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mardi 30 avril 2013

Le CAC 40 avance de 3,36 % sur le mois d’avril

(figaro.fr) Le marché parisien qui avait entamé la dernière séance d’avril en progression, a fini par lâcher 0,31% mardi dans un marc hé attentiste. L’indice a cependant de nouveau progressé sur l’ensemble du mois.
 
Le CAC 40 a cédé 0,31% à 3856,75 points mardi, dans la foulée de résultats contrastés de la part des entreprises françaises notamment du côté des firmes d’ingénierie.
Le mois d’avril se solde cependant par un gain de 3,36%, les investisseurs retrouvant l’espoir d’une gouvernance de l’État italien, et anticipant un soutien accru de la part de la Banque centrale européenne.
Les volumes d’échanges sont restés faibles, à moins de 3 milliards d’euros échangés, à la veille du 1er mai, férié, et l’avant-veille de la décision de la BCE sur les taux d’intérêt. Une majorité d’économistes table sur une diminution de 0,25% du loyer de l’argent en zone euro.
Outer-Atlantique, les indices évoluaient en ordre dispersé au moment de la clôture parisienne, après des indicateurs en demi-teinte.
L’activité économique de la région de Chicago a reculé de manière inattendue en avril pour atteindre son point le plus bas depuis trois ans et demi. En revanche, le moral des ménages est reparti à la hausse plus vivement que prévu en avril après avoir reculé le mois précédent, selon le Conference Board, et les prix de l’immobilier mesurés par Case-Schiller ont progressé pour le treizième mois d’affilée.
Les valeurs
Vinci (-1,84% à 36,56 euros) a remporté un contrat pour la première tranche des travaux de construction d’un campus universitaire au Royaume-Uni.
Lagardère (+0,12% à 28,20 euros) versera un dividende exceptionnel de neuf euros par action lié à la cession par le groupe de sa participation de 7,4% dans EADS.
Le chiffre d’affaires de Maroc Telecom (-2,15% à 10,03 euros) s’est contracté de 4n5% au premier trimestre, mais le taux de marge opérationelle s’est amélioré malgré un ralentissement général de la consommation en ce début d’année.
Eramet (-2,51% à 81,11 euros) accuse un repli de 9% de son chiffre d’affaires trimestriel à 797 millions d’euros et la direction prévient que le résultat opérationnel courant du premier semestre risque d’être sensiblement inférieur par rapport à l’année précédente.
Le chiffre d’affaires d’Altran (-0,83% à 5,98 euros) a progressé de 7% sur les trois premiers mois à 397 millions d’euros, grâce à l’intégration d’Hansa, mais le groupe veille à son taux de facturation redescendu à 82,9%.
Au premier trimestre toujours, CFAO (-2,23% à 31,50 euros) a généré 897,2 millions d’euros de revenus, en progression de 7,5% (+5,6% à périmètre et change constants).
Le chiffre d’affaires d’Alten (-11,02% à 27,36 euros) a crû de 1,8% sur la période, soit à périmètre et change constants une croissance de 0,9%.
Vilmorin(+1,33% à 97 euros), à l’issue des neuf premiers mois de son exercice décalé par rapport à l’année civile, a enregistré un chiffre d’affaires de 1,114 milliard d’euros, en progression de 9,5% ou 7,7% en données comparables.

lundi 29 avril 2013

La Bourse de Paris repart de l’avant

France EU Financial Crisis
 
Le CAC 40 a gagné 1,54 % à 3868,68 points. Les opérateurs ont été rassurés par la formation d’un gouvernement en Italie et par des statistiques de bonne facture en provenance des États-Unis.
Après avoir fait une pause en fin de semaine dernière, la Bourse de Paris a repris sa marche en avant lundi. Le CAC 40 a en effet gagné 1,54 % pour finir la journée à 3868,68 points, dans un volume d’échanges toujours restreint d’environ 2,5 milliards d’euros. Ailleurs en Europe, la Bourse de Londres a pris 0,49%, celle de Francfort 0,75%, Madrid 1,85% et Milan 2,2%. Et, à New York, le Dow Jones avançait de 0,45 %, en séance et le Nasdaq de 0,68 %.
La formation d’un nouveau gouvernement en Italie après deux mois d’impasse politique a rassuré les marchés en ce début de semaine. Le discours tenu par le président du Conseil démocrate Enrico Letta, à la tête d’une coalition gauche-droite totalement inédite dans la péninsule a été particulièrement apprécié par les investisseurs. Ce dernier a affirmé que «les politiques de relance de la croissance ne pouvaient plus attendre» dans une Italie «qui se meurt par la faute de la seule austérité».
Signe de la confiance des marchés, Rome a emprunté dans la matinée 6 milliards d’euros à moyen et long terme à des taux en nette baisse, au plus bas depuis octobre 2010.
Les marchés européens ont accéléré la cadence dans l’après midi après une série de statistiques de bonne facture en provenance des États-Unis. Les dépenses de consommation des ménages américains ont contre toute attente légèrement augmenté en mars et les promesses de ventes de logements aux États-Unis sont reparties à la hausse après avoir reculé en février.
L’appétit pour le risque reste toutefois mesuré avant une fin de semaine riche en événements économiques. Outre les chiffres mensuels de l’emploi américain vendredi, les investisseurs attendent avec impatience la réunion de la Banque centrale américaine mardi et mercredi mais surtout celle de la Banque centrale européenne jeudi. Les courtiers espèrent en effet un nouveau geste de la BCE pour soutenir la croissance en zone euro.

