Les marchés ont poursuivi lundi leur dégringolade, Wall Street ouvrant en baisse dans le sillage des Bourses européennes, sur fond de tensions sur le marché obligataire, dans un mouvement de défiance généralisé causé par les craintes de contagion de la crise grecque.
Un ensemble de facteurs - interrogations sur la croissance économique mondiale, risque de récession en Chine, craintes sur l'Europe, inquiétudes sur les banques -, sont en train de se conjuguer pour créer une très forte défiance sur les marchés financiers.
Résultat: les bourses perdaient lundi entre 1 et 3%, dans les pays les plus fragiles (Italie, Espagne et Portugal); les taux des pays considérés comme fragiles (du fait de leur dette élevée) remontaient dangereusement à des niveaux qui mettent en danger leur capacité à rembourser leurs emprunts; l'euro, symbole de la zone euro, baissait nettement face au billet vert, à 1,4067 dollar vers 13H50 GMT, et les valeurs bancaires plongeaient de quelque 4%. La Bourse de New York a suivi le mouvement en s'orientant nettement à la baisse quelques minutes après l'ouverture, cédant près de 1%.
Si l'Italie n'arrive plus à se financer pour rembourser sa dette publique c'est une véritable catastrophe pour l'Europe, indique-t-on dans les salles de marché. La chancelière allemande Angela Merkel s'est d'ailleurs entretenue lundi au téléphone avec son homologue italien Silvio Berlusconi pour réclamer que Rome adopte rapidement son budget d'austérité.
L'Italie dont la dette, l'une des plus élevées du monde en valeur absolue, représente environ 120% du PIB, est victime depuis vendredi de tensions politiques et d'un début de scandale autour du ministre des Finances. La Bourse de Milan cédait d'ailleurs 3% en début d'après-midi après avoir déjà enregistré une forte chute vendredi.
(source:boursorama.com)
- Doura Diallo -
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