börse semble mal engagée, au vu des solutions proposées à ce jour par les parties pour répondre aux exigences de la Commission européenne, a indiqué une source proche du dossier.
• Veolia (-4,49 % à 9,09 euros) : Le géant des services aux collectivités confirme se préparer à sortir de l'un de ses quatre grands métiers, la branche transport. Le groupe a également annoncé ce matin la cession de l'activité eau au Royaume-Uni et déchets solides aux États-Unis.
• Total (-0,30 % à 38,65 euros) : le géant pétrolier français va suspendre ses activités en Syrie afin de se conformer aux sanctions européennes qui visent indirectement son partenaire dans le pays, a annoncé aujourd'hui le groupe.
• PPR (+0,09 % à 11,95 euros) : le groupe va vendre la marque de prêt-à-porter Somewhere, filiale de Redcats, le pôle de vente à distance que PPR veut céder.
• Ingenico (+1,65 % à 29,89 euros) : le groupe a annoncé hier avoir boucléle rachat de la société Xiring, numéro un en France des lecteurs électroniques dans le domaine de la santé.

Dette: le triple A de la France et de l'Allemagne en danger


Standard & Poor's a placé sous surveillance négative les notes des deux poids lourds de la zone euro, ainsi que de 13 autres membres. La France pourrait être dégradée de deux crans.

Standard & Poor's fait monter la pression sur la zone euro. L'agence de notation annonce ce lundi qu'elle place sous surveillance avec implication négative la note de 15 membres de la zone euro. Parmi eux, la France et l'Allemagne. Une mise sous surveillance avec implication négative signifie que S&P est en train de revoir les notes attribuées aux pays concernés et qu'elle pourrait décider de les baisser dans les trois mois à venir. L'Hexagone pourrait être dégradé de deux crans tandis que l'Allemagne verrait sa note abaissée d'un cran.
L'agence américaince explique que la coordination politique au sein des institutions européennes s'est détériorée plus fortement que prévu. Ce manque de coordination pourrait contre-balancer les réductions de déficits en Allemagne accomplie ces dernières années. Parmi les causes de l'accroissement des tensions systémiques figurent aussi le durcissement des conditions de crédit, les primes de risque plus élevées demandées pour des obligations souveraines, y compris celles émises par des pays notées «AAA», le niveau élevé d'endettement dans une bonne partie de la zone euro et un risque accru de récession dans la zone euro.
«La France et l'Allemagne prennent note de la perspective de réexamen par Standard & Poor's de la notation de plusieurs États membres de la zone euro», lit-on dans le communiqué commun diffusé par la présidence de la République française.

«Rétablir la stabilité»

S&P a cependant précisé qu'elle avait l'intention de conclure sa revue le plus vite possible, dans la foulée du sommet européen de vendredi. Cette annonce intervient justement le jour oùNicolas Sarkozy et Angela Merkel ont annoncé un accord franco-allemand «complet» sur le renforcement de la gouvernance de la zone euro, passant par la rédaction d'un nouveau traité dès le mois de mars. «La France et l'Allemagne réaffirment que les propositions formulées aujourd'hui conjointement permettront de renforcer la gouvernance de la zone euro afin de rétablir la stabilité, la compétitivité et la croissance», poursuit le texte. La France et l'Allemagne, pleinement solidaires, confirment leur volonté de prendre toutes les décisions nécessaires, en lien avec leurs partenaires et les institutions européennes pour assurer la stabilité de la zone euro», explique le communiqué.
L'information avait été annoncée dans la soirée par l'agence Bloomberg sur son site internet et par le Financial Times . Dès l'annonce du Financial Times,l'euro a nettement reculé face au dollar, revenant de 1,3460 à 1,3308 dollar aux alentours de 20 heures. De même, Wall Street, qui s'affichait en nette hausse dans le sillage des Bourses européennes, a effacé ses gains pour clôturer en progression de 0,65%.
Le 28 novembre, l'agence Moody's avait déjà prévenu les Etats européensqu'une aggravation rapide de la crise de la dette menacerait leurs notes de solvabilité. La Tribune avait aussi évoqué un éventuel placement de la note française sous surveillance négative. Trois semaines auparavant, S&P avait diffusé «par erreur» un message annonçant la dégradation de la note de l'Hexagone.

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