Les banques en hausse

À Paris, les banques et les valeurs cycliques conduisaient une fois encore la hausse avec des titres comme Renault (+ 2,98 %), Carrefour (+2,96 %) BNP Paribas (+ 1,85 %), Société Générale (+1,78 %) ou Crédit agricole (+2,23 %) aux premières places.
EDF a terminé en tête du CAC 40 avec un gain de 3,38 % et Veolia s’est adjugé 2,57 %. Dalkia la filiale de services énergétiques des deux groupes a annoncé le renouvellement pour 20 ans d’un contrat de gestion d’installations de production et de distribution de chaleur à Bratislava, qui devrait générer au total 1,1 milliard d’euros.

vendredi 26 avril 2013

Prises de bénéfices en fin de semaine à la Bourse de Paris

Le CAC 40 a cédé 0,79 %. La légère déception sur le PIB américain a incite les investisseurs empocher une part de leurs gains. Sur l’ensemble de la semaine le CAC 40 avance en effet de 4,33 %.
Les marchés reprennent leur souffle. Le CAC 40 a perdu 0,79 % pour finir la séance à 3810,05 points. Sur l’ensemble de la semaine, l’indice avance toutefois de 4,33 %. Il a même connu mardi sa plus belle séance de l’année, avec un gain de 3,58 % porté par l’espoir d’une inflexion dans les politique d’austérité en zone euro et par celui d’un nouveau geste de la BCE pour soutenir la croissance.
Les autres grandes places européennes subissaient également des prises de bénéfices après la belle hausse de ces derniers jours. À Londres, le Footsie a ainsi perdu 0,25 % et, à Francfort, le Dax a abandonné 0,23 %. Du côté des indices paneuropéens, l’Euro Stoxx 50 a lâché 0,89 %.
Wall Street était également sur la défensive. En séance l’indice Dow Jones grappillait 0,12 % mais le Nasdaq reculait de 0,39 %. La croissance économique des États-Unis s’est nettement accélérée au premier trimestre. Le produit intérieur brut du pays a grimpé de 2,5 % en rythme annualisé contre une croissance de seulement 0,4 % au quatrième trimestre 2012. «Le chiffre de la croissance est légèrement inférieur aux attentes du consensus qui tablait sur 3 %, mais cela est tout de même un très bon trimestre», soulignaient les analystes d’ING, notant que la consommation des ménages avait crû de 3,2 %, enregistrant ainsi sa plus forte progression des deux dernières années.
En Europe, les spéculations sur une possible intervention de la BCE dès la semaine prochaine retombaient. «Angela Merkel a indiqué hier qu’une baisse des taux de la BCE ne serait pas nécessairement dans l’intérêt de l’Allemagne» notent les spécialistes d’Aurel BGC. Pour les analystes d’ING Investment Management la BCE devrait plutôt recourir à des mesures non conventionnelles afin de stimuler le crédit. Mais «étant donné que la BCE doit rester dans le cadre de son mandat, cela pourrait toutefois prendre du temps» ajoutent-ils.

Le secteur automobile rebondit

Les investisseurs ont toutefois profité du retour de l’appétit pour le risque pour se positionner sur des titres étrillés pendant la crise comme les constructeurs automobile. Peugeot a ainsi regagné 16,90 % en cinq jours et Renault 12,43 %. Le mouvement profite également aux équipementiers comme Faurecia qui grimpe de 15,24 % en cinq jours, ou encore Valeo et Plastic Omnium qui s’adjugent respectivement 13,20 % et 10,47 % cette semaine. Les banques, très sensibles au soubresauts des marchés figurent également en bonne place: BNP Paribas s’adjuge 6,71 % en cinq jours, Société générale avance de 7,85 % sur l’ensemble de la semaine et Crédit agricole de 10,54 %.
Peu de valeurs finissent la semaine en baisse. Bic et Virbac qui ont dévoilé des résultats jugés décevants reculent respectivement de 5,55 % et 4,79 % en cinq jours. Semaine délicate également pour Pernod Ricard qui perd 2,57 % sur la semaine. Les ventes en Chine, deuxième marché du groupe ont déçu. Accor dont le président a été évincé cède 0,49 % en cinq jours.

mercredi 24 avril 2013

A trader works during a trading session of the first trading day at Frankfurt's stock exchange
 
