Le CAC 40 a terminé la séance en légère baisse ce lundi, à 3825,47 points. La taxe sur les dépôts bancaire que l’Union veut imposer à Chypre a fait plonger le secteur en Bourse.
Séance sous haute tension à la Bourse de Paris. Le CAC 40, qui avait débuté en chute libre ce lundi, a finalement reculé de 0,48 % à 3825,47 points. La décision des dirigeants de la zone euro et du FMI d’imposer une taxe sur l’ensemble des dépôts bancaires à Chypre comme condition du renflouement de l’île a littéralement douché les investisseurs.
Londres et Francfort ont également limité la casse avec des pertes respectives de 0,49 % et 0,40 %. Et à Wall Street, en séance, le Dow Jones reculait symboliquement de 0,07 % et le Nasdaq de 0,11 %.
En revanche les Bourses du sud de la zone euro ont accusé de plus nets reculs. Milan a terminé en baisse de 0,85 % et Madrid, de 1,29 %. Moscou a été particulièrement malmenée, avec une baisse de plus de 2,5 % à la clôture. Selon Moody’s, les dépôts de sociétés russes à Chypre, qui ont fait de ce pays leur principale base arrière, seraient d’environ 19 milliards de dollars, sur un total d’environ 70 milliards de dépôts.
Ailleurs, en dépit du discours tenu parles dirigeants européens qui ont insisté sur le caractère «exceptionnel» et «ponctuel» de la taxation des dépôts chypriotes, les investisseurs redoutent que d’autres pays fragilisés par la crise, comme la Grèce, voire l’Espagne ou l’Italie ne soient à leur tour la cible de telles ponctions. Pour les spécialiste du CM-CIC ce choix «lève un tabou aux conséquences considérables pour l’ensemble du système bancaire européen». UBS s’inquiète plus particulièrement des retombées à plus long terme sur la confiance des investisseurs et des épargnants dans les établissements de la zone euro.
Le report de l’adoption du plan d’abord prévu initialement pour dimanche à lundi puis à mardi a encore ajouté au trouble, jetant le doute sur la viabilité même du schéma imaginé ce week-end à Bruxelles. En attendant, d’intenses négociations se poursuivaient entre Chypre et ses bailleurs de fonds sur les contours de cette taxe.
La Banque centrale européenne (BCE), également membre de la troïka avec l’Union européenne et le FMI, s’est déclarée favorable à des amendements au plan d’aide à Chypre, pourvu que sa contribution au plan d’aide soit respectée. Le prélèvement sur les dépôts bancaires doit rapporter près de 6 milliards d’euros et permettre le déblocage d’une aide de 10 milliards d’euros.
L’effet a également été immédiat sur le marché des changes, l’euro a aussitôt plongé sous 1,30 dollar, tandis que les traditionnelles valeurs refuges, or et francs suisses en tête, reprenaient des couleurs.
Londres et Francfort ont également limité la casse avec des pertes respectives de 0,49 % et 0,40 %. Et à Wall Street, en séance, le Dow Jones reculait symboliquement de 0,07 % et le Nasdaq de 0,11 %.
En revanche les Bourses du sud de la zone euro ont accusé de plus nets reculs. Milan a terminé en baisse de 0,85 % et Madrid, de 1,29 %. Moscou a été particulièrement malmenée, avec une baisse de plus de 2,5 % à la clôture. Selon Moody’s, les dépôts de sociétés russes à Chypre, qui ont fait de ce pays leur principale base arrière, seraient d’environ 19 milliards de dollars, sur un total d’environ 70 milliards de dépôts.
Ailleurs, en dépit du discours tenu parles dirigeants européens qui ont insisté sur le caractère «exceptionnel» et «ponctuel» de la taxation des dépôts chypriotes, les investisseurs redoutent que d’autres pays fragilisés par la crise, comme la Grèce, voire l’Espagne ou l’Italie ne soient à leur tour la cible de telles ponctions. Pour les spécialiste du CM-CIC ce choix «lève un tabou aux conséquences considérables pour l’ensemble du système bancaire européen». UBS s’inquiète plus particulièrement des retombées à plus long terme sur la confiance des investisseurs et des épargnants dans les établissements de la zone euro.
Le report de l’adoption du plan d’abord prévu initialement pour dimanche à lundi puis à mardi a encore ajouté au trouble, jetant le doute sur la viabilité même du schéma imaginé ce week-end à Bruxelles. En attendant, d’intenses négociations se poursuivaient entre Chypre et ses bailleurs de fonds sur les contours de cette taxe.
Nicosie veut alléger la facture
Nicosie tentait d’alléger la facture pour les plus petits déposants, ceux détenant moins de 100 000 euros de sur leurs comptes en banque. Bruxelles a demandé ce week-end à Chypre d’instaurer une taxe de 6,75 % sur les dépôts bancaires en deçà de 100.000 euros et de 9,9 % au-delà de ce seuil, ainsi qu’une retenue à la source sur les intérêts de ces dépôts.La Banque centrale européenne (BCE), également membre de la troïka avec l’Union européenne et le FMI, s’est déclarée favorable à des amendements au plan d’aide à Chypre, pourvu que sa contribution au plan d’aide soit respectée. Le prélèvement sur les dépôts bancaires doit rapporter près de 6 milliards d’euros et permettre le déblocage d’une aide de 10 milliards d’euros.
L’effet a également été immédiat sur le marché des changes, l’euro a aussitôt plongé sous 1,30 dollar, tandis que les traditionnelles valeurs refuges, or et francs suisses en tête, reprenaient des couleurs.
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