(figaro.fr) Persuadé que la BCE va faire un geste pour soutenir l’économie de la zone euro, le marché parisien a grimpé de 1,58 %, après avoir déjà avancé de 3,58 % hier. Le titre Peugeot s’est envolé de plus de 10 %.
La Bourse de Paris garde le moral au beau fixe. Le CAC 40 a grimpé de 1,58 % à 3842,94 points après avoir déjà bondi de 3,58 % la veille. Les investisseurs misent toujours sur un assouplissement de la rigueur en Europe un geste de la BCE pour relancer la croissance. Les autres grandes place européennes ont également terminé dans le vert. Londres a avancé de 0,40 % et Francfort de 1,32 %.
Wall Street, déçue notamment par les résultats d’Apple se montrait nettement plus réservée. En séance, le Dow Jones reculait de 0,17 % et le Nasdaq de 0,28 %.
Pour les spécialistes d’Aurel BGC, le pari d’une baisse des taux de la BCE, qui propulse les marchés européens depuis deux jours après de nouveau signes de dégradation de la conjoncture dans la zone euro, est un «pari dangereux». En effet, selon eux, rien ne permet d’affirmer qu’une telle mesure est réellement susceptible d’améliorer la situation. Ils jugent d’ailleurs la réaction des marchés «excessivement optimiste» voire «dangereuse pour l’avenir». Même son de cloche chez le courtier IGMarket, qui estime «qu’une baisse de 25 points de base du taux directeur européen ne va pas changer les perspectives en zone euro. Elle pourrait tout au plus aider les banques».

L’accalmie se confirme sur le marché de la dette italienne

Les marchés européens ont également été rassurés par l’évolution de la situation politique en Italie. Le numéro deux du Parti démocrate, à gauche de l’échiquier politique Enrico Letta a été chargé de former un gouvernement de coalition afin de mettre un terme à la crise politique dans laquelle l’Italie est embourbée depuis deux mois. Rome a d’ailleurs levé hier sans aucune difficulté 3,25 milliards d’euros sur le marché obligataire à moyen et long terme bénéficiant de nouveau de taux en forte baisse.
A Paris, le titre Peugeot connaissait un rare moment d’euphorie, gagnant près de 10,43 % à la clôture. Le marché saluait les projets de réduction de coûts envisagés par la direction. Plusieurs acquisitions de la part de grands groupes ont également animé le marché. Axa, qui s’est offert une société chinoise d’assurance-dommages, s’est adjugé 3,30 % et PPR a terminé en hausse de 2,93 % après avoir annoncé la reprise du bijoutier italien Pomellato.

L’espoir d’une intervention de la BCE réveille les marchés

Le CAC 40 a avancé de 3,58 % signant sa plus forte hausse de l’année. Face aux signes de dégradation de la conjoncture en zone euro, les opérateurs espèrent une prochaine intervention de l’autorité monétaire.
Belle séance à la Bourse de Paris: le CAC 40 s’est adjugé 3,58 % à 3783,05 points, et a ainsi signé sa plus forte hausse de l’année, persuadé que la BCE va faire un geste pour soutenir l’économie de la zone euro de plus en plus mal en point. L’indice parisien avait terminé tout juste à l’équilibre la veille, après avoir subi de fortes prises de bénéfices la semaine dernière.
Le même vent d’optimisme soufflait sur les autres grandes places européennes. À Londres, le Footsie a grimpé de 2% et à Francfort, le Dax s’est adjugé 2,41%. Et, du côté des indices paneuropéens, l’Euro Stoxx 600 a terminé sur un gain de 2,4%, enregistrant sa plus forte hausse en huit mois.
New York retrouvait également de belles couleurs. En séance le Dow Jones, avançait de 0,97 % et le Nasdaq de 1,16 %, encouragée également par des résultats jugés de bonne facture.
Pour les spécialistes de Meeschaert Gestion Privée, «le marché parisien a clairement joué la carte d’une prochaine baisse des taux de la BCE après l’annonce d’indicateurs européens plus mauvais que prévu».
L’activité privée dans la zone euro a en effet continué de se contracter au mois d’avril, avec des signaux de plus en plus inquiétants en provenance d’Allemagne. La première économie de la zone euro, a vu son activité se contracter pour la première fois depuis l’automne dernier. Désormais, «les Allemands pourraient être désormais plus conciliants et accepter une prochaine baisse des taux» estiment les analystes de Meeschaert Gestion Privée. Plusieurs dirigeants de la BCE, dont le président de la Bundesbank, la banque centrale allemande, ont d’ailleurs récemment reconnu qu’un tel geste était envisageable, si la situation économique l’exigeait. Certains tablent sur une décision dès la réunion mensuelle de la BCE le 2 mai prochain. D’autres estiment que l’institution devrait se donner un peu plus de temps et attendre le mois de juin, pour pouvoir y renoncer si des signes d’amélioration se dessinent d’ici là.

Les banques bondissent

En attendant, à Paris, le secteur financier a grimpé en flèche. Société générale s’est envolé de 7,06 %, Crédit agricole de 6,83 %, BNP Paribas s’est adjugé 5,39 % et Axa 4,76 %.
Les valeurs cycliques industrielles étaient également en grande forme. Schneider qui a confirmé ses objectifs pour 2013 a ainsi gagné 5,92 % et Safran qui a relevé ses prévisions s’est adjugé 5,60 %. Au sein du CAC 40, seul Accor (- 2,14 %) a terminé en baisse tandis que son PDG est de plus en plus sur la sellette.

lundi 22 avril 2013

Prudente, la Bourse de Paris termine à l’équilibre

Traders are pictured at their desks at the Frankfurt stock exchange
 
(figaro.fr) Le CAC 40 a terminé inchangé à 3.652,13 points. L’indice a été freiné par la rechute des ventes de logements anciens aux États-Unis et les résultats décevants de Caterpillar.
L’ambiance reste particulièrement fébrile à la Bourse de Paris. Après avoir tergiversé pendant pratiquement toute la journée, le CAC 40 a terminé tout juste à l’équilibre à 3.652,13 points. Les investisseurs étaient partagés entre l’espoir d’un déblocage de la situation politique en Italie et de nouveaux résultats décevants en provenance de Wall Street. Signe du manque de conviction, les volumes ont été particulièrement minces, avec environ 2,4 milliards d’euros échangés sur les grandes valeurs de la cote parisienne.
Les autres grandes places européennes ont terminé en ordre dispersé. Londres a glissé de 0,09 % mais Francfort a grignoté 0,24 %. Milan (+1,5 %) et Madrid (+1,42 %) ont en revanche hissé le drapeau vert.
À New York, l’ambiance était également incertaine. Le Dow Jones reculait de 0,14 % en séance tandis que le Nasdaq a grappillait 0,27 %.
Les marchés européens avaient abordé la séance en hausse, portés par l’espoir d’une issue rapide dans la crise politique qui paralyse l’Italie depuis près de deux mois après la réélection du président Giorgio Napolitano.
Mais, un mauvais chiffre en provenance de l’immobilier aux États-Unis et des résultats mitigés publiés par les entreprises américaines a douché le moral des investisseurs. A la surprise générale, le marché de l’immobilier ancien a rechuté en mars, reculant de 0,6 % sur un mois. Mauvaise nouvelle également du coté des entreprises: le constructeur d’engins de chantier Caterpillar, dont les chiffres font figure de baromètre avancé de la conjoncture américaine a enregistré un bénéfice en baisse de 45 % au premier et a abaissé ses prévisions pour 2013.
Plus généralement, «le marché se montre extrêmement prudent dans l’attente de nombreux résultats cette semaine en Europe comme aux États-Unis et avant la publication vendredi du PIB américain», selon les spécialistes de Global Equities.

Prises de bénéfices

Le secteur financier a été porté par l’espoir de la formation rapide d’un gouvernement à Rome. Crédit agricole a avancé de 1,03 %, Société Générale de 0,87 % et Natixis, porté également par une note favorable des analystes de Crédit Suisse grimpait de 4,26 % à la clôture.
Suez Environnement a avancé de 1,73 %. Le groupe de services a accusé une baisse de 2,6 % de ses ventes au premier trimestre, mais une hausse de sa rentabilité d’exploitation. Il a emporté dans son sillage l’autre poids lourd du secteur Veolia Environnement qui a terminé en hausse de 1,16 %. Belle performance également pour Hermès (+1,08 %) dont le chiffre d’affaires a grimpé de plus de 10 % sur les trois premiers mois de l’année.
En revanche, les titres qui avaient conduit le rebond vendredi subissaient des prises de bénéfices, comme Essilor International (-1,51 %), Lafarge (-1,39 %) ou EADS (-1,34 %).
 

vendredi 12 avril 2013

Prises de bénéfices à Wall Street

(figaro.fr) Les marchés d’actions font une pause ce vendredi. La Bourse de New York décortique une nouvelle salve de trimestriels ce vendredi avec les chiffres très attendus de JPMorgan Chasse et Wells Fargo.
Après avoir enchaîné les records, les marchés d’actions américains ont ouvert en légère baisse aujourd’hui. Le Dow Jones abandonne 0,21 % et le Nasdaq 0,23 %. Le recul inattendu des ventes au détail aux États-Unis et des résultats trimestriels contrastés dans le secteur bancaire pèsent sur son moral des investisseurs. Hier, Wall Street a de nouveau terminé en hausse : le Dow Jones et le S & P 500 ont grimpé à de nouveau sommets historiques.
Aux États-Unis, en cette fin de semaine, la saison des résultats d’entreprises entre dans le vif du sujet. Après le géant de l’aluminium Alcoa lundi, c’est au tour des banques de publier leurs comptes avec JPMorgan Chasse et Wells Fargo.
Les ventes au détail aux États-Unis ont baissé en mars pour la deuxième fois en trois mois, montrent les statistiques officielles publiées vendredi, signe que l’économie pourrait avoir décéléré à la fin du premier trimestre. Le département du Commerce a fait état d’un recul de 0,4 % des ventes après une hausse de 1 % en février, alors les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne une stabilité après la progression de 1,1 % annoncée initialement pour février.
Les investisseurs semblent peu sensibles aux mauvaises surprises, protégés «par l’idée que la Banque centrale interviendra à court terme en cas de ralentissement important de l’économie». Selon eux, «le tassement de l’activité de mars est intégré après la publication des indicateurs d’activité ISM et des chiffres de l’emploi».
L’actualité en zone euro est par ailleurs riche, avec une réunion à Dublin des ministres des Finances de la zone euro puis de l’Union européenne, alors que les besoins de Chypre dans le cadre du plan de sauvetage ont encore été revus à la hausse.

Les valeurs à suivre

JPMorgan Chase (-1,03 % à 48,80 dollars) a publié un bénéfice net du premier trimestre supérieur aux attentes, tout en se montrant plutôt optimiste pour l’évolution de la conjoncture aux États-Unis. Sur les trois mois à fin mars, la banque américaine a dégagé un résultat net de 6,5 milliards de dollars (4,98 milliards d’euros), un record, soit 1,59 dollar par action.
De son coté, Wells Fargo (-1,76 % à 36,85 dollars) a annoncé une hausse de 23 % de son bénéfice au premier trimestre à 4,93 milliards de dollars, 92 cents par titre, contre 4,02 milliards, 0,75 dollar par action, un an auparavant. Ce bénéfice est un nouveau record atteint par la banque. Il s’explique à la fois par une baisse des provisions pour charge et par une meilleure maîtrise des coûts. Avant l’ouverture, le titre perdait 1,1 %.
Electronic Arts (-0,74 % à 17,50 dollars) a commencé à licencier les salariés de son studio de Montréal, l’éditeur de jeux vidéo poursuivant ses suppressions de postes moins d’un mois après le départ abrupt de son directeur général John Riccitiello. Le groupe n’a pas dit combien de personnes travaillent dans ce studio, où a notamment été développé le jeu «Army of Two».
Le titre Google (-0,07 % à 789,84 dollars) devrait être particulièrement entouré. Le géant internet donne désormais aux utilisateurs de ses comptes (Gmail, Google +…) la possibilité de faire détruire automatiquement leurs données après plusieurs mois sans activité, ou de les transférer à des proches.
Le laboratoire pharmaceutique Eli Lilly (+0,05 % à 58,03 dollars) va supprimer environ 1.000 postes de commerciaux aux États-Unis afin de faire des économies en vue de la concurrence de génériques sur deux médicaments qui vont tomber dans le domaine public, affirme jeudi le Wall Street Journal.
L’éditeur américain de logiciels BMC Software (-0,38 % à 44,85 dollars) devrait recevoir le 22 avril deux offres fermes émanant de sociétés de capital-investissement. Thoma Bravo, société spécialisée dans les rachats d’entreprises, a rejoint un consortium formé par KKR & Co et TPG Capital, tandis que Bain Capital et Golden Gate Capital ont formé un tandem concurrent, selon Reuters.

jeudi 11 avril 2013

Quatrième séance de hausse à la Bourse de Paris

France EU Financial Crisis
 
(figaro.fr) Le marché parisien, après avoir hésité dans les premiers échanges, a encore terminé en hausse ce jeudi. Soutenu par des statistiques de bonne facture en provenance de Chine et des États-Unis, le CAC 40 a grimpé de 0,85 %.
Si les marchés ne voient pas encore l’avenir en rose, depuis le début de la semaine, ils ont cessé de broyer du noir. Jeudi, le CAC 40 a en effet aligné une quatrième séance de hausse d’affilée. Il a avancé de 0,85 %, pour finir la séance à 3775,66 points. Depuis lundi, l’indice de la Bourse de Paris a regagné plus de 3 %, et avance désormais de 3,70 % depuis le début de l’année. Autre signe encourageant, les volumes de transactions se redressent. Plus de 2,5 milliards d’euros ont ainsi changé de main sur le CAC 40 ce jeudi.
Ailleurs en Europe, Londres a avancé de 0,45 % et Francfort a grimpé de 0,78 %. Wall Street, plus timide a l’ouverture, après les nouveaux sommets atteints la veille, a rapidement repris sa marche en avant. En milieu de séance, le Dow Jones avançait de 0,49 %, tandis que le Nasdaq grignotait 0,25 %. L’indice des valeurs technologiques était freiné par l’annonce d’un effondrement des ventes d’ordinateurs personnels. Les ventes de PC ont en effet chuté de 14 % au premier trimestre en rythme annuel, enregistrant leur plus forte baisse depuis 20 ans, en raison, notamment, de l’essor croissant des tablettes selon le cabinet d’études IDC. A Wall Street l’action Hewlett-Packard perdait ainsi plus de 6 % le titre Intel 2,7 % tandis que Microsoft, également sous le coup d’un abaissement de recommandation de la part des analystes de Goldman Sachs, reculait d’environ 4 % en séance. Et, a Paris, Soitec cédait 0,72 %.
Une série de statistiques de bonne facture en provenance de Chine mais également des États-Unis a toutefois apporté du baume au cœur des investisseurs. Les inscriptions au chômage ont en effet baissé plus que prévu dans les premiers jours d’avril aux États-Unis, effaçant une bonne partie de leur hausse des trois semaines précédentes.
L’appétit pour le risque reste toutefois limité avant une fin de semaine riche en événements économiques avec, dès vendredi, une réunion des ministres des Finances de la zone euro qui devrait être largement consacrée à la question chypriote et à celle de l’union bancaire, sur laquelle l’Allemagne semble toujours aussi réticente.
À Paris, les banques et les cycliques conduisaient une fois encore la hausse avec STMicroelectronics (+3,33 %), Renault (+3,06 %), Bouygues (+2,18 %), Carrefour (+1,84 %), Société Générale (+1,44 %) ou BNP Paribas (+1,23 %) aux premières places. Les minières et les spécialistes des matières premières subissaient en revanche de nouvelles prises de bénéfices avec notamment Eramet (-1,02 %) ou ArcelorMittal (-1,37 %).

mercredi 10 avril 2013

La Bourse de Paris réveillée par les banques

Persuadé que la Banque centrale américaine va poursuivre sa politique ultra accommodante, le CAC 40 a grimpé de 1,99 % à 3.743,71 points ce mercredi.
Belle séance mercredi à la Bourse de Paris: le CAC 40 s’est adjugé 1,99 %, pour finir à 3743,71 points, persuadé que la banque centrale américaine (Fed) va poursuivre sa politique de soutien massif à l’économie du pays. Après avoir subi de fortes prises de bénéfices en fin de semaine dernière, le CAC 40 piétinait depuis lundi.
Le même vent d’optimisme soufflait sur les autres grandes places européennes. À Londres, le Footsie a grimpé de 1,17 % et à Francfort, l’indice Dax s’est adjugé 2,27 %. Milan a bondi de 3,19 %, Madrid s’est adjugé également plus de 3 % et, du côté des indices paneuropéens, l’Euro Stoxx 50 a terminé sur un gain de 2,74 %.
À New York, le Dow Jones qui vole de record en record grimpait de 0,57 % en séance et le Nasdaq de 1,08 %. La Fed a publié avec cinq heures d’avance le compte rendu de la dernière réunion de son Comité de politique monétaire en raison de son envoi «inopportun» à des assistants parlementaires et des associations professionnelles. Et, visiblement ce document réjouissait les investisseurs. En dépit de l’opposition de certains membres du Comité de politique monétaire, «le marché table toujours sur le maintien de la politique ultra accommodante au moins d’ici l’été en raison des conditions économiques toujours peu brillantes observées ces derniers temps», expliquaient les spécialistes de Rockwell Global Capital.

Les cycliques rebondissent

À Paris, le secteur financier a conduit la hausse. Société générale a ainsi grimpé de 6,12 %, Crédit agricole de 6,16 %, BNP Paribas a avancé de 5,33 % et Axa de 3,75 %.
Les groupes de services aux collectivités, délaissés ces derniers temps, avaient aussi le vent en poupe. EDF a gagné 3,74 %, GDF Suez a progressé de 3,37 % et Veolia Environnement s’est adjugé 4,13 %.
Les valeurs minières et les cycliques industrielles étaient également en grande forme après de bons chiffres venant de Chine et qui témoignent d’une demande intérieure toujours solide. Ainsi Eramet a gagné 2,77 %, Aperam 3,53 %, Saint Gobain 3,16 % et Lafarge de 2,68 %. Le groupe chimique Arkema a également profité du mouvement (+3,35 %), bien qu’il ait passé une charge exceptionnelle proche de 125 millions d’euros au premier trimestre, sur son exposition dans la société Kem One placée en redressement judiciaire. Au sein du CAC 40, seul Michelin (-0,41 %), affecté par une dégradation de la recommandation de Crédit Suisse, a terminé en baisse.

mardi 9 avril 2013

Timide hausse à la Bourse de Paris

Le CAC 40 a grignoté 0,11 %. Les investisseurs attendent la suite des résultats à Wall Street pour prendre position.
Sur le fil! Après avoir longuement hésité sur la direction à prendre, la Bourse de Paris a terminé la séance en petite hausse. Le CAC 40 a avancé de 0,11 %, à 3.670,72 points. La veille déjà il avait grappillé 0,09 % au terme d’une séance déjà particulièrement instable.
Ailleurs en Europe, l’indécision dominait également. Les indices ont terminé en ordre dispersé après avoir évolué en dents de scie toute la journée. À Londres, le Footsie a ainsi grimpé de 0,58 % tandis qu’à Francfort, le Dax a lâché 0,33 % à la clôture. Wall Street était sur la même tendance. En séance, le Dow Jones grignotait 0,03 % mais le Nasdaq reculait de 0,08 %
Les marchés européens avaient d’abord été encouragés par l’ouverture du bal des résultats trimestriels aux États-Unis. «La saison des résultats a plutôt bien commencé avec Alcoa»,estimaient les spécialistes de Barclays Bourse.

Attentisme

Le groupe a publié un bénéfice en nette hausse et meilleur que prévu. Mais la frilosité a rapidement repris le dessus. Les investisseurs restent particulièrement prudents. Ils attendent la suite de la saison des résultats à Wall Street pour prendre position. «Les marchés restent très tendus (…) dans les prochains jours ils auront les yeux rivés sur les résultats des entreprises américaines ils surveilleront non seulement leur capacité à maintenir leur profitabilité mais également les perspectives pour les mois à venir» ajoutaient les analystes de Barclays Bourse.
Or, désormais, ils devront patienter jusqu’à vendredi pour prendre connaissance des prochains résultats d’entreprises, avec les chiffres des banques JPMorgan et Wells Fargo.

Les banques en hausse

Le marché parisien a profité de la bonne tenue des valeurs bancaires, avec notamment BNP Paribas (+0,49 %) et Crédit Agricole (+1,65 %). Natixis, la banque de gros du groupe BPCE s’est adjugé 2,06 % à la clôture. Son directeur général, Laurent Mignon a déclaré aux Échos qu’il espérait avoir liquidé d’ici le milieu de l’année prochaine les actifs toxiques ou difficiles à vendre hérités de la crise, aujourd’hui cantonnés dans une structure de défaisance.
Les investisseurs empochaient en revanche leurs bénéfices sur les valeurs qui avaient soutenu le marché ces derniers temps, essentiellement de grands groupes particulièrement solides par gros temps comme L’Oréal (-1,94 %), LVMH (-1,48 %) ou Danone (-1,33 %).

vendredi 5 avril 2013

L’emploi US fait chuter le CAC 40 de 1,8% sur la semaine

(figaro.fr) Sur la semaine, l’indice CAC 40 a reculé de 1,8 %. Les indices ont chuté, vendredi, avec le Wall Street, déçu par des créations d’empois inférieures aux attentes.
 
La volatilité est de retour à la Bourse de Paris. L’indice CAC 40, totalement terrassé par l’annonce de très mauvais chiffres de créations d’emplois aux États-Unis, a terminé la séance de vendredi par une baisse de 1,68 % à 3663,48 points. L’économie américaine n’a créée que 88.000 emplois au cours du mois de mars, contre près de 200.000 attendus par les économistes.
Face à cette déception, les valeurs européennes n’avaient aucune chance de résister à une baisse de près de 1 % du Dow Jones, hier à la mi-séance, et de 1,2 % de l’indice Nasdaq Composite riche en valeurs technologiques. A Francfort, le Dax 30 a cédé près de 2 % et, à Londres, le FTSE a abandonné 1,41 %. Seule note positive, l’indice Nikkei 225 a progressé de 1,58 % d’hier matin, la clôture étant intervenue à Tokyo avant la publication des chiffres américains du chômage. La Bourse japonaise affiche une hausse de 23,4% depuis le 1er janvier, elle bénéficie toujours du changement de politique monétaire décidée par la Banque centrale du Japon qui privilégie la création de monnaies pour relancer l’économie.

Les cycliques sanctionnées

La semaine avait pourtant bien commencé, puisqu’après le long week pascal, l’indice CAC 40 s’était envolé, mardi, de 1,93 % porté par le rebond surprise des commandes de biens durables aux États-Unis en février. Les inquiétudes sur Chypre s’étaient estompées et la publication de chiffres décevants sur l’état de l’économie européenne n’était pas parvenue à entamer le moral des opérateurs.
Les chiffres du chômage américains sont venus casser l’ambiance en fin de semaine et fait plier Wall Street qui restent le marché directeur au niveau mondial. Les analystes de Natixis estiment que ces mauvaise chiffres «augurent d’un ajustement à la baisse du niveau d’activité aux États-Unis, avec l’arrivée de l’impact sur l’économie réelle de la compression budgétaire du début d’année». L’incapacité de l’indice large S & P 500 à s’affranchir de son précédent sommet en clôture de 1.565,15 points d’octobre 2007 préoccupe aussi les analystes techniques qui prédisent un reflux inévitable du marché si le dernier pic n’est pas rapidement dépassé.
Du côté des valeurs, cette fois-ci, ce ne sont pas les banques qui ont pris la tête des plus fortes baisses au sein du CAC 40. Les plus gros replis concernent des sociétés sensibles à l’évolution du cycle de la construction, comme Lafarge (-7,1 % sur la semaine) et Saint Gobain (-5,2 %). Michelin et STMicorelectronics ont également été attaqués. Mais ce sont surtout les belles valeurs de croissance qui sont le plus touchées par les prises de bénéfices intervenues en fin de semaine. EADS abandonne ainsi 3,6 % sur cinq séances, Essilor International (-4,7 %), Pernod Ricard (-2,9 %) et PPR (-3,53 %).
Les signes de ralentissement qui se font sentir de part et d’autre de l’Atlantique conduisent à une nouvelle détente du marché obligataire. Le taux des emprunts français à dix ans sont ainsi tombés cette semaine à un plus bas historique de 1,72 % en séance

jeudi 4 avril 2013

La BCE déçoit les marchés, le CAC recule encore

Le CAC 40 a terminé en baisse de 0,77 % à 3726,16 points. Le marché a été déçu par l’absence de mesure de relance de la BCE. Renault a grimpé de 2,97 %, soutenu par le recul de la devise nippone.
Valse-hésitation hier à la Bourse de Paris. Le CAC 40, qui avançait timidement dans la matinée, a changé son fusil d’épaule en milieu de journée. Il a finalement reculé de 0,77 %, à 3726,16 points. La veille, il avait déjà subi prises de bénéfices après avoir grimpé de près de 2 % mardi.
Ailleurs en Europe, les indices ont également terminé en baisse après avoir évolué en dents de scie pendant toute la journée. Londres a cédé 1,19 % et Francfort 0,73 %. Wall Street, était également sur ses gardes.

Mauvaises nouvelles

Deux déconvenues sont venues doucher le léger vent d’optimisme qui soufflait sur les marchés dans la matinée. Sans surprise la BCE a laissé son principal taux directeur inchangé à 0,75 %. En revanche, son président Mario Draghi a tenu un discours particulièrement prudent pour les prochain mois «s’inquiétant de la faiblesse persistante de l’économie». Mais, contrairement aux espoirs de certains, il n’a annoncé aucune nouvelle mesure de relance.
Autre mauvaise nouvelle en provenance des États-Unis cette fois: les inscriptions au chômage ont grimpé pour la troisième semaine de suite dans les derniers jours de mars, pour atteindre leur niveau le plus élevé depuis fin novembre. Une nouvelle dégradation du marché du travail de très mauvaise augure à la veille de la publication des chiffres mensuels de l’emploi, un rendez-vous toujours très attendu par les marchés.

Prises de bénéfices

A Paris, les valeurs bancaires très chahutées en séance, ont terminé en ordre dispersé. BNP Paribas a plié de 0,66 % et Société générale de 1,19 %. Mais Crédit agricole a grappillé 0,08 %. Les prises de bénéfices ont balayé pratiquement toute la cote avec es valeurs habituellement solides par gros temps comme L’Oréal (-2,51 %), PPR (-1,65 %) ou EADS (-2,69 %). Du coté des hausse à noter la belle performance de Renault qui s’est adjugé 2,97 %. Le constructeur au losange qui détient 43,4 % du japonais Nissan a profité de la baisse du yen suite à la refonte de la politique monétaire de la Banque du Japon (BoJ). La devise nippone lâchait près de 2,5 % hier face au dollar et environ 2 % contre l’euro.

mercredi 3 avril 2013

Le CAC 40 perd 1,32 % sur des prises de bénéfices

A trader is pictured at his desk in front of the DAX board at the Frankfurt stock exchange
 
Prudents avant la réunion de la BCE, les investisseurs ont empoché une part de leurs profits de la veille. Lisbonne a dévisé de 3,54% à la clôture. Au Portugal, le climat politique s’est nettement tendu.
La Bourse de Paris a repris son souffle. Après avoir grimpé de près de 2 % mardi, le CAC 40 a terminé en baisse de 1,32 % mercredi, à 3754,96 points. Les investisseurs ont joué la carte de la prudence à la veille d’une réunion de la Banque centrale européenne (BCE) qui s’annonce particulièrement tendue, après le sauvetage controversé de Chypre.
Ailleurs en Europe, les investisseurs choisissaient aussi de solder une partie de leurs positions gagnantes de la veille. À Londres, le Footsie a ainsi cédé 1,08 %, tandis que le Dax de Francfort a terminé sur une perte de 0,55 % et que l’Eurostoxx 50 a reculé de 1,53 %.
Wall Street faisait également une pause, refroidie par des chiffres mitigés en provenance de l’économie américaine. En séance, le Dow Jones reculait de 0,20 % et le Nasdaq de 0,29 %. L’activité a en effet ralenti dans les services aux États-Unis au mois de mars. Et, dans le même temps, selon l’enquête mensuelle de la société de services informatiques ADP, le rythme des embauches dans le secteur privé a diminué. Les entreprises privées américaines ont créé en mars 158.000 emplois de plus qu’elles n’en détruisaient. Le solde des embauches apparaît ainsi en baisse de 33 % par rapport au mois précédent et très inférieur aux attentes des analystes qui tablaient sur près de 200000 embauches.
Ce dernier chiffre est toujours observé à la loupe par le marché, car il préfigure bien souvent le très important rapport mensuel sur l’emploi, qui doit être publié vendredi.

Les banques en première ligne

A Paris, les banques qui avaient conduit la hausse du marché la veille, fléchissaient avec BNP Paribas (-2,23 %), Société Générale (-3,07 %) ou Crédit Agricole (-2,57 %).
Visiblement en panne d’inspiration, les investisseurs portaient une attention toute particulière aux recommandations des analystes. France Telecom a ainsi chuté de 4,42 % tandis que l’UBS est passé à la vente sur le titre. En revanche, Publicis s’est adjugé 1,47 % après une note favorable de Jefferies et Rexel 1,90 % alors que Goldman Sachs est passé à l’achat sur la valeur.